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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 2
Nom de l'œuvre : La peluche éclair Tome 1 [concours] Nom du chapitre : Le piège
Écrit par zucchina Chapitre publié le : 29/7/2012 à 15:47
Œuvre lue 7393 fois Dernière édition le : 31/7/2012 à 15:41
La forêt dort. Tout est paisible et rien ne semble pouvoir troubler ce silence parfait. Mais soudain, un cri de pokémon déchire la nuit qui prenait fin. Des Etourmis s'envolent. Des Mystherbes détalent. Puis, de nouveau le silence.
«Pachi?»
Mais qu'est-ce que c'est que ça? D'où venait donc cet hurlement? Quel cri effroyable.
***
«Mouhahaha... Quelle belle prise! On ne pouvait pas trouver mieux. Allez, embarquons-le. Et si il se débat, n'hésite pas à le piquer. Il nous laissera tranquille pour un bout de temps.»
«D'accord. Eh, on recommence ce soir?»
«Bien sur. Après tout, c'est notre travail...»
***
Après ce petit moment à rêvasser et à m'interroger sur la provenance de ce cri, je monte tout en haut de mon arbre et regarde les alentours. Le soleil se lève doucement et laisse paraître ses premiers rayons qui teignent le ciel de rose orangé. Je me tourne à l'opposé. La nuit laisse place au jour et le ciel de ce côté est encore bleu marine. Autour de moi, la forêt s'étend sur plusieurs kilomètres. Je n'ai jamais essayé d'en sortir. La nuit, il est très difficile de se repérer. Et le faire en plein jour, c'est du suicide pour moi. Mais un jour, je le ferai. Je m'en irai d'ici.
Je redescend de mon piédestal. J'aime regarder le ciel lorsque le soleil se lève et se couche. Je me redresse sur mes pattes arrières et écoute le bruit du vent. Mais ce n'est pas le vent qui me parvient aux oreilles. C'est une conversation qui se passe juste en dessous de moi.
Je me rabaisse aussi sec et me plaque au sol. Je tends l'oreille et écoute ce qu'il se dit:
«...le pauvre. Il était si gentil.»
«Moi je dis que justice est faite. Il me piquait mes baies sans arrêt.»
«Oh arrête. C'était juste un jeune chenapan. Il ne méritait pas ça. Personne ne le mérite...»
«Et ça s'est passé quand exactement?»
«Ce matin... Mais allons autre part, ici, les champignons ont des oreilles.»
Je ne suis pas un champignon mais j'ai des oreilles oui et je suis assez intelligente pour savoir qu'on parlait d'un pokémon qui ce serait fait piéger cette nuit. Mais quel châtiment lui a-t-on réservé? La question reste entière. Et par qui? Une petite idée germa dans mon esprit. J'ai pensé à cette conversation tout le reste de la matinée, allongée sur une branche, les yeux dans le vague.
Maintenant, j'ai faim. Tous les pokémons de la forêt sont en train de se faire un festin chacun de leur côté. Plus personne ne traîne à cette heure-là. Je passe la tête sous le feuillage de l'arbre. Personne. Je me risque à descendre.
La lumière m'aveugle un petit instant. Il faut dire que dans l'arbre, la lumière filtre seulement un peu. Je m'agrippe à l'écorce et descends progressivement mon arbre de 6 mètres. Le soleil reflète ma couleur rose et blanche sur le sol. Beurk, quelle couleur immonde.
Arrivée au sol, je fais le tour de mon arbre quelques fois pour me dégourdir les pattes. Je prends un peu de vitesse pour entretenir aussi ma rapidité. Un peu d'exercice fait toujours le plus grand bien. Je m'arrête de courir. Je découvre le trou au pied de l'arbre du buisson qui le cache et contemple les baies qui y sont cachées. En fait, je les fait passer par une ouverture en haut du tronc, elles tombent dans l'arbre creux et atterrissent en bas. C'est comme ça que je les accumule.
Une baie oran, une baie mepo et une baie sitrus. Il va falloir faire les courses cette nuit. J'en mets 2 dans ma queue et une autre dans ma patte. Je commence l'ascension. Grimper un arbre avec trois pattes, c'est pas si simple. J'arrive au bout. Ouf. Je mange tranquillement et l'après-midi passa toujours en rêvassant.
La nuit tombe. Pas trop tôt. Je sors discrètement. Tout le monde dort, parfait. Il fait tellement noir que je ne vois même pas où je marche. Je distingue seulement l'ombre des arbres et ma propre ombre.
Je me dirige à pas de loup vers les arbres à baies. J'arrive près de l'un d'eux quand tout à coup, le sol se dérobe.
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