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Pokémon France > Jeux vidéo > Pokémon Diamant et Perle > Test du jeu


Test complet de Pokémon Diamant et Perle

 
 
Introduction

Après plus de quatre longues années durant lesquelles les joueurs français se sont contentés des 386 Pokémon normaux, les jeux vidéo les plus attendus sont enfin sortis dans tous les magasins de jeux vidéo dignes de ce nom.
Au programme, donc 107 nouveaux Pokémon venant compléter la palette déjà assez large et amenant le nombre de bêtes présentes dans le bestiaire à 493, une centaine de nouvelles attaques aux effets variés et surprenants et un lot continu de nouveautés qui, au choix, vous raviront ou vous laisseront de marbre. Revue de détail.



Juste une histoire...



Les trois starters de cette génération, de gauche à droite : Tortipouss (Type Plante), Ouisticram (Type Feu) et Tiplouf (Type Eau).


Je déballe impitoyablement le jeu que j’enfourne dans le slot prévu à cet effet de ma Nintendo DS Lite ; j’allume la petite console et démarre aussitôt le jeu. Après le traditionnel écran d’accueil dont le chargement me laisse penser, et à regret, que démarrer un jeu Pokémon prend de plus en plus de temps au fur et à mesure que les jeux se suivent (comptez au moins 16 secondes contre 8 pour d’anciens jeux), le Professeur Sorbier accueille le pauvre joueur fanatique que je suis en m’apprenant, comme les Professeur Chen, Orme et Seko l’ont fait avant lui au fil des générations, que je suis un enfant, jeune, qui vais m’embarquer dans un monde fou, où les humains cohabitent avec d’étranges créatures appelées Pokémon.

Passé ce refrain tellement entendu qu’on pourrait le réciter par coeur, le jeu commence enfin par un flash télévision où vous apprenez que la communauté scientifique recherche un Pokémon extrêmement rare qui vivrait dans certaines étendues d’eau.

Après ce reportage, le héros que vous incarnez peut enfin sortir de sa chambre et quitter sa maison pour se balader. Soudain, votre meilleur ami vous accoste et vous propose d’aller faire un tour au lac situé à quelques pas de là en avançant que le Pokémon pourrait bien y vivre. Les choses se précipitent rapidement quand deux Pokémon vous attaquent ; par chance,l’assistante du Professeur Sorbier que vous avez croisé plus tôt, en partant, a oublié d’emporter une mystérieuse mallette contenant trois Pokémon (petit jeu : comptez le nombre de "Pokémon" dans la phrase...).

Votre ami en choisit un, vous faites de même, et après avoir méchamment dégommé votre premier Pokémon, vous vous apprêtez à le rendre au Professeur Sorbier qui vit dans une ville voisine. Mais celui-ci ne l’entend pas de cette oreille : il a eu vent de votre exploit et, après avoir observé que votre Pokémon est heureux avec vous, il va vous le confier en vous intimant d’arpenter par monts et par vaux la nouvelle région de Sinnoh, fortement inspirée de la réelle île d’Hokkaido au Japon, et dans laquelle vous vivez. Votre but sera de collecter un maximum de données sur les Pokémon que vous croiserez à l’aide d’une encyclopédie dernier cri, nommée le PokéDex et, pendant votre périple, d'attraper des Pokémon et les entraîner durement afin de vaincre des dresseurs coriaces comprenant notamment les Champions d’Arène et le Conseil des 4 afin d’accéder au titre suprême de Maître Pokémon.

Mais les choses se corseront encore avec l’arrivée d’une organisation criminelle, la Team Galaxie, dont les intentions se préciseront peu à peu au fil de l’aventure, sans oublier que votre meilleur ami se verra confier la même tâche !



Oh, des images !


Qu'est-ce que sexe cirque ?






Votre choix, sans être crucial, aura un impact sur la difficulté à finir le jeu.



Graphiquement, le jeu a subi un véritable traitement de choc, le mettant entre le marteau et l’enclume. D’un côté, les couleurs, très chatoyantes et aux tons variés, séduiront toutes les personnes pour leur simplicité ; de l’autre, plusieurs personnes y trouveront qu’au fil du temps, les jeux se dotent de couleurs de plus en plus enfantines allant parfois jusqu’à la mièvrerie pure et simple.

Quant à la gestion des maps, elle fait appel, à l’instar d’Animal Crossing Wild World, à un moteur de 3D précalculée permettant des animations audacieuses sans être réellement novatrices, passant de l’excellent (voir bouger les éoliennes à l’est de Floraville est tout simplement jouissif) au relativement médiocre (notamment au niveau de l’aspect des maisons au fur et à mesure que le héros avance), nous soufflant insidieusement à l’oreille qu’une 2D très bien fournie surpasse parfois bien facilement une 3D relativement moyenne.

Du côté des décors, rien de particulier à signaler si ce n’est qu’ils sont dans l’ensemble assez riches et fouillés, nous offrant un nouveau monde très agréable à arpenter. Quant aux phases de combat, elles sont travaillées et bien agréables à observer, mais sans plus.



Musique ou silence ?



Des intérieurs toujours plus grands...






... Et toujours plus beaux.



Pour ce qui est de la bande son, toujours le même constat au fil des épisodes : de plus en plus riche, de plus en plus travaillée, de plus en plus fluide, mais de moins en moins agréable à écouter. Où sont donc passées les musiques mythiques et monophoniques des premiers opus, quand le fait de démarrer un combat contre un Régis ou un Peter plongeait le joueur en transe ? Bien loin de nous, apparemment.

La bande son de ces opus n’est pas embêtante à écouter, bien au contraire ; mais elle est monotone et candide à souhait, nous montrant d’office que les développeurs ont plus que jamais pensé aux enfants et nous forçant impitoyablement à couper le son de la Nintendo DS pour pouvoir profiter du jeu vidéo de façon plus tranquille.



Quoi de neuf, docteur ?



Qui a dit que les jeux d’argent étaient une nuisance ?

Les innovations, en revanche, sont ici plus présentes que jamais et, sans bouleverser le concept fondamental des Pokémon, sont ici intéressantes. Pour compenser un scénario qui, décidément, restera toujours incroyablement plat, ces dernières se comptent par paquets et on en redemande ! De cette façon, le concept des concours Pokémon a été plus poussé (vous pouvez même habiller vos créatures, maintenant !), les évènements quotidiens, horaires et hebdomadaires (collecte de baies, apparition de troupeaux de Pokémon inédits, capture de Pokémon à l’aide d’un pot de miel) occuperont votre agenda, la Pokémontre (successeur du Pokématos et du Pokénav) tire parti des fonctionnalités de l’écran tactile en mettant à votre disposition pas mal d'applications collectionnables au fil de l’aventure (voir section dédiée dans le guide) et le retour des bases secrètes dans un environnement inédit en ravira plus d’un, puisqu’à présent, Sinnoh se dote de galeries souterraines, véritable monde parallèle dans lequel vous pourrez colleter des gemmes, jouer à des jeux amusants et rencontrer vos meilleures amis (!) en Wifi. Eh oui, la connexion au Câble Link est devenue obsolète, place à la nouveauté !

Pokémon Diamant et Perle tire sa force principale du réseau sans fil Nintendo Wifi Connection qui permet à chaque joueur de se connecter chez lui ou dans certains points publics pour peu qu’une connexion sans fil soit présente… Une innovation qui laisse entrevoir le potentiel gigantesque de l’application, en vous permettant de combattre ou d’échanger vos Pokémon avec des joueurs du monde entier, Japonais, Américains, Européens, Asiatiques, Africains ! autant de possibilités qui ont propulsé le nombre de connexion au GTS (Global Trade Station) jusqu’à lui faire franchir des hauteurs à proprement parler gargantuesques !

Ce qui est tout à l’honneur du soft, histoire de rattraper le manque béant d’exploitation de l’écran tactile, bien que le fait de choisir ses attaques et ses objets durant un combat à l’aide de son stylet soit un gain intéressant de confort. Dernier petit plus : la gestion du temps est réapparue, avec des phases de jour et de nuit (comme dans Pokémon Or et Argent !).



Diamants et Perles à tout prix ?



Ca, c'est la PokéMontre... un outil innovant et surtout bien pratique.

L'intérêt du soft, quant à lui, n’est pas trop mauvais. Nous allons commencer par le scénario, qui restera décidément le point négatif par excellence de ce jeu vidéo.

En effet, en plus de dix ans, on aurait pu penser que le concept allait quelque peu changer, eh bien non : vous êtes toujours un enfant qui quitte la maison maternelle après avoir reçu son premier Pokémon d’un éminent chercheur lui demandant de compléter son PokéDex, pour se lancer à l’aventure, collecter des Badges en battant des Champions d’Arène afin de vaincre le Conseil des 4, l’élite des dresseurs les plus puissants du monde, et de devenir enfin un Maître Pokémon, le tout en lattant sans pitié une équipe de malfaiteurs terroristes (Team Rocket, Team Magma, Team Aqua, et maintenant Team Galaxie !).

Un scénario trop prévisible, sans aucun rebondissement, nous faisant grandement douter de l’intérêt même d’acheter Pokémon si ce n’est pour bénéficier de l’élargissement du panel de Pokémon et d’objets, et qui nous fait encore une fois savoir que dans le monde impitoyable du jeu vidéo, on ne change pas une formule gagnante.

Mais comme pour compenser cette gigantesque arnaque digne des plus grands coups de pommeau de douche qui soient, et c’est à signaler, le métagame s’enrichit considérablement, que ce soit au niveau des objets, des Pokémon que des nouvelles attaques, conférant ainsi à la stratégie Pokémon un véritable vent frais qui la propulse vers de nouveaux horizons. On peut toutefois se demander, au vu des prises de positions adoptées par les joueurs émérites, si ces réformes du système de combat sont vraiment pertinentes... elles offrent une diversité plus importante mais au pris de postulats solidement pré-établis, comme la nomenclature des attaques : certaines techniques physiques deviennent spéciales et inversement...



Pokémon ? Trop facile !



L'exploration de l'écran tactile est plutôt confortable. Schön.




Un des derniers points à signaler, enfin, c’est que la difficulté est, comme on peut s’y attendre, de moins en moins au rendez-vous. Alors que le fait de finir le jeu vidéo, dans les premiers opus, sans être mis une fois hors-jeu suite au KO de tous vos Pokémon relevait de la gageure onirique, on ne peut que constater qu’au fil des ans, la notion de challenge s’estompe des jeux Pokémon jusqu’à sa disparition pure et simple.

Enlever toute difficulté à un jeu vidéo, est-ce souhaitable ? Non, mais comme je pense l’avoir déjà précisé, le fait de finir le jeu Pokémon n’est que le « début » du jeu, un début inintéressant qui prolonge deux quêtes bien plus jouissives : compléter le PokéDex et entraîner ses Pokémon pour devenir un Dresseur d’exception. Restons toutefois sur une note positive et signalons, dans cette optique, une durée de vie exemplaire qui, si elle est relativement courte pour terminer l’histoire en elle-même (entre 15 et 20 heures) et bien que supérieure par rapport aux autres opus (enfin un bon point sur les ancêtres… Et puis non, finalement, Pokémon Or/Argent faisaient deux fois mieux à la réflexion !), se verra incrémentée d’au moins 200 heures supplémentaires pour remplir votre PokéDex !

Quant à l’entraînement pour devenir un Dresseur exemplaire voire même pour attraper les espèces les plus rares de Pokémon (comme les Pokémon Brillants), je n’ose imaginer le temps fou que cela prendra, et vous souhaite par avance bonne chance et bon courage si vous décidez de vous lancer dans l'entreprise.



Conclusion du test



Plongez dans l'underground de Sinnoh.

Au final, Pokémon, c’est un jeu toujours calqué sur le même schéma : une fois que vous enlevez le scénario, vous obtenez un concept inépuisable qui forme un cocktail explosif si vous rajoutez les bonnes innovations.

Cependant, au fil de l’évolution du concept, on ne pourra que blâmer ou regretter une infantilisation poussive de la marque et une monotonie abrutissante dans le scénario ; heureusement que les quêtes annexes et les défis personnels sont là pour combler les trous, trous qui, une fois bouchés, nous laissent face à des jeux vidéo tout simplement excellents, agréables, longs à souhait et toujours plus attendus.

Amis Dresseurs, vous allez déguster !

Dossier réalisé par Shruikan



 
 

 

 


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