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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 25
Nom de l'œuvre : Cursed Princess Nom du chapitre : L'adieu au fils
Écrit par Izual Chapitre publié le : 30/3/2009 à 03:07
Œuvre lue 36550 fois Dernière édition le : 1/1/1970 à 01:00
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Jeudi 10 avril 2008, 09h18

Rein : Ou sommes-nous ?
Rachel : Dans l'antichambre menant à la salle du tràne. Elle se compose de trois salles, puis d'un long couloir qui mène à la salle en question.
Rein : Plutôt en ruine, l'antichambre.
Kain : Nous y sommes presque...
Richard : Pas de précipitation, Kain. Prudence est mère de sûreté.
Kain : Et si maman est blessée, ou pire ?
Richard : Kain... Rien qu'a penser à ce genre de choses, mon sang se glaçe, et si je n'entendais que moi, je fonçerais tête baissée. Mais faire ça, c'est risquer de tomber dans un piège qui nuirait toutes nos chances, ou pire. Je comprends ton inquiétude, mais...
Kain : Tu es sûr que tu la comprends vraiment ?
Richard : Bien plus que tu ne le crois. C'est l'élue de mon coeur, après tout, et rien que de penser à l'idée qu'elle aurait pu être blessée, j'ai des envies de meurtre.
Kain : ...Désolé. Je me suis emporté.
Richard : L'important est que tu en aies pris conscience.
Rein : ...Chut. Il y a quelqu'un...

Tous se turent immédiatement. Rein scruta les alentours, avant de ramasser une pierre provenant des débris alentour, puis de la lançer dans un endroit apparemment désert. La pierre fut broyée avant même d'atteindre sa cible, peu avant que ne se montre un jeune homme, simplement habillé d'une tunique apparemment pensée pour divers sports de combat, et portant sur son dos un étui contenant une épée.

??? : Zut, je suis repéré... Bon. Braves gens, que puis-je pour vous ?
Rein : Qui êtes-vous, pour vous camoufler aussi bien ?
??? : Diantre, j'en oublie mes manières. Soit, je me présente, Muramasa, membre des Big Four, à votre disposition.
Richard : ...Muramasa...
Muramasa : Oui, monsieur ?
Richard : Ou sont les otages ?
Muramasa : Sous-sol du château, dans les geàles. Tous enchaînés, qui plus est.
Richard : Bien... Rein ?
Rein : Oui ?
Richard : Peux-tu prendre Rachel avec toi et aller les délivrer ?
Rein : Hein ? Mais...
Richard : Fais vite, je te prie.
Rein : ...Bien. Rachel ?
Rachel : Monsieur Albrecht, ca va aller ?
Richard : Appelle-moi Richard. Et ne t'en fais pas, je veille sur ton bien-aimé. File.
Rachel : ...J'ai confiance en vous. A tout a l'heure.
Richard : Oui...

Rachel et Rein tentèrent de repartir par ou ils venaient, mais un éclair frappa le sol devant eux, les pétrifiant sur plaçe.

Muramasa : Oups... Désolé, j'ai glissé... Mais si j'étais vous, j'éviterais de fuir, vous voyez...
Rein : Pourquoi ?
Muramasa : Voyez-vous, j'ai la gâchette facile, et assez précise. Et je n'ai pas envie que les plans de Maître Excalibur soient gâchés. Alors vous allez gentiment rester ici, compris ?
Richard : Programme certes intéressant, mais refusé.
Muramasa : Oh oooh. Souhaitez-vous donc mourir ?
Richard : Avant de parler de tuer qui que ce soit, je vous propose un duel.
Muramasa : Eh bien, vous êtes plus noble que vous le laissez penser... Soit ! Je vous affronterai en duel, alors.

Richard avança de deux pas, tandis qu'une série d'éclairs s'abattit entre lui et Kain.

Kain : Papa...!
Richard : Ne t'en fais pas, Kain. Le temps d'en finir avec lui, et on continue.
Muramasa : Noble, mais présomptueux... En garde !
Richard : ...

A la grande surprise de Kain, Richard dégaina une arme ressemblant comme deux gouttes d'eau à l'Igelstung que lui avait offert Amélia.

Rachel : Un hybride !
Richard : Ah, alors c'est ca, le nom de ce type d'armes ?
Kain : Tu ne le savais pas ?
Richard : La personne qui me l'a offert ne m'a donné que son nom, l'Igelstung.
Rachel : ...Vous êtes déjà venu à Saidara, alors ?
Richard : En effet. J'ai servi sous les ordres de votre père un court moment. C'est d'ailleurs lui qui m'a offert personnellement cette arme.
Rachel : Ca ne m'étonne pas... l'Igelstung est la plus puissante des armes de ce type, et elles ne sont remises qu'a ceux qui ont commis un haut fait vis-a-vis de la famille royale, soit directement par celle-ci, soit par leur représentant ou leur représentante.
Kain : Je comprends pourquoi Amélia m'en a offert un...
Rein : Si Leo était là, il dirait sans hésiter qu'il est entouré de gens exceptionnels.
Kain : Et toi, tu dirais quoi ?
Rein : Plus ou moins la même chose.
Richard : Bon, on commence, M. Muramasa ?
Muramasa : Pas besoin de me vouvoyer, voyons. On commence...

Et les deux hommes s'affrontèrent, tandis qu'un léger brouillard commença a se lever dans la pièce.

Kain : Mais c'est...
Rein : Oui. J'ai reconnu aussi.
Kain : N'empêche, il est balèze. Je me demande comment j'ai pu lui porter un coup.
Rein : Tu es de sa famille. Son sang coule dans tes veines. C'est normal que tu soies capable de l'atteindre, avec ca.
Kain : C'est possible. Ou alors, il t'a fait une fleur.
Rachel : Je ne pense pas. A le voir, on sent qu'il n'est pas du genre à se laisser aller au combat, quelque soit son adversaire... Mais là...

Le brouillard prit subitement une telle densité que l'on n'y voyait plus rien.

Rein : Rachel, je vais créer une brèche, que tu vas utiliser pour fuir en sécurité. Je te suis directement après. Tu es prête ?
Rachel : Je le suis. Vas-y.
Rein : Earthy Clap !

Une série de colonnes de terre se forma soudainement autour du champ électrique qui bouchait le chemin par ou ils étaient venus. Rapidement, un chemin se créea, chemin par lequel s'engouffra Rachel, suivie de Rein. Quelques secondes après, la foudre s'abattit à nouveau, refermant le passage.

Muramasa : Ils sont partis, n'est-ce pas ?
Richard : En effet...

Le brouillard se dispersa d'un coup. Les deux adversaires se trouvaient chacun d'un côté de la pièce, chacun sans la moindre blessure.

Muramasa : Ta technique du brouillard est impressionnante...
Richard : N'est-ce pas ? Hélàs, je sens qu'elle ne marchera plus sur toi, je me trompe ?
Muramasa : Du tout. J'ai pigé le point faible de cette technique, et si jamais tu la réutilises, je la briserai immédiatement.
Richard : Très bien... Puisque c'est comme ca...

Richard prit une pose de combat.

Richard : Cela se jouera uniquement à l'arme blanche !
Muramasa : Attends... Tu crois vraiment que ton arme ridicule pourra vaincre mon arme légendaire ? Ridicule !
Richard : On va bien voir... Kain !
Kain : Oui ?
Richard : Regarde bien ce combat, et essaie d'en apprendre un maximum de choses. Cela te sera utile pour plus tard.
Kain : ...D'accord, mais pourquoi ?
Richard : Il y a un temps pour les questions, et ce n'est pas maintenant.
Muramasa : Bon, on continue ?
Richard : Avec plaisir.

Et Richard s'élanca au combat, enchaînant les assauts vers Muramasa, qui esquivait avec habileté les différentes attaques avant de tenter diverses ripostes. Et si les premières n'éffleuraient même pas son adversaire, les suivantes eurent vite fait de commencer à tracer des sillons sanglants dans la peau du père de Kain.

Richard : Tu apprends vite, dis-moi...
Muramasa : C'est pourquoi mon maître m'a confié la plus puissante des armes légendaires, après la sienne.
Richard : Tu as une haute estime de toi, dis donc.
Muramasa : C'est normal après tout, je suis supérieur à la majorité des êtres vivants ici !
Richard : Dommage pour toi, cette majorité ne nous inclut, ni mon fils, ni moi !
Muramasa : Regarde ta jambe gauche, tu verras si tu as raison ou pas.

Richard jeta un oeil à sa jambe, pour constater qu'elle avait été prise par un champ électrique, qui s'intensifia soudainement, faisant exploser la jambe en question.

Kain : Papa !
Richard : Calme-toi, fiston ! Ce... Ce n'est rien...
Muramasa : C'est vrai... Comparé à la suite, ce n'est encore rien...

Un nouveau champ électrique apparut, autour de l'autre jambe de Richard, qui connut le même sort que la première. Richard tomba a terre, saignant en abondance de ses deux jambes.

Muramasa : Et voilà mon brillant adversaire privé de toute liberté de mouvement. Que comptes-tu faire ?

Comme en réponse a sa question, un léger brouillard se leva à nouveau.

Muramasa : Oh, ta technique du brouillard ? Tu as raison, c'est tout ce qu'il te reste a faire. Mais je vais faire simple...

Quatre colonnes de foudre s'élevèrent, des quatre coins de la pièce.

Muramasa : Tu vois ces colonnes ? Elles vont grossir à chaque seconde qui passe, et quand elles auront couvert toute la pièce, tu finiras comme un poulet ràti, hahahahaha !
Richard : ...Peut-être...

La voix de Richard résonna a travers la pièce.

Richard : Néanmoins, tu oublies un détail... Qu'est-ce que le brouillard, sous forme liquide ?
Muramasa : De l'eau, pourqu... oi...?
Richard : C'est bien, tu as compris...

Tout le brouillard se plaqua soudainement sur Muramasa, avant de prendre forme liquide, l'arrosant copieusement. Immédiatement après, les quatre colonnes de foudre disparurent.

Muramasa : Très bien, je vois ce qu'il me reste a faire...

Muramasa créea deux nouveaux champs électriques, qui explosèrent au niveau des deux bras de Richard, avant de se diriger vers le corps inerte de son adversaire et de le saisir.

Muramasa : Alors, tu as voulu m'électrocuter, hein ? Eh bien, c'est toi qui vas subir le même sort !
Richard : ...Auras-tu le courage de le faire, mouillé comme tu es ?
Muramasa : Dans ton état, tu mourras bien avant moi !
Richard : Pas si sûr...

Kain regardait la scène avec horreur.

Kain : ...Espèce d'ordure... Attends un peu que je puisse sortir de là !
Muramasa : Du calme, mon garçon. Ton tour viendra après.
Richard : Que tu crois !

C'est alors que l'Igelstung de Richard, animé par le brouillard, transperça le corps de Muramasa. L'homme poussa un cri de douleur, tandis que l'électricité qui emprisonnait Kain s'estompait petit a petit.

Kain : Tu as réussi, papa !
Richard : Tant mieux...

Kain attendit que l'électricité fut totalement disparue pour rejoindre son père, avant de voir la triste vérité...

Kain : ...

...L'Igelstung avait non seulement perçé de part en part le corps de Muramasa, mais également empalé Richard. Kain se mit a verser quelques larmes.

Richard : Ne pleure pas, fiston. Tu dois rester fort.
Kain : Mais... Papa...
Richard : Je sais, il est temps que j'y aille... Mais je ne suis pas inquiet...
Kain : Pourquoi ?
Richard : J'ai laissé... Sur cette terre... Un fils dont... Je suis fier...
Kain : ...Papa !
Richard : Prends mon arme... Et perpétue... Ma volonté... Protège celle... Que tu aimes... Et finis-en... Avec cette histoire...

Richard sourit, fermant les yeux.

Richard : Je sais... Que tu peux... Le faire... Tu es... Mon... Fils...
Kain : ...Non ! Papa ! Réponds-moi ! Noooooooon !

Kain resta agenouillé, une dizaine de minutes, a pleurer la mort de son père. C'est alors que, a sa grande surprise, toutes les larmes qu'il a versé se réunirent, avant d'aller retirer l'Igelstung d'ou il était logé, puis de l'apporter sur les genoux de Kain.

Kain : ...Papa ?

La voix de Richard résonna dans la tête de Kain.

Richard : Oui, c'est bien moi. Mais je ne peux rester longtemps.
Kain : ...Pourquoi il a fallu que tu t'en ailles, alors qu'on allait enfin se retrouver ?
Richard : Peut-être était-il écrit que jamais nous ne pourrions nous réunir a nouveau.
Kain : ...C'est injuste.
Richard : La vie est injuste, Kain. Mais c'est à toi de tout faire pour que ta vie devienne aussi juste que possible. Et tu sais ce qu'il te reste a faire, si tu veux qu'elle le soit davantage.
Kain : Oui.

Kain prit l'Igelstung, puis se releva.

Richard : Va, mon fils. Et rends-moi fier, comme tu l'as toujours fait jusque là.
Kain : ...Merci... D'avoir été là quand j'en avais besoin...
Richard : De rien. C'est à ca que servent les parents, n'est-ce pas ?
Kain : Oui... Bon, j'y vais... Prends soin de toi, là-haut...
Richard : T'en fais pas pour moi... Allez, salut, fiston...
Kain : Adieu... Papa...

Les larmes, qui continuaient à flotter autour de l'Igelstung, retombèrent sur le sol. Kain resta silencieux quelques secondes, puis avança lentement, vers la salle du tràne.
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