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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 8
Nom de l'œuvre : Orphée et la vengeance du Darkrai (concours mythe) Nom du chapitre : Sonate au clair de lune
Écrit par Polux999 Chapitre publié le : 21/12/2015 à 00:28
Œuvre lue 5272 fois Dernière édition le : 30/12/2015 à 21:24
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Le Darkrai vagabondait d'ombres en ombres, écoutant les sons de la nature. Ils étaient lents et calmes, rythmés par les respirations endormies des habitants de la forêt. Soudain, un bruit fort et irrégulier brisa le doux rythme. Intrigué, il se faufila jusqu'à la source du bruit, toujours à l'ombre des arbres. C'est alors qu'il les vit. Les muses chantaient et dansaient en cercle, récitant ce qu'il avait espéré ne plus jamais entendre : l'ode maudite. La colère monta. Il murmura :
-Comment osent-elles me narguer ainsi, alors que je les ai vaincues ? Attendez un peu, vous allez voir mes jolies.
Silencieusement, il se rapprocha, ne faisant qu'un avec les ombres. Les muses dansaient tout près de l'ombre d'un grand sapin. Le Darkrai s'en rapprocha, sautant d'ombre en ombre. Il atteignit le point le plus proche des muses. Elles ne s'étaient rendues compte de rien. Sans un bruit, il sortit de l'ombre, tendant sa main noire griffue vers les déesses. Alors qu'il allait refermer sa poigne sur l'une d'elles, les Meloetta braquèrent leurs regards vers lui. Sans qu'il s'en rende compte, elles lui sautèrent dessus, hurlant des cris de guerre.
-Que, arrêtez ! Que faîtes-vous ?
L'une des Meloetta lui cria :
-A mort le Darkrai ! Que les rayons lunaires te consument !
Le démon commença alors à ressentir une émotion nouvelle. Il prit peur. Par instinct de survie, il essaya de rentrer dans l'ombre de l'arbre, mais les muses le tenaient bien. Il tira, encore et encore, terrifié par l'idée de mourir. La marraine d'Orphée sentit qu'elles perdaient du terrain. Elle devait faire quelque chose pour renverser la balance. Elle eut une idée.
-Mes sœurs, tenez-le encore un peu, j'ai une idée !
Elle s'envola dans les airs au-dessus du combat. Le Darkrai était à la pointe de l'ombre de l'arbre. Elle partit alors au sommet du sapin gigantesque. Puis elle fit apparaître sa lyre. Elle en enleva les fils et les assembla en une immense corde, qu'elle enroula autour du pic de l'arbre. Puis, de la force de ses bras, Meloetta tira en arrière. Le tronc se tordit. Son ombre se mit à rétrécir. Le Darkrai remarqua au dernier instant ce qu'il se passait. Lorsque la lumière de la lune toucha sa peau, il hurla de douleur. Lançant une vague de nuages noirs, il aveugla les muses et réussit à s'enfuir, arrachant son bras. Les muses se regardèrent, honteuses.
-Nous avons échoué, on le tenait presque pourtant.
Meloetta revint vers ses sœurs, faisant de grands signes. Les autres déesses la regardèrent, intriguées. Mais qu'est-ce qu'elle faisait ? Ils l'entendirent alors :
-Le bras ! Regardez le bras !
Les muses orientèrent leur regard dans la direction du membre arraché. Il luisait d'une étrange lumière dorée. Elles se regroupèrent tout autour. Le bras s'illumina. Il grandit à une vitesse incroyable. Une tête en jaillit. Deux ailes en formes de croissants poussèrent de part et d'autre de la base du bras qui était devenu un corps. La créature émit un rugissement mélodieux et fit disparaître la lumière qui l'entourait. Les Meloetta s'inclinèrent bien bas, stupéfaites.
-Ce n'est pas possible, dieu Morphée, Cresselia du sommeil, tu es de retour ! Chantèrent-elles.
Le dieu se pencha vers elles.
-Oui, muses, me revoici, sous ma véritable forme. Vous m'avez permis de m'échapper de la fureur et la cruauté qui m'avaient envahie. Je vous en remercie.
La marraine d'Orphée se mit à la hauteur de la Cresselia.
-Mais je ne comprend pas. Nous avons vu le Darkrai s'échapper, ne devrait-il pas être mort ?
-Non, malheureusement il a tellement grandi qu'il a développé une conscience propre. Je ne contrôlais plus ce que je faisais. Je vous prie de m'excuser pour tous les dégâts que j'ai commis.
Les muses se regardèrent, honteuses :
-En fait, c'est nous qui devons nous excuser. Nous avons laissé notre orgueil prendre le dessus. Nous sommes les responsables de la création du Darkrai. Morphée, s'il te plait, pardonne-nous, nous recréerons une nouvelle ode, avec une strophe pour toi.
Le dieu secoua la tête.
-Je ne me soucie plus de cette ode de malheur. Ne vous inquiétez pas pour cela. Je suis de retour, et c'est l'essentiel.
La Meloetta marraine d'Orphée regarda au loin, le visage triste. L'aube commençait à se lever.
-Morphée, nous t'avons ramené en ce monde, mais le Darkrai court toujours.
-Muse, le Darkrai n'est pas mort, mais vous l'avez puni par un plus horrible châtiment. Grâce à vous, le Darkrai vient de se trouver un ennemi juré : moi. Partout où il répandra le malheur, je serai là pour apporter la joie et l'espoir. Et contrairement à lui, je suis immortel. Il ne pourra jamais gagner contre moi. C'est la fin de son règne de terreur.
Les déesses sautèrent de joie. Elles se mirent à danser et chanter en chœur, laissant les rires résonner dans la forêt. Seule Meloetta ne prenait pas part à la fête. Morphée la regarda droit dans les yeux :
-Je sais à qui tu penses. Et je vais lui faire un cadeau, pour le remercier.
-Quel cadeau ? Demanda la muse. Il est mort maintenant.
-Je vais lui offrir la seule chose que je sais faire, répondit la Cresselia. Un rêve.
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