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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 5
Nom de l'œuvre : Nouvelles Histoires du Mordz Nom du chapitre : [Episode 4] : Purple Rain - Part 3
Écrit par zucchina Chapitre publié le : 4/3/2013 à 23:21
Œuvre lue 13520 fois Dernière édition le : 4/3/2013 à 23:21
Elvish avait du mal à ouvrir les yeux. Sa vision était très trouble, et des dizaines de couleurs sombres semblaient défiler à un rythme effréné devant ses orbites: il était sonné. Pourtant, il se releva, et tenta de reprendre une pause assurée. La droite de Hell l'avait surprise. Il était toujours aussi puissant, ce cochon. L'estomac de la patate devait probablement danser la lambada pour lui donner envie de rendre son déjeuner à ce point.
Tout s'était déroulé très vite. L'alarme d'Illyria s'était déclenchée, et une vive dispute s'en était suivie. Les propos de la Gardienne résonnaient encore dans sa tête... "Alors c'est ça? Tu as décidé de tous nous tuer? Juste lui à la limite j'aurais pu comprendre, mais pourquoi un autre? C'est qui le prochain sur la liste? Bouh? Moi?". Il n'en avait supporté davantage et l'avait insultée. La réaction de Hell avait été assez... vive. Alors que le monde semblait à nouveau se stabiliser autour de lui, Elvish approcha de son agresseur, le saisit par le col et le projeta contre une armoire, qui vola en éclat. "Je n'ai rien fait!" hurla-t-il. Il était furieux. Pourquoi aurait-il tué un Gardien autre que sa cible? Il n'était pas fou à ce point... Déjà Hell s'était relevé et lui faisait face. "Crétin" lui envoya l'autre. "Tu as insulté ma femme, tu vas crever, c'est tout". Ils se toisèrent encore un instant, en chiens de faïence, puis, comme d'un commun accord, se jetèrent l'un sur l'autre. Autrefois, les deux étaient de force égale. Aujourd'hui, c'était différent. Elvish parait les coups, en prenait d'autres, frappait, mais fut vite débordé. Aussi, lorsque le biker lui envoya son genou en pleine poitrine, il ne put rien faire d'autre qu'encaisser, laisser à son adversaire le champ libre pour lui faire voler la mâchoire en éclat, et le faire reculer hors de la chambre par la même occasion. La patate au chapeau s'effondra contre le mur. Tel un diable de sa boîte, Hell sortit, prêt à frapper à nouveau, lorsqu'un "arrête!" déchira le bourdonnement des oreilles de notre héros. L'autre se coupa dans son élan, l'air intrigué.
C'est Illyria qui avait parlé. Elle avait l'air plutôt en colère, mais Elvish ne savait pas vraiment pourquoi. A cause de lui, de l'autre, ou bien des deux?
"Vous êtes toujours aussi bornés tous les deux... - fit-elle, désabusée.
- Je ne suis pas borné », je veux juste lui apprendre à te respecter! - lança Hell.
- Je ne t'ai rien demandé. - trancha la Gardienne - Elvish. C'est toi qui as tué cette personne?
- ... Je ne sais même pas qui je suis censé avoir dessoudé..."
Un ange passa. Puis la seule femme du groupe reprit la parole. "Effectivement, moi non plus... Je vais le rappeler..." Elle se saisit de son appareil, attendit, puis parla dans l'étrange petite boîte. "Mat', au fait, quelle est l'identité de la victime?" Il y eut un silence, suivi de quelques grésillements. Puis une voix se fit attendre. Une nouvelle fois, Elvish grinça des dents. C'était lui, l'ennemi. "Désolé, petit oubli. Il s'agit de Klarth. Dépêche toi, on t'attend."
"Je te crois, Elvish... - murmura Illyria.
- Ouais, moi aussi, - enchaîna Hell - t'es bien trop mauvais pour te faire Klarth!
- Heeeeein? Et moi pied dans ton cul, tu veux voir s’il est mauvais?
- Quoi? Tu me cherches?
- Ca suffit tous les deux!"
C'est DarkSun qui avait parlé. Elvish était sûr qu'il était en train de pâlir. "Vous êtes dans un hôpital, ici, bande d'abrutis! Combien de fois faudra-t-il que je vous le répète? Je devrais peut-être profiter de votre séjour ici pour vous enlever un organe ou deux, ça vous ferait peut-être réfléchir..." Elle avait dit cela avec un sourire mauvais qui eut pour effet de les réduire tous deux au silence. "Bien", continua-t-elle, satisfaite, "Toi!", lança-t-elle en pointant Hell du doigt, "Tu retournes dans ton lit et tu n'en bouges plus. On n'a pas idée de se battre quand on est convalescent..." Elle se tourna vers la patate au chapeau. "Quant à toi... Tu files au dispensaire te faire soigner, et que ça saute!" Il courut dans cette direction, sans se poser de questions. Elle était vraiment terrifiante. Pourquoi était-il le seul à penser ça?

Illyria raccompagna Hell jusqu'à son lit, puis courut hors de la clinique. Elle enfourcha sa vieille moto, souvenir de l'époque où elle traînait avec les bikers, et se préparait à démarrer, lorsqu'un visage familier attira son regard. Non... C'était impossible... Cette personne était morte, et depuis longtemps. Elle l'avait vu de ses yeux vus. L'autre soutint son regard un instant, puis le détourna, avant de se volatiliser. Le surmenage sans doute. Elle comptait bien demander un congé à son supérieur, et sans tarder. En attendant, elle avait du pain sur la planche, et démarra.
Typhlou Boulevard n'était pas bien loin. Cette grande rue longeait le quartier Ouest, à l'opposé du centre-ville. Il s'agissait là de l'une des zones les plus prisées de Might City. Les superbes maisons blanches s'y succédaient, toutes plus richement décorées les unes que les autres. De ce boulevard partaient une multitude de petites ruelles, la plupart du temps des impasses menant à de riches propriétés. C'était dans l'une d'elle que se rendait la Gardienne. L'idée que quelqu'un ai pu commettre un crime ici était difficilement plausible. Ce décor d'or, de pavés astiqués et de marbre était loin d'être celui que l'on imaginait pour un bain de sang. D'autant plus qu'ici, le taux de criminalité était exceptionnellement bas. La rumeur prétendait que la raison à cela était que les gens d'ici préféraient régler leurs petits problèmes entre eux et dans la discrétion... Arrivée à destination, elle mit pied à terre, et observa un petit instant la "ruelle" sur sa droite.
Ils étaient tous là, ou presque. Digi, leur supérieur officiel, la mine paniquée, en train de faire les cent pas dans son costume ringard. Surnommé "SuperDigi" par le peuple, il s'était illustré par le passé en volant au secours de la veuve et de l'orphelin dans cette tenue passée de mode qu'il arborait encore. Elle était pourtant déjà has been à l'époque. Aujourd'hui, il passait sa vie dans un bureau à remplir de la paperasse. Bouh, dit l"Agent Double Zéro", se tenait adossé au mur, morose, presque transparent, comme à son habitude lorsqu'il n'avait pas le moral. Et enfin Matteo, le fameux "Cannibale Mat'". Il tenait ce surnom de l'époque où il avait fait l'objet d'une enquête selon laquelle il séquestrait les condamnés pour les manger plutôt que de les envoyer dans le désert à coups de ban-gun. L'enquête n'avait pas abouti, mais il demeurait vrai que Matteo ne se servait que très rarement de son ban-gun, préférant sa bonne vieille masse en acier. Et Klarth, bien sûr, le corps sans vie. Seul manquait Patouzarre, mais il se faisait rare ces derniers temps. Elle soupira et les rejoignit.

Un coup de poing dans le mur, et celui-ci vola en éclat. C16 enrageait. Il s'était fait repérer comme un débutant. Par une Gardienne en plus. Il espérait qu'elle ne l'avait pas reconnu. Si elle partait chercher des renforts, sa mission s'avérerait compliquée... Il s'assit, et tenta de se calmer. Il faudrait faire vite. Il n'avait plus le droit à l'erreur. Il serra son arme bien fort contre sa poitrine. Bien sûr, il aurait pu faire comme la plupart des tueurs de nos jours, prendre une arme à longue portée et abattre l'autre à distance. Mais ce genre de procédé le répugnait. Il était de la vieille école, un virtuose de la dague empoisonnée. Le jeu allait bientôt commencer. Il en était certain. Il devait y aller. Ça serait facile. Une éraflure, et c'est la mort au bout de sept pas. Le temps que le mouvement fasse circuler le poison jusqu'au cerveau. Une entaille plus profonde, et quelques secondes suffisent. Directement dans le cœur ou entre les deux yeux pour une mort foudroyante. Il n'existait aucun antidote. Cette préparation était l'une de ses plus grandes réussites, un vrai travail d'artiste. Et l'heure était venue de faire goûter à cet imbécile d'Elvish la vraie beauté, l'art dans toute sa splendeur.
Il s'avança dans la rue, tout guilleret, dague à la main, habilement dissimulée dans sa manche. Elvish, puis Eagle. Il allait tuer. Elvish, puis Eagle. Cela le mettait en joie. Elvish, puis Eagle. Il entra dans la clinique, sûr de lui. Il y avait du monde. Et il aperçut la cible. Son cœur bondit. Il sorti la lame, prêt à plonger, pour ensuite disparaître dans un tourbillon de fumée comme à son habitude. Mais au moment où il se préparait à attaquer, il se rendit compte qu'une jeune fille l'observait. Elle cria. Pestant contre le mauvais sort, il s'éclipsa, pour réapparaître sur un toit du voisinage. Il faudrait jouer plus en finesse.

Galopa n'avait pu retenir un petit cri de stupeur. Elle sortait tout juste du "service des os cassés", comme le surnommaient les infirmières. DarkSun lui avait rafistolé le poignet en moins de deux. C'était vraiment un excellent médecin. Puis elle était tombée face à ce garçon, cet abruti d'Elvish. Elle avait tout fait pour éviter de croiser son regard, et était tombée sur ce mystérieux individu, qui se rapprochait dangereusement de l'autre. Il avait disparu. Mais pour combien de temps?
Instinctivement, elle savait qu'elle devait faire quelque chose. Elle courut dehors et héla un taxi. "Secteur 44, quartier Sud s'il vous plaît. Et sans respecter les limitations', ajouta-t-elle en tendant au chauffeur un billet de 100 lordz. Le taxi démarra sur les chapeaux de roue. Elle ne savait pas pourquoi elle faisait ça. C'était idiot. Cet Elvish était idiot, dangereux et méchant! Et cet accoutrement ridicule... Qui de nos jours portait encore des chapeaux aussi larges? Autant mettre un sombrero... Et des cheveux décollés, n'importe quoi. Surtout cette mèche verte. Stupide. Mais elle devait faire quelque chose. Comme toujours. Elle devait être un peu trop poire. Le taxi freina violemment.
"Voilà mam'zelle, on est arrivés. Ça fait 1450 lordz, plus 3000 de frais supplémentaires, j'ai bugné un mexicain, faudra payer les frais d'hôpital, l'amende, tout ça..." Sans écouter, elle paya la somme demandée, et sortir en trombe, ouvrant la porte à la volée.
"Les garçons! Vous voulez que l'autre crétin vous prenne comme apprentis? J'ai une occasion pour vous!
- Vraiment? - fit Batso, l'air émerveillé.
- Moi j'veux pas! - répliqua Hénios.
- On s'en fout... - répondit Loulou.
- Je vous demande pas votre avis, tas de loques! Maniez-vous, il a besoin d'aide!
- On voudrait bien, mais on peut pas bouger...
- Moi je peux. - dit Loulou.
- Boucle là, ahuri!" - lui lança la patate aux cheveux bleus.
Trop tard, Galopa emportait déjà le "chewing-gum" par le bras.

"Bien, Gardiens. Merci d'avoir fait vite. Je n'ai pas le temps de m'en occuper. Etouffez l'affaire et arrêtez le coupable. Je compte sur vous. Je délègue mes pouvoirs au Gardien Matteo, considérez qu'il s'agit de votre supérieur dès maintenant." Digi avait prononcé ces mots, puis s'en était allé, laissant les trois gardiens restants à leur triste sort. C'est Matteo qui prit la parole en premier.
"Bien. Voilà ce que nous allons faire. Moi, je m'occupe du corps. Bouh, tu as vu le meurtrier, tu t'occupes de ce côté-là de l'enquête. Trouve-le et expédie-le fissa au pays des bannis. Tu as le droit de tirer à vue. Compris?
- Ouaip.
- Illy, tu restes en retrait. Aide Bouh à retrouver le suspect et passe à autre chose. C'est bien clair?
- Oui...
- Vous pouvez disposer."
Bous disparut, et Illyria fit mine de s'éloigner lorsque la voix de Matteo retentit. "Un instant. Tu devrai surveiller tes fréquentations, ma belle." Le sang de l'intéressée se glaça. Il savait qu'elle venait de voir Elvish....
"Je te conseille de laisser ce motard repris de justice loin de toi. Ça pourrait avoir des conséquences fâcheuses, tu vois ce que je veux dire?
- Je crois.
- Bien. Alors tu peux y aller!"
Elle s'exécuta. Elle n'aimait pas beaucoup la tournure que prenaient les événements.

Bouh n'eut aucun mal à retrouver le "suspect". Elvish avait été admis à la clinique du Docteur Sun le jour même, lui indiquait son ordinateur. L'imbécile n'avait même pas pris la peine de se cacher. De plus, les soins concernaient de "légers coups et blessures divers". Ca concordait. Si Klarth s'était défendu, l'autre y avait probablement récolté quelques blessures. Mais plusieurs choses clochaient. Tout d'abord, comment Elvish, privé de ses ailes qui plus est, aurait-il pu rivaliser avec un gardien et s'en tirer aussi facilement? Ensuite, était-il sûr de lui au point de ne pas éprouver le besoin de se cacher? Evidemment, si il était capable d'étaler un Gardien, cela n'avait rien de très surprenant. Mais tout de même... Ça le turlupinait... Il devait en avoir le cœur net. Il se leva, et se dirigea vers la clinique. Une fois arrivé à destination, il demanda à voir le docteur DarkSun. Celle-ci lui confirma deux choses: Elvish était bien ici, mais il était présent depuis environ 18h. Très étrange. Le suspect ne possédait certainement pas le don d'ubiquité. Il faudrait qu'il enquête mieux que ça. Aussi décida-t-il d'attendre un peu avant de "serrer" Elvish. Un examen plus poussé du lieu du crime semblait nécessaire.
Il tenta de joindre Matteo. Il lui expliqua la situation, et celui-ci lui répliqua: "Va, si ça t'amuse. Je vais m'en occuper. Je me suis débarrassé du corps." Bouh soupira. Matteo voulait toujours aller trop vite. Trop fort. Trop loin. Mais ça ne le regardait pas.

Elvish en avait enfin terminé avec cet endroit. Il n'avait qu'une seule envie: sortir, aller le plus loin possible des griffes de DarkSun et prendre une bonne bière. Ou plusieurs. Il s'apprêtait à le faire, lorsqu'apparut dans l'entrée une silhouette bien connue. "Alors ils t'ont même envoyé toi..." L'autre acquiesça. "Dans un endroit tranquille." Dit simplement ce dernier. Et c'est ainsi qu'ils se dirigèrent vers une chambre inoccupée.

C16 y était enfin. L'imbécile. Accepter un duel face à lui. Pure folie. Cette bêtise se devait d'être punie. Il dégaina sa lame face à l'autre. Il connaissait sa valeur de combattant. Mais la rumeur disait qu'il n'avait plus d'ailes. De toutes façons, avec ou sans il était à sa merci... Ils se dévisagèrent quelques instants. Avant qu'ils ne commencent, Elvish lui susurra: "essaye de ne pas mourir cette fois". Il allait le tuer.

Loulou débarqua dans l'hôpital sur les talons de Galopa. Celle-ci accosta une infirmière -son badge portait l'inscription 'Watson'- qui leur indiqua l'endroit où étaient entrée Elvish et l'inconnu quelques secondes plus tôt. Il ne savait pas vraiment ce qu'il avait à faire. Il prit une grande inspiration et ouvrit la porte, un peu fébrile.

La nuit était définitivement tombée lorsque Matteo arriva devant la clinique. Une jeune patate et une espèce de chewing-gum abject venaient d'entrer en catastrophe. Son instinct lui disait que quelque chose se tramait. Il sortit sa masse et s'avança en direction du grand bâtiment...

Tout s'accéléra. C'était l'heure. C16 plongea. Il était gagnant. Elvish, stupéfait, n'aurait jamais le temps de réagir. L'autre l'avait sous-estimé, et ça aussi il allait le payer. La dague pourfendit les airs, pour se ficher entre les deux yeux de la proie.

Lorsqu'il entra dans la pièce, poussé par Galopa, Loulou n'eut guère le temps de réaliser grand-chose; il vit l'autre piquer vers Elvish, et, n'écoutant que son courage, décida de s'interposer. Il ressentit comme une décharge et tomba.

Pris de vitesse, Elvish croyait sa dernière heure arrivée lorsque le "chewing-gum" coupa la trajectoire de la lame. Il en profita pour frapper C16 de toutes ses forces. Ce dernier disparût.
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