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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 10
Nom de l'œuvre : Je vous rejoindrai quand il gèlera en Enfer! Nom du chapitre : Chapitre 10 : Et il nous prirent...
Écrit par Orube Chapitre publié le : 15/11/2011 à 09:28
Œuvre lue 22918 fois Dernière édition le : 15/11/2011 à 09:28
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Chapitre 10 : Et ils nous prirent la seule chose qui nous restait encore…







Les vacances de Noël étaient enfin là. Le dortoir de Gryffondor était silencieux. Neville regroupaient ses affaires rapidement, jetant tout en vrac dans sa valise. Depuis le fiasco de la dernière réunion, lui et Seamus ne s’adressaient plus la parole, sans quoi Neville savait que cela finirait par une dispute, et il ne voulait pas perdre son ami de cette façon. S’il voulait fuir, libre à lui, quand bien même l’envie brûlait le jeune homme de le traiter de lâche. Voire de déserteur.

Onze personnes. Onze seulement, prêtes à affronter les Mangemorts s’il le fallait. Dans ces conditions, elles devenaient simplement onze personnes prêtes au suicide. Neville n’était même pas sûr d’être capable de se défendre. Il avait beaucoup progressé grâce à Harry, bien sûr, mais il n’était pas encore devenu assez fort à son goût. Même un sorcier aussi bête qu’Amycus aurait raison de lui, rien que par la force brute. N’ayant ni la dextérité de Harry ni l’ingéniosité d’Hermione, il se sentait affreusement vulnérable.

Curieusement, tous ceux qui avaient quitté la salle étaient en septième année. Les plus jeunes étaient restés. Mais ils étaient justement ceux qui savaient le moins bien se battre, qui n’avaient même jamais participé aux réunions de l’AD lorsque c’étaient Harry qui la menait. Neville ne se sentait pas l’âme d’un professeur. Il pouvait essayer de leur apprendre quelques sorts à utiliser en cas d’urgence, mais il ne pourrait jamais faire aussi bien qu’Hermione.

Il releva la tête de sa valise et l’appuya contre son lit. Il fallait le faire. Même s’il n’en était pas vraiment capable, même si à trois ils n’égaleraient certainement pas le niveau de Harry, il fallait que Ginny, Luna et lui deviennent des professeurs pour les plus jeunes, au moins. S’ils ne pouvaient pas se battre à onze, l’important devenait alors de savoir se défendre seul. Il se raccrocha à cette idée de toutes ses forces, et évita consciencieusement le regard de Seamus jusqu’à l’heure du coucher.






Le lendemain, tous étaient à Pré-au-Lard pour prendre le Poudlard Express. Cette année-là, étrangement, les seuls élèves qui avaient décidé de passer Noël à Poudlard étaient à Serpentard. Neville avait entendu un élève de première année à Serdaigle se plaindre de devoir rester à l’école pendant les vacances, parce que ses parents partaient en voyage. Il était tellement désespéré d’être seul au milieu de tous ces visages antipathiques le soir de Noël que Michael Corner lui avait proposé de l’héberger. Ils se connaissaient à peine, mais le gamin avait accepté. Même des inconnus seraient forcément plus chaleureux que l’école.

Neville constata avec amertume que Seamus semblait avoir du mal à mouvoir sa valise. De la même façon, les jumelles Patil peinaient à traîner la leur. Il remarqua aussi que comme entre lui et Seamus, un froid semblait s’être installé entre Parvati et Lavande. Elles avaient toujours été très proches, depuis la première année, pourtant. Mais ce qui les opposait cette fois était trop important.

« Neville, tu montes ou pas ? s’impatienta Ginny.

-J’arrive », répondit-il.

Il s’arracha à la contemplation des élèves montant dans le train, se demandant s’il les reverrait jamais après en être descendu.

Luna ne semblait pas être aussi tourmentée que lui. Comme à son habitude, elle lisait ; aujourd’hui, il ne s’agissait pas d’un exemplaire du Chicaneur mais d’une lettre. Lorsque Neville entra dans le compartiment, elle lui annonça joyeusement :

« Mon père m’écrit qu’il a réussi à dénicher une corne de Ronflak Cornu ! Il dit qu’il voulait me l’offrir en cadeau pour Noël. Mais il n’a pas eu assez de patience pour me faire la surprise », remarqua-t-elle avec bonne humeur.

Ayant la vague impression qu’il avait déjà entendu parler de Ronflak Cornu sans parvenir pour autant à remettre une image sur ce mot, Neville estima qu’un sourire était une réponse satisfaisante aux yeux de Luna. Elle le lui retourna et replongea dans la lecture de sa lettre, n’en croyant probablement pas sa chance.

Ginny était assise face à eux, sa jambe allongée sur toute la longueur du siège. Les secousses du train au démarrage la firent grimacer, mais après cela parut être une position relativement confortable.

« Ils ne changeront pas d’avis, hein ? » fit-elle au bout d’un moment.

Ni Neville ni Luna ne lui répondirent, alors elle continua :

« Je les ai vus, sur le quai, avec leurs grosses valises et leurs longs regards en arrière. Qu’est-ce qu’ils fabriquaient ? Ils gravaient l’image de l’école dans leur tête ou quoi ? Ils n’ont qu’à revenir, elle sera toujours pareille. »

Elle s’accouda et eut une moue boudeuse. Si elle en parlait, on avait cependant l’impression que cet état de fait la touchait moins que Neville. Cela semblait, tout au plus, être une contrariété pour elle.

« Qu’est-ce qu’on fait ? On cherche d’autres membres ?

-Je ne crois pas qu’on pourra recruter qui que ce soit d’autre en septième année, Ginny.

-On est loin d’en avoir parlé à tout le monde. Et puis, il n’y a pas que les septième année, je te rappelle.

-On ne va pas impliquer des gamins là dedans !

-Pourquoi pas ? répliqua-t-elle. D’accord, les plus jeunes finiraient par nous vendre, même sans le faire exprès. C’est trop dangereux. Mais si des élèves responsables veulent nous rejoindre, on ne peut pas leur refuser, pas vrai ? Eux aussi, ils ont le droit de se défendre. »

Le silence retomba, et Ginny attribua le silence de Neville à son consentement.

« Le mieux, quand même, ce serait qu’ils abandonnent cette idée stupide de prendre la fuite… »

Elle soupira.

« S’ils veulent vraiment partir, dit Luna, il faut les laisser faire. Il vaut mieux qu’ils fuient maintenant que pendant la bataille, quand nous serons face aux Mangemorts…

-Qu’est-ce qui te fait dire qu’un jour on se battra vraiment contre les Mangemorts ? fit Ginny en fronçant les sourcils.

-L’intuition. Il faudra bien que ça arrive, si on veut que tout ça se termine. Tu ne crois pas, Neville ? »

Il soutint son regard mais ne lui répondit pas. En fait, il lui semblait que cette idée ne l’avait même jamais effleuré, mais maintenant que Luna le disait, cela paraissait évident. Les Mangemorts ne leur laisseraient jamais regagner leur liberté sans combattre, quand bien même Harry réussirait à tuer Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.

« De toute façon, ça ne me déplairait pas de pouvoir rendre la monnaie de leur pièce à quelques uns de ces abrutis, déclara Ginny.

-Si tout le monde s’en va, remarqua Neville, on ne sera plus que deux à Gryffondor en ce qui concerne les septième année. Lavande et moi. Ça promet d’être joyeux, en cours de Forces du Mal, avec les Serpentard. »

Le silence tomba sur leur compartiment. De toute façon, il n’y avait rien à ajouter. Si l’AD se vidait, le dernier espoir auquel ils se raccrochaient disparaissait.






Une violente secousse tira Neville de son sommeil. Il ne se souvenait même pas s’être assoupi.

« Qu’est-ce qui se passe ? bredouilla-t-il, puis il vit la pâleur des deux filles et s’éveilla complètement.

-Le train s’est arrêté, chuchota Ginny. On a vu des balais passer à travers la fenêtre… Je crois que ce sont des gens du Ministère. »

Neville tira sa baguette et ne quitta plus la porte des yeux.

Une poignée de secondes plus tard, il entendit retentirent plusieurs : « Elle n’est pas là ! », « Pas là non plus ! » et des portes claquer, dans une espèce de rythme effréné. Ils cherchaient quelqu’un. Des Mangemorts ou des employés du Ministère ? Quoique, ça ne faisait pas grande différence. A part peut-être leur capacité à se battre. Neville croisa les doigts pour que la seconde possibilité soit la bonne.

Les bruits se rapprochèrent, et Neville comme Luna se tenaient prêts, leurs baguettes pointée vers la porte, parés à se défendre en cas de besoin.

Un homme l’ouvrit à la volée. Le cœur de Neville rata un battement. L’homme soutint le regard de Luna une seconde, puis hurla :

« Je l’ai trouvée !

-Stupéfix ! »

Il s’écroula.

Neville savait qu’il devait réfléchir, trouver une solution dans les secondes qui suivaient. Mais la peur embrumait son cerveau, et il n’eut même pas le temps de fermer la porte avant que les renforts de celui qu’il reconnaissait être un Mangemort n’arrivent.

Luna parvint à stupéfixier l’un des opposants, et Ginny en pétrifia un second malgré son immobilité forcée. Neville allait tenter de désarmer l’un d’entre eux, mais il ne fut pas assez rapide et il sentit sa baguette lui échapper des mains. Dans un élan de désespoir, il se jeta sur celui qui l’avait désarmé et tenta de le plaquer au sol, mais l’homme se débarrassa de lui d’un geste de la main, et le sort envoya Neville à l’autre bout du couloir. Le temps qu’il revienne, une autre personne tenait Luna fermement entre ses bras, et celui qu’il avait essayé de neutraliser à mains nues l’attendait avec un sourire mauvais.

« Endoloris ! »

Neville s’effondra. Il ne voulait pas crier, mais la sensation que ses os fondaient, que sa tête était écrasée entre deux murs de pierre, que son corps tout entier brûlait fut trop forte. Cependant, quand le Mangemort leva le maléfice, Neville se redressa tant bien que mal, et fit à nouveau un pas vers lui, dans l’espoir illusoire qu’il pouvait encore sauver Luna. Il eut juste le temps de croiser son regard, si souvent innocent et calme, en cet instant paniqué et implorant.

« Stupéfix ! »

Tout devint noir.






C’était une sensation étrange. Il sentait, il savait qu’il se passait quelque chose de grave, qu’on l’appelait, qu’il fallait qu’il ouvre les yeux et qu’il se lève tout de suite. Mais il n’en avait pas envie. A dire vrai, cela lui faisait tellement peur qu’il aurait préféré ne jamais se réveiller.

Seamus secoua Neville un peu plus fort.

Pendant un moment, ce dernier pria pour se réveiller tranquillement dans son lit à baldaquins et se rendre compte que tout cela n’avait été qu’un cauchemar, un horrible cauchemar. Mais il était toujours allongé dans le couloir du Poudlard Express, et l’expression désemparée de Seamus était plus qu’il n’en fallait pour qu’il comprenne que tout avait été réel.

Neville sauta littéralement sur ses pieds.

« Ils sont partis ?! »

Il sentit la tête lui tourna et s’appuya contre un mur pour tenir bon. Il se rendit alors compte avec effroi que le train avait redémarré.

« Seamus …? supplia-t-il.

-Tu as été inconscient pendant une vingtaine de minutes, Neville, lui apprit-il en baissant la tête. On a tous essayé de les arrêter, mais ils ont réussi à s’enfuir. »

Ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas, il ne voulait pas le croire. Ce n’était pas possible. Ce ne devait en aucun cas être possible.

Il entendait des murmures autour de lui. Le nom de Luna, son prénom, son surnom. Il aurait tellement voulu pouvoir faire taire ceux qui l’appelaient par ce surnom stupide…

Il entendit alors une voix, plus forte que les autres, qu’il reconnut aussitôt pour l’avoir entendu trop souvent au détour des couloirs.

« On se demande ce qu’ils comptent faire de Lovegood, ricana Zabini. Mais qui sait, peut-être qu’ils commencent à arrêter les fous aussi ? Après tout je ne vois pas pourquoi ils vaudraient mieux que les Sang-de-Bour… »

La fin de sa phrase se perdit dans un cri, et Zabini porta la main à son front. Il les retira en sentant la brûlure et réalisa qu’ils étaient rouges de sang.

Neville se fichait d’agir comme les Carrow, à présent. Tout ce qui lui importait, c’était de faire taire cette ordure, à tout prix.

« Diffindo ! »

Il recommença, encore et encore, à une vitesse telle que Zabini ne parvenait pas à se défendre. Finalement, quelqu’un le désarma, sans qu’il puisse dire à quelle maison appartenait cette personne, et il fut contraint d’arrêter.

Malefoy vint aider Zabini à se relever, et dans un éclair de lucidité, Neville remarqua qu’il n’avait pas, contrairement à presque tous les autres Serpentards de septième année, l’insigne de la Brigade Inquisitoriale épinglé sur sa robe.

Millicent Bulstrode, elle, l’avait cependant. Et elle en profitait pleinement :

« Regardez-moi ça, s’exclama-t-elle d’un ton moqueur. Londubat se prend pour un super-héros, maintenant. Vivement qu’ils arrêtent aussi les Cracmols, ça nous débarrassera de détritus dans ton genre. En attendant, cent points de moins pour Gryffondor.

-On n’est pas à l’école, pauvre idiote, cracha-t-il.

-Tu as raison, convint-elle, son sourire un peu pincé à présent. De toute façon, Gryffondor est loin d’avoir assez de points pour que je puisse en enlever autant pour l’instant. J’attendrais. »

Neville s’apprêta à se jeter sur elle comme il l’avait fait avec le Mangemort, mais Seamus l’attrapa par les bras et l’entraîna de force à l’intérieur du compartiment où Ginny se trouvait toujours. La porte se referma et les voix se turent, mais le silence semblait encore moins supportable à Neville.

Il leva les yeux vers Ginny. Son regard était mort. Elle ne parut même pas le voir. Il se tourna vers Seamus, qui se tenait contre la porte pour l’empêcher de sortir et regardait fixement ses pieds, les lèvres serrées.

Neville ouvrit la bouche pour dire quelque chose qui effacerait ce silence atroce, mais il fut surpris par un spasme, un sanglot qui lui coupa le souffle. Il enfouit sa tête entre ses genoux et laissa les larmes couler.






Augusta l’attendait. Elle était droite, fière et froide, et comme elle se tenait à l’endroit exact où elle l’avait laissé le premier Septembre, Neville eut l’impression qu’elle n’avait pas bougé depuis ce jour-là.

De la même façon qu’à son départ, elle toisa son petit-fils en silence. Neville devina qu’elle faisait l’inventaire des bleus et des cicatrices qu’il portait sur le corps. Il n’avait pas eu l’occasion de voir de quoi il avait l’air après ce qui s’était passé dans le train, mais il se doutait que ce ne devait pas être merveilleux. Néanmoins, elle ne jugea pas nécessaire de le lui faire remarquer et déclara simplement, comme en guise de bonjour :

« Tu as minci. »






Il avait l’impression que quelqu’un d’autre s’était emparé de son corps pour lui faire accomplir les tâches indispensables : marcher, pousser des portes, tirer sa valise, la vider. Seule sa mâchoire restait crispée. Il le savait, s’il ne faisait ne serait-ce qu’un effort infiniment minuscule pour ouvrir la bouche, ce seraient à nouveau des sanglots qui en sortiraient.

Lorsque sa grand-mère l’appela pour dîner, ses pas le guidèrent aussitôt vers la cuisine, mais il sentait qu’il ne pourrait rien avaler. Est-ce qu’elle le savait aussi ? Elle lui demanda s’il voulait manger, même si d’habitude elle lui servait sans aucune question un plat copieux cuisiné par ses soins. Quand il remua la tête de gauche à droite, elle prit simplement une tasse et y versa du thé. Neville ne se sentait même pas assez fort pour le boire, et contempla simplement le liquide brun-doré pendant que sa grand-mère mangeait. Lorsqu’elle eut fini, elle fixa son regard sur lui, et murmura :

« Tu as dit que tu me raconterais tout une fois à la maison. »

Neville ouvrit la bouche. Si sa voix lui paraissait étrangère, il parvint à assembler les sons en mots, et il raconta.

Il parla des Carrow.

Il parla des absents.

Il parla de l’Armée de Dumbledore.

Il parla de Luna.

Il parla de Ginny.

Il parla de ses amis qui voulaient fuir.

La seule chose dont il ne parla pas, ce fut d’Hannah.






Cher Neville,



J’espère que tu vas mieux. Bon, d’accord, c’est idiot, ça ne va pas mieux, c’est évident. Je suis désolée, tu sais… J’aurais voulu pouvoir faire quelque chose. Tu as été incroyable. Si tout le monde s’était battu comme toi, je suis sûre qu’on aurait réussi à les retenir. On n’était pas prêts. On a été nuls. Je te promets Neville, que la prochaine fois, s’il y en a une, je serais prête. Comme tu l’étais. Plus jamais ça.

C’est peut-être une question stupide, mais est-ce que les vacances loin de Poudlard te soulagent, toi ? Je pensais qu’elles me feraient du bien, mais en fait, c’est pire. Tant que j’étais à Poudlard, je pouvais voir les vacances, la « libération » se rapprocher de jour en jour. Maintenant, c’est l’école et la « prison » qui sont de plus en plus proches d’heure en heure.

Malgré tout, je te souhaite un joyeux Noël. Ce doit être merveilleux de pouvoir le fêter en famille. Au moins, pendant une soirée, tout sera presque normal, pour toi. Tu as de la chance.



Amicalement,



Hannah







Chère Hannah,



Presque normal ? Laisse-moi rire. D’habitude, j’ai vraiment l’impression que toute la famille est réunie chez ma grand-mère pour fêter ça. Cette année, nous ne sommes que tous les deux. Personne n’a voulu se déplacer. Ça ne ressemble même pas à Noël. Je préfèrerai qu’il n’y en ait pas eu du tout, ça nous aurait épargné cette soirée morose à essayer de faire comme si de rien n’était.

J’espère que de ton côté, les choses vont aussi bien que possible.



A bientôt,



Neville







Cher Neville,



Je ne comprends pas. Tu n’as pas fêté Noël avec tes parents ? Où étaient-ils ? Tu es en vacances chez ta grand-mère ?

J’ai passé Noël avec mon oncle et ma tante. Comme mes cousins sont petits, ça a été… A peu près. Disons que j’ai tenu tout le temps où ils étaient avec moi. Mais dès qu’ils sont partis se coucher… Ça m’est retombée dessus, encore plus fort que d’habitude. « Ce n’est pas avec eux que tu devrais être, ce n’est pas normal, ce n’est pas juste… ». Je voudrais être forte, et être capable d’aller au-delà de tout ça. Mais je n’y arrive pas. Dès que je pense à ma mère où à mon père, je pleure.

Je croise les doigts pour que ton réveillon du Nouvel An soit meilleur que celui de Noël.



Dans l’attente de ta réponse,



Hannah







Chère Hannah,



Toi aussi, passe un bon réveillon.

De toute façon, Noël n’aurait jamais pu être satisfaisant à moins que quelqu’un n’arrive à nous offrir le meurtre de Tu-Sais-Qui et de tous ces imbéciles qui se croient supérieurs parce qu’ils ont le sang pur.

Mes parents ne sont pas là. Ils sont à Sainte-Mangouste. Ils y sont depuis que j’ai un an. Je préfèrerais t’en parler une fois à l’école, si tu veux bien…



Neville





Neville hésita en écrivant la dernière lettre. Il hésita en la refermant. Il hésita en la donnant au hibou de sa grand-mère. Mais finalement, il l’envoya. Hannah lui avait révélé son plus grand secret. Ce n’était qu’un juste retour des choses qu’il lui révèle le sien.





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