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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 2
Nom de l'œuvre : Au fil du temps... Nom du chapitre : Anne Solve
Écrit par Mattben2 Chapitre publié le : 3/1/2007 à 15:09
Œuvre lue 2772 fois Dernière édition le : 25/3/2009 à 20:29
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Nous sommes en l´an 1572, année rendue tristement célèbre par un événement sanglant et d´une barbarie totale, les massacres Saint Barthélemy. Avant d´arriver de telles atrocités, les catholiques et les protestants se sont affrontés dans des batailles et effectué des massacres tout aussi violents, mais pourtant moins marquants dans le temps. Mais qu´est ce que le temps, quand celui ci ne défile plus pour vous. Je ne comprends pas comment la religion peut rendre les gens aussi fous et mauvais. Leur Dieu n´est il pas censé être amour? Enfin... Étant autrefois une fervente croyante, j´ai priais pour le salut de leur âme.

Je m´appelle Anne Solve, fille de François Solve et de Clotilde Mardan. Mon père était un riche marchand et travaillait pour les plus grandes familles de notre belle citée de Paris. Sa situation nous permettait de vivre convenablement, de quoi subvenir à nos besoins et même plus, dans un logement à Saint Germain. Je venais d´atteindre mes 17 ans et mes parents envisageaient de me marier au fils d´une connaissance de mon père, un gros négociant, de 15 ans mon aîné. Bien entendu, je n´avais aucun droit de donner mon avis sur le sujet. Nous sommes protestants, ce qui n´est pas vu d´un très bon œil par une partie de la population, ces dernières années. Il y a dix ans, une partie de la famille de mon père fut tuée lors du massacre des protestants à Sens (Yonne). Depuis lors, nous faisions attention à chacun de nos propos, de peur de subir le même sort, le culte protestant étant interdit depuis l`an 1568, par un édit de Catherine de Médicis. Mon père disait que l´on était jamais trop prudent, les gens étaient tellement suspicieux depuis quelques temps. Nous devions donc, tous les jours, célébrer cachés, pour ne pas être dénoncés.

Tout se passait relativement bien, jusqu´à ce 22 août, où l´on apprit une terrible nouvelle: quelqu´un avait tenté d´assassiner l´Amiral Coligny. Cet acte déclencha chez moi une peur, encore plus grande que celle qui m´habitait depuis tant d´années. Savoir que cela s´était passé prêt de chez nous, me rendit encore plus prudente vis à vis de nos voisins. J´étais loin d´imaginer ce qui allait se produire deux jours plus tard...

Le 24 août, alors que le jour n´était pas encore levé, un cri tira tout le monde de son sommeil. S´ensuivit rapidement, des hurlements de peur, d´autres de rage, des bruits de verre brisé et de portes défoncés... Mon père nous ordonna de nous lever, tandis qu´il allait voir ce qui se passait dehors. Il alluma une bougie et nous dit d´en faire autant. Je l´entendis demander ce qu`il y avait, puis il se tut. Nous attendîmes avec ma mère, ne le voyant pas revenir, craignant le pire. Et nous avions raison... Un homme, une épée ensanglantée à la main, se présenta face à nous, l´air furieux. Ma mère poussa un cri étranglé, m´attrapa par la manche de mon vêtement de nuit et me tira vers la pièce du fond. Je ne comprenais pas ce qui se tramait. Elle referma la porte rapidement et se mit derrière pour la bloquer. L´homme frappait sur la porte pour la faire céder. Je vins aider ma mère, m´appuyant contre la porte qui n´allait pas tenir très longtemps... Les larmes aux yeux, elle m´ordonna de m´enfuir par la fenêtre, tant qu´elle pouvait encore bloquer la porte. Le regard embrumé par un mélange de peur et de colère, je n´arrivai pas à juger la situation présente et continuai à garder ma position. Voyant que je ne bougeai pas, elle me gifla et hurla que je devais lui obéir, ne serait ce qu`une dernière fois... A contre cœur, je m´exécutai et me retrouvai dans la rue, au milieu de cadavres, jonchant le sol. La vue de ces corps coupés et éventrés me fit vomir. Les cris de ma mère étaient de plus en plus forts. Je regardai alors par la fenêtre, au moment la lame fatale s´abattit sur ma mère. Horrifiée, les yeux pleins de larmes, je me mis à courir, évitant les corps, à la lumière de la lune. Un soldat armé me coursa pour tenter de m´arrêter. Alors qu´il allait me rattraper, un inconnu, surgit de nul part, vint me porter secours et frappa mon poursuivant. Voyant cela, je m´arrêtai de courir et observai l´individu. Il s´approcha de moi, me prit la main et me dit qu´il fallait sortir de la ville. Nous nous remîmes à courir et après quelques minutes, nous atteignîmes les bois environnant. Je m´assis sur une vieille souche, les yeux rouges, le cœur battant. La colère m´envahit progressivement. Je voulais leur mort, à tous... L´inconnu me regarda, l´air grave. Il s´agenouilla devant moi et me demanda si j´allais bien. Comment pouvait il me poser une telle question, dans un moment pareil? Mon regard remplit de haine croisa le sien, d´un sombre infini. Il me dit doucement qu´il avait le moyen qui me permettrait de venger la mort de mes parents dans un futur plus ou moins proche. Puis, il me demanda si je voulais bien de son aide et si je lui faisais confiance. Après un petit moment de réflexion, et suivant ma colère, j´acquiesçai. Il sourit et se pencha vers moi, prêt de mon visage. Dans le creux de l´oreille, il me murmura que ça allait faire un peu mal... De quoi pouvait il parler? Soudain, je sentis ses dents, bizarrement pointues, se planter dans mon cou. Je sursautai et j'agrippai d'une main son veston et de l´autre la souche sur laquelle je me trouvais. Je me sentis partir, petit à petit, comme vidée de mon sang. Puis, un goût bizarre dans ma bouche, comme du sang... son sang... A cet instant précis, je ressentis une immense faim, comme si jamais je n´avais mangé de ma vie. J´étais devenu l´une des leurs et le jour allait se lever... Nous dûmes aller nous cacher du soleil.

Je m´appelle Anne Solve... Au moment où j´écris ces quelques lignes, nous sommes en 1995.

(FIN temporaire... ou pas)
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