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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 43
Nom de l'œuvre : Nouvelle Génération Tome II : Les trois héritiers Nom du chapitre : Poké-shopping à Céladopole
Écrit par Tracy Chapitre publié le : 26/2/2009 à 21:43
Œuvre lue 80749 fois Dernière édition le : 29/2/2012 à 23:13
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(Quatre jeunes dresseurs marchaient depuis l’aube dans la terre trempée par les averses continues de la semaine précédente en direction de l’Ouest. Bien qu’ils aient passé une semaine à Safrania leurs sacs ne contenaient que le strict nécessaire car pour l’heure il se dirigeait vers Céladopole, la ville la plus commerciale de tout Kanto.)
Seb : Je t’assure tu aurais du venir avec nous lundi Grégoire…
Greg : Hum, vraiment ?
Seb : Je ne plaisante pas cette fille était vraiment belle et elle devait à peine avoir un an ou deux de plus que toi. Bon je sais que les sportives c’est pas vraiment ton style mais elle avait de très longs cheveux comme tu les aimes et elle avait une énorme paire de…
Florine : AH-HEM !
Seb : (il rougit légèrement) Ah, euh désolé Flo… Eh eh eh…
Florine : Tu pourrais surveiller ton langage devant une fillette et un petit garçon !
(Sylvain lui jeta un regard en biais en entendant le mot « petit » devant garçon, mais dans le fond il savait que la phrase de Seb lui aurait enflammé ses oreilles qui auraient pris une couleur pourpre.)
Greg : Je comprends, c’est vrai que toi Florine tu devais beaucoup envier cette championne, mais tu verras avec l’âge…
(Florine balança sa main pour gifler Greg mais il réussit à esquiver la claque à temps. Il avait un sourire presque filou sur le visage et Seb se retint d’éclater de rire.)
Seb : T’inquiètes pas Flo moi je les trouve très bien tes « ah-hem ». Même si Greg a raison dans un an ou deux ils seront encore mieux…
Florine : (rouge comme un écrapince et la main menaçante) Tu en veux une toi aussi ?!?
(« Ca y’est » pensait Sylvain, « mon visage a du atteindre le degré maximum du changement de couleur ».)
Greg : Ne t’inquiètes pas Seb, je n’ai rien perdu, dans quelques jours nous serons arrivé à Céladopole, là où se trouve paraît-il les plus jolies filles de tout Kanto !
(Florine soupira et Seb sourit à son ami dragueur.)
Seb : Tu pourras aller draguer pendant que nous on fera du shopping.
Sylvain : (une idée lui traversa l’esprit et le rendit très enthousiaste) Et qu’on combattra à l’arène d’Erika ! A moi un nouveau badge !

Chapitre 43 : Poké-shopping !

Sylvain : Comment ça non ?!?
Fille : Non, Erika ne combattra pas pendant quinze jours.
Sylvain : Vous vous foutez de nous ?!? C’est quoi cette arène ?
Florine : (elle marmonnait entre les dents) Je t’en pris Sylvain, restes poli sinon on va avoir des ennuis.
(Sylvain écouta Florine puis lança un regard assassin à la jeune fille qui leur avait ouvert la porte de l’arène)
Seb : Expliquez nous au moins pourquoi mademoiselle.
Fille : C’est la période durant laquelle nous repiquons certaines plantes rares, si les boutures ne sont pas faites maintenant elles sont fichues pour cette année.
Sylvain : (complètement abasourdi) Dites c’est une arène ou un « Jardi-land » ici ?
Fille : (elle le toisa du regard) Puf, les garçons de ton âge n’ont décidément aucune sensibilité, ni aucune culture. Nous sommes une arène spécialisée dans les pokémon plantes : nous cultivons un environnement idéal à leur développement, certains de nos pokémon sont très sensibles à ça. Nous ne devons pas les perturber alors revenez dans quinze jours !
Sylvain : Mais on va perdre un temps précieux !
(Il soupira et son air colérique se changea en mélancolie. Seb avait fait un planning approximatif du temps qu’il leur faudrait pour accéder à la ligue pokémon et d’après son calendrier ils étaient déjà très en retard. Ils avaient perdu beaucoup de temps depuis leur départ de Bourg Palette à cause des Rockets, de leur voyage à Hoenn et du mauvais temps. Et ça n’allait pas s’arranger, certaines routes étaient toujours barrées et l’hiver qui s’annonçait mauvais se rapprochait à pas de dracolosse. Sylvain commençait à s’inquiéter : il n’aurait jamais tous ses badges pour le printemps, ni assez d’expérience.)
Fille : Navrée.
(Alors qu’elle allait refermer la porte Greg la bloqua avec son pied et son bras droits. Il se tourna vers ses amis en affichant son sourire de tombeur, sûr de lui.)
Greg : Laissez moi faire… Mademoiselle pourrais je m’entretenir quelques minutes avec Erika ?
(Il s’inclina et fit un baisemain à la jeune fille)
Greg : S’il vous plaît. Je rêve de la rencontrer, je ne veux que lui parler, un bref instant.
(La jeune fille semblait perdue, elle regardait sa main qui tremblotait et le sourire charmeur de Grégoire. Elle se mit à rougir bien malgré elle et essaya de réfléchir posément à la proposition de Grégoire. « Aucun visiteur » avait dit la championne ? Non « aucun dresseur »… Ou bien… Elle ne se rappelait plus, elle n’arrivait pas à se concentrer car le visage gracieux de Grégoire restait figé derrière ses yeux.)
Fille : Je… Euh… Oui… Oui d’accord. Vous pouvez entrer, mais vous seulement !
(Elle regarda d’un œil méfiant les trois compagnons de Grégoire avant de le laisser entrer. Florine et Sylvain soupirèrent et s’assirent sur les marches du perron.)
Seb : (avec un grand sourire) Aller les copains, ne faites pas cette mine skelenox ! Vous vous souvenez de ce que Greg a fait quand on était à Argenta ? Ce gars là peut tout obtenir d’une fille.
(Ils attendirent non pas cinq minutes mais une demi heure devant la porte quand enfin Greg ressortit accompagnée de la même fille qu’à leur arrivée. Elle lui fit un petit signe de la main coquin avant de repartir. Sylvain se jeta sur son ami d’un air avide.)
Sylvain : Alors ???
Greg : (avec un grand sourire) Ils font un thé délicieux mais Erika est beaucoup moins jolie que ce que je pensais. Ses apprenties par contre… Je comprends pourquoi on dit qu’à Céladopole se trouvent les plus jolies filles de…
Florine : Grégoire ! Sylvain veut savoir pour son match.
Greg : (il lança à Florine un regard hautain puis se tourna vers Sylvain) Erika s’est accordé un créneau. Elle t’affrontera dans trois jours, le soir à 17 heures lorsque les fleurs seront refermées pour la nuit.
(Sylvain soupira soulagé)
Sylvain : Ouf ! Merci Greg t’es géant !
(Il se jeta sur son ami pour l’enlacer et Greg se raidit, honteux de se donner en spectacle ainsi dans la rue.)
Greg : Hem, Grégoire s’il te plaît. C’est la moindre des choses, tu peux me lâcher maintenant ?
Sylvain : Oui. (Sylvain regardait son ami avec un air radieux lorsqu’un bruit abominable vint troubler cette ambiance festive.)
Bluggg, breeuuuh, bloub…
Sylvain : (gêné) Euh…
Florine : (avec un léger soupir) On a compris, tu as faim…
Sylvain : Pas moi, mon estomac.
Greg : Je me souviens que mes parents m’ont parlé d’un restaurant où ils aimaient beaucoup aller quand ils partaient en week-end à Céladopole en amoureux, un resto sympa, qui fait jeune et PAS CHER.
(Il insista sur ce dernier point car il avait remarqué l’air critique de Florine et le regard désœuvré de Sylvain qui n’avaient pas moyens financiers de l’héritier des De Richemensueur. Grégoire les mena dans la ville du mieux qu’il put puisqu’il n’avait été qu’une seule fois dans ce restaurant alors que, d’après lui, il venait au moins deux fois par an à Céladopole avec ses parents. Après plusieurs détours inutiles ils arrivèrent au « Nido-rétro », un restaurant au décor des années quatre-vingt et où les pokémon étaient autorisés à table.)
Sylvain : (affamé) Enfin ! Arrivés !
Greg : Du calme Sylvain, tiens toi bien pour une fois nom d’un caninos.
Florine : (sur un ton critique) Il faut dire que tu nous as bien baladé… Tu es sûr que tu connais bien cette ville ?
Greg : (agacé) Pour la troisième fois : OUI.
Seb : Alors pourquoi tu nous as fait prendre la première à droite, la deuxième à gauche, la deuxième à droite, tourner à gauche au café des trois miaouss et continuer jusqu’au restaurant, plutôt que de continuer simplement sur le boulevard du centre pokémon qui est exactement le même que celui où se trouve le « Nido-rétro » ?
Greg : (en gardant son calme et sa prestance) J’avais envie de vous faire visiter.
Florine : Le quartier populaire ? Ca m’étonne de toi.
Greg : Bon ça suffit sinon je ne vous paye pas le dessert !
Sylvain : Tu payes le dessert Grégoire c’est vrai ?!? Cool je vais pouvoir prendre une glace six boules !
(Greg soupira et se dit qu’il valait mieux ne rien dire du tout avec ces trois là. Ils furent accueillis et servis par une femme aux longs cheveux roses et au regard de chipie avec un ton beaucoup trop poli pour être sincère. Elle revint plusieurs fois prendre leurs commandes et à chaque fois elle regardait le pikachu de Sylvain avec un œil presque mauvais. Sur son badge de travail il y avait marqué « Jessie ». Elle revint une fois de plus et rassembla les assiettes avant de prendre son calepin de notes.)
Serveuse : Vous prendrez un dessert ?
Seb : Pour moi une crème glacée aux macarons s’il vous plaît, parfum vanille.
Greg : Un chocolat chaud, liégeois s’il vous plaît.
Florine : Euh une tarte aux abricots pour moi. Sylvain ?
Sylvain : Trois crêpes au chocolat double chantilly s’vous plaît ! Et une autre crêpe plus petite pour pikachu aussi.
Pika !
Serveuse : C’est noté. (Elle frissonna en entendant le cri strident de pikachu puis tourna les talons en direction de la cuisine. Greg se retourna et la regarda s’éloigner, les yeux rivés sur les hanches de la serveuse.)
Greg : Pas mal…
Florine : Grégoire… Elle pourrait être ta mère.
Greg : Et alors ? Ma mère aussi elle est très belle. (Florine fit une grimace.)
Seb : Mais où est ce que tu mets tout ça ? (Il regardait Sylvain en souriant. Ce dernier se léchait les lèvres en regardant le menu et les photos des gâteaux collés dessus.)
Greg : Après le repas que diriez vous d’aller faire un tour au centre commercial de céladopole ?
Florine : Pourquoi pas, mais on a le temps de faire les courses tu sais.
Sylvain : Ouais vu qu’on ne peut pas repartir avant que cette pimbêche d’Erika ne m’ait donné mon badge prisme.
Greg : Je n’ai plus de perles de bain, il faut que j’en rachète si je veux me laver ce soir.
Seb : C’est pas un truc de filles les perles de bain ?
Greg : (agacé par trop de réfléxions) Ce n’est pas un truc de fille les cœurs sur les sous-vêtements ?
Florine : Tu as des cœurs sur tes caleçons Seb ?
Seb : (il prit une teinte rouge pourpre) Non je n’ai pas de cœur sur mes caleçons… (Il murmura un « ce sont des lovedisk » peu convaincu. Greg parut satisfait, plus personne ne chercha à le taquiner suite à cette révélation troublante sur les sous vêtements de Sébastien. Florine, incorrigible, préféra s’attaquer à Seb qui n’osait pas lui répondre méchament pour ne pas la facher.
Après la fin du repas les quatre dresseurs remontèrent le grand boulevard jusqu’au centre commercial de Céladopole. A l’entrée il y avait d’immenses panneaux publicitaires pour les magasins qui se trouvaient à l’intérieur ainsi que des affiches pour les films qui passaient au cinéma du dernier étage.)
Sylvain: Oh Cool! "L'invasion des pokémon plantes 3": " La revanche de Tengalice", de Steven Spelbum, c'est super ça!
Greg: (avec un air désintéressé) Puf, paraît que c'est un vrai navet.
Sylvain: Flo tu connais?
Florine: (avec un haussement d'épaules) Oh moi les légumes verts tu sais...
(Seb éclata de rire)
Sylvain: (avec une moue boudeuse.) Dommage, moi j'aurais bien aimé aller le voir ce film...
Seb: Eh eh... T'en fais pas, je veux bien y aller avec toi. Moi ça me botte ce genre de film !
Greg: Faites donc cela, ce centre commercial est bien assez grand pour y passer une heure ou deux sans s'ennuyer et sans avoir besoin d'aller voir une idiotie de film.
Seb: (dans un bâillement) Bla bla bla... Aller viens Sylvain on va rater la séance.
Sylvain: Florine tu ...
Greg: (avec un air méprisant) Florine, tu comptes aller voir cette "chose" ou bien tu viens faire ton shopping?
(Florine regarda les trois garçons à tour de rôle.)
Florine: (avec une voix à la limite de l’hystérie) Shopping!!!
Greg: (satisfait) Au moins toi tu ne perd pas la raison.
Seb: (déçu) Et zut, j'aurais bien aimer l'avoir à côté de moi dans le ciné...
Sylvain: En tout cas elle ne sait pas ce qu'elle rate!
(Seb et lui se dirigèrent vers l'escalier roulant menant aux étages supérieurs.)
Florine : Bon… On va chercher tes trucs pour le bain tout de suite pour être débarrassé et après tu me laisses choisir les magasins, ok ?
Greg : (sur un ton plus amusé qu’ironique) Vos désirs sont des ordres « princesse ».
(Florine ne prit même pas la peine de répondre car pour une fois elle était de très bonne humeur. Grégoire et Florine s’éloignèrent d’un pas tranquille tandis que Sébastien et Sylvain se pressaient dans les escaliers. Au dernier étage se trouvait le fameux cinéma « Porygon » qui possédait sept salles différentes. Les deux garçons, Sylvain en tête, se dirigèrent vers la boutique de confiserie qui se trouvait à l’entrée du cinéma et vendait également des places. Sylvain s’empara d’un énorme esquimau, de deux barres chocolatées, d’un paquet de cacahouètes et remplit à ras bord un sachet de bonbons multicolores et acidulés. Seb se contenta d’un petit pot de pop-corns. Après avoir payé leur nourriture ils se rendirent devant la salle quatre et commencèrent à patienter au bout de la file d’attente quand une voix très arrogante et familière s'éleva derrière eux.)
Voix: Tiens tiens, une vieille connaissance.
(Sylvain crispé se retourna.)
Sylvain: Kévin.
Kévin: Salut minus. Et ben t'en as fait du chemin du Bourg Palette… Je te retrouve même à Céladopole ! Tu as plus de cran et d’endurance que je ne l’aurais cru apparemment.
Sylvain: (en le pointant du doigt, l'air provocateur) Où tu iras j'irais, tu le sais très bien, je vaux autant que toi!
Kévin: (avec un rire sarcastique) Ouais ouais bien sûr... Tu viens voir cette niaiserie?
(Il leva son pouce et le pointa sur l’affiche du film d’horreur avec les pokémon plantes.)
Seb: (amusé) Toi aussi je crois?
Kévin: Sûrement pas, moi je reviens de la séance précédente. Documentaire sur les pokémon. Ca aurait intéressé cette peste de Florine...
(Seb fronça les sourcils en entendant l’insulte sur Florine. Sylvain lui avait les dents et les poings serrés depuis le début.)
Sylvain: Joues au petit intellot si tu veux mais ce n’est pas ça qui te rendra supérieur !
Kévin : Je ne joue pas, je suis ce que je suis et… C’est un fait je serais toujours supérieur à toi Sylvain Ketchum le minus, fils de Sacha Ketchum le ringard. Ah ah ah !
(Son rire moqueur et provoquant réussit à sortir Sylvain de ses gons. Énervé il voulut se jeter sur Kévin pour l’étriper mais Seb le retint.)
Seb : Non Sylvain, laisses cette andouille cracher son venin.
Sylvain : Grrr… Lâches moi Seb, steu’plaît.
(Seb le lâcha prudemment et Sylvain lança un regard de défi à Kévin Chen qui affichait toujours son air fier et arrogant digne de celui de son père dans ses jeunes années.)
Sylvain : Très bien tu l’auras voulu, je vais te remettre à ta place. Nous avons été interrompu la dernière fois à Safrania…
(Sylvain se saisit d’une pokéball à sa ceinture sous le regard étonné de ses voisins en particulier de Sébastien.)
Seb : Mais enfin Sylvain tu es malade ? Tu ne vas quand même pas te battre dans le hall du cinéma ?!? Les videurs vont venir nous jeter dehors !
Sylvain : Je m’en fous ! Aller viens te battre Kévin !
(Kévin hésita, comme Seb lui aussi se doutait que le personnel du cinéma viendrait les trouver et les expulser. Sylvain prit un sourire en coin et commença à faire rebondir une de ses pokéballs dans la paume de sa main.)
Sylvain : Alors Kévin ? Tu as peur de te faire humilier par un « minus » comme tu dis, hein ?
(Kévin avait beau être plus prudent et plus calme que Sylvain il n’en était pas moins trois fois plus susceptible que son ancien camarade… Le regard un peu mauvais il répondit à la provocation en sortant lui aussi une pokéball.)
Kévin : Très bien… Je vais t’humilier.
Sylvain : Draby go !
Kévin : Carabaffe à toi ! Tiens on dirait que tu t’es trouvé un nouveau pokémon ? J’espère qu’il est moins nul que les autres…
Sylvain : La ferme Kévin ! Draby attaque coup d’boule !
Seb : (agacé) Sylvain mon père ne t’as pas confié Draby pour que tu te battes avec lui dans les cinémas !
(Draby hésita à attaquer, il avait encore du mal à s’habituer à son nouveau dresseur. Mais le carabaffe de Kévin utilisa son attaque écume contre lui. Les bulles d’écume lui éclatèrent sur le museau. Après l’attaque il ressentait comme une sensation de brûlure dans les narines et ses yeux le piquaient. En colère, il regarda son adversaire avec des yeux assassins et il s’élança dans une attaque coup d’boule comme Sylvain lui avait demandé.)
Sylvain : Ouais c’est ça Draby !
(Le choc renversa carabaffe sur le dos. Avec bien du mal le pokémon tortue se releva, Draby avait l’air très satisfait de son attaque et Sylvain trouvait que c’était un très bon début.)
Kévin : Tour rapide !
(Tel une toupie carabaffe tourna sur lui-même en se jetant sur Draby le pokémon plongea sur le coté pour éviter l’attaque. Il se retrouva sous la jupe d’une femme qui passait par là et elle cria sous la surprise. Puis Draby revint vers son adversaire.)
Sylvain : Si je me souviens bien des CT que lui a appris le père de Seb il y a… Plaquage !
(Draby bondit, écarta les pattes et s’abattit sur le carabaffe.)
Kévin : Repli !
(Le carabaffe rentra la tête et les pattes dans sa carapace et encaissa le choc de l’attaque de Draby. L’intérieur de sa carapace vibra sous le choc mais au moins il évitait de se cogner la tête sur le sol ou que ses pattes soient écrasées sous le poids de Draby. Le jeune pokémon dragon descendit de la carapace et garda les yeux rivés sur son rival. Il attendait que le pokémon sorte de sa carapace.)
Sylvain : (au moment où les membres de Carabaffe furent complètement ressortis) Attaque mâchouille !
Kévin : Vite replis toi !
(Une fois encore le pokémon se mit à l’abri dans sa carapace et Draby referma ses mâchoires dans le vide.)
Sylvain : Tu ne peux pas rester infiniment enfermer dans cette carapace !
Kévin : Tu crois ? Montres lui Carabaffe : pistolet à ô.
(De l’eau jaillit des trous de la carapace et éclaboussa non seulement Draby mais aussi les gens aux alentours, y compris Seb et Sylvain. Draby se dépêcha de se mettre hors de portée du pistolet à ô. Le gros inconvénient lorsqu’un carabaffe est ainsi replié c’est qu’il ne peut pas viser correctement sa cible. Les gens qui attendaient devant le cinéma étaient bien plus touchés que le draby et Kévin du faire cesser son attaque.)
Femme : Oh je suis trempé !
Homme : (très agacé) Vous ne pouvez pas vous battre ailleurs ? Il y a des arènes pour ça !
(Kévin semblait très gêné et se déconcentra du match un instant. Sylvain sauta sur l’occasion et lança son ordre à Draby prêt à attaquer.)
Sylvain : Éclate roc !
(Draby fonça sur carabaffe qui cette fois n’eut ni le temps de se protéger ni celui de riposter. Le choc fut violent et expédia carabaffe loin de la file d’attente. Il alla se cogner dans un distributeur de boisson à l’entrée de la salle cinq. La paroi en métal de la machine était désormais toute gondolée.)
Cara…
Seb : (une main devant les yeux) C’est pas vrai… Je n’aurais jamais du lui apprendre la technique de l’éclate-roc, voilà à quoi elle sert : défoncer les distributeurs...
(Pendant ce temps, deux étages en dessous, Florine et Grégoire se promenaient dans le centre commercial, beaucoup plus calmes que leurs deux amis pour une fois. Grégoire tenait son sachet de perles de bain et de savonnettes à la main.)
Greg : Je dois absolument me racheter un pull décent !
Florine : (elle regarda attentivement celui qu’il avait sur le dos) Ah bon ?
Greg : Mais oui celui là fait des bouloches ! Et en plus il est détendu !
(Florine ne répondit rien… Le pull de Grégoire qui avait pourtant connu toutes leurs aventures avait été miraculeusement épargné grâce au dieu des lessives ou peut être grâce à celui des wattouat laineux… Dans tous les cas il ne présentait qu’une petite dizaine de bouloches sur toute sa surface et était encore très près du corps de Grégoire. Mais Florine savait à quel point Grégoire pouvait être tatillon et puis elle n’allait pas lui reprocher de l’emmener dans un magasin de vêtement, ce que n’aurait jamais fait Seb et encore moins Sylvain qui préféreraient sûrement se balader complètement nus plutôt que d’aller faire les boutiques.).
Grégoire : Je me souviens avoir vu une publicité pour un magasin « Luxio » et pour un « Dolce Cresselia » à cet étage…
Florine : Eh bien… C’est vrai que tu as des goûts de lux… Ah ! Attends Grégoire, il faut que j’aille dans ce magasin.
(Grégoire regarda son amie puis leva les yeux sur l’enseigne de la boutique.)
Grégoire : « Au champion de l’évolution ». Mouais, je suis sûr que s’ils faisaient une étude marketing on leur imposerait de changer de nom. Avec un nom aussi ridicule ils doivent perdre pas mal de clients…
Florine : Arrêtes de critiquer et viens. En plus tu dis des bêtises, à Kanto si tu cherches un objet précis pour faire évoluer tes pokémon c’est ici que tu as le plus de chance de le trouver. Sinon tu es condamné à faire tous les marchés aux dresseurs, toutes les brocantes et toutes les annonces Internet possibles et imaginables.
(Ils entrèrent dans la boutique et Florine se rapprocha d’une vitrine où luisaient des pierres de toutes les couleurs. Hypnotisée, Florine affichait un sourire presque niais.)
Florine : Enfin les voici…
Vendeur : Puis-je vous renseigner mademoiselle ?
Florine : Oh oui je viens pour acheter une pierre…
Vendeur : (sur un ton horriblement poli) Oui bien entendu, de quel type ?
(Florine se retourna à nouveau vers la vitrine et s’adressa à Grégoire plutôt qu’au vendeur.)
Florine : J’ai économisé depuis mon départ du Bourg Palette pour acheter une de ces pierres pour Loyal et maintenant que je suis ici je ne sais pas laquelle prendre…
Greg : Tu ne sais pas si tu veux un pyroli, un aquali ou un voltali ?
Florine : Non, ce que je veux c’est un aquali mais si tu te souviens bien Myrtille à évoluer le semaine dernière. Alors j’hésite… Dois je acheter une pierre eau ou une pierre plante ? Ou même une pierre soleil ? Mais je préférerais un rafflesia plutôt qu’un joliflor… Donc pierre eau ou pierre plante ?
(Le vendeur attendait patiemment que Florine se décide, trop content de voir des clients, ils se faisaient rares depuis que les rockets étaient réapparus.)
Florine : (au cœur du dilemme) Aides moi Grégoire, qu’en penses-tu ? Je ne les ferais pas évoluer tout de suite, je vais encore les entraîner mais à ton avis vaudrait il mieux un pokémon eau supplémentaire ou un pokémon plante plus puissant ?
(Grégoire soupira discrètement puis se pencha à l’oreille de Florine.)
Greg : Prends les deux.
Florine : Je n’ai pas assez d’argent pour acheter les deux Grégoire, je ne…
Greg : (toujours à voix basse, sur un ton presque suave) Je te payerais la deuxième, honnêtement je n’ai pas envie de perdre une heure à discuter sur la couleur d’une pierre avant de te voir tirer à pile ou face pour décider.
(Florine hésitait, Greg avait au moins une qualité : il était généreux, mais Florine n’aimait pas profiter de la charité des gens, elle était trop fière pour ça…)
Greg : (en la voyant hésiter) Ce sera à charge de revanche.
(Florine sourit du coin des lèvres et se tourna vers le vendeur.)
Florine : Une pierre plante et une pierre eau s’il vous plaît.
Vendeur : Bien entendu !
(Très vite il apporta à la caisse deux magnifiques pierres, l’une bleue qui renfermait des bulles et une deuxième plus verte qu’une prairie pendant le printemps.)
Vendeur : Ca fera 2000 pokédollars.
(Greg et Florine payèrent chacun 1000 pokédollars puis sortirent du magasin.)
Vendeur : Bonne journée Messieurs-dames.
(Florine rangea les pierres dans son sac puis jeta un regard à Greg.)
Florine : Merci beaucoup Grégoire.
(Grégoire la regarda avec un œil un peu étonné puis lui sourit avec classe.)
Greg : Ce n’est pas souvent que je t’entends dire merci. Enfin tout le plaisir est pour moi. Mon père disait souvent qu’il fallait toujours une belle pierre pour une belle femme, bon il disait ça au sujet des diamants sur les bagues mais je pense qu’on peut dire la même chose sur les pierres d’évolution. « Une belle pierre plante pour une belle dresseuse ».
(Il souriait franchement et avec son air de tombeur qui était en fait son attitude naturelle. Florine, flattée se pencha vers lui et l’embrassa sur la joue.)
Greg : C’est plus agréable qu’une gifle.
Florine : (elle sourit à son tour) Ne t’y habitues pas trop tu mérites plus souvent des gifles que des baisers.
Enfant : Regardes maman des amoureux !
Mère : Allons Jonathan on ne montre pas du doigt.
(En entendant les mots du gamin Florine et Greg s’étaient immédiatement éloignés l’un de l’autre de plus d’un mètre au point que Florine faillit marcher sur la queue d’un chaglam tenue en laisse par une femme excentrique.)
Florine : (rouge comme un écrapince) Je ne te remercierai plus jamais en public.
Greg : Tu as raison, on ne sait pas quelles horreurs pourraient encore dire les gens.
Florine : (elle essaya de se détendre à nouveau) J’espère que Seb et Sylvain ne font pas de bêtises au cinéma. Ils sont tellement immatures, enfin surtout Sylvain.
Greg : Tu les maternes trop, ils peuvent rester tous les deux seuls trente minutes sans provoquer de catastrophe…
(Dans le cinéma de l’avant dernier étage...)
Kévin : Retournes y carabaffe, montres lui ton attaque bulles d’o !
(Carabaffe s’était relevé et s’était rapproché de son adversaire. Il cracha sur lui un nuage composé de ce qui ressemblait à des bulles de savon. Elles éclatèrent sur le corps de Draby qui fut complètement trempé mais lui donna une forte sensation de brûlure sur la peau.)
Sylvain : Attaque coup d’boule !
(En fonçant sur carabaffe le draby renversa une poubelle et les déchets s’envolèrent dans tous les sens. Une jeune femme reçu des vieux pop-corn encore plein de caramel dans les cheveux et son petit ami un mouchoir rempli de morve en pleine figure.)
Garçon : Beeuuurk !
Fille : Eh faites un peu attention !
Kévin : (il souriait car son carabaffe venait d’esquiver l’attaque coup d’boule) Tss, aussi maladroit que son dresseur. Vas y carabaffe pistolet à ô !
(Le carabaffe visa juste et draby reçu l’attaque en pleine face. Si le pistolet à ô n’avait rien arrosé sur son passage, lorsqu’il explosa dans la figure de Draby il aspergea tous les gens aux alentours qui tentaient désespérément de faire la queue calmement devant la porte du cinéma.)
Foule : Roooh.
Garçon2 : Ouais aller carabaffe !
Garçon3 : Vas y Draby tu vas l’écraser !
(Le public de la trilogie « L’invasion des pokémon plantes » était en général composé de dresseurs, principalement de sexe masculin et du genre à aimer l’horreur et l’action. Pour eux, un combat devant un cinéma propre comme un sou neuf était un rêve qui devenait réalité, ils avaient traverser l’écran du cinéma et était plongé dans un film. La plupart des garçons présents dans la file d’attente commençait à encourager soit Sylvain, soit Kévin ce qui les excitaient encore plus.)
Sylvain : Dracosouffle !
(Carabaffe eut à peine le temps de rentrer la tête dans sa carapace que le souffle brûlant des flammes bleues l’atteignait déjà. Le dracosouffle laissa sur la moquette du cinéma une longue trace noire.)
Seb : (les yeux rivés sur la trace noire) Bon ça suffit.
(Lui aussi sortit une pokéball et les gens autour de lui semblaient très excités, ils pensaient que lui aussi allait se joindre à la bataille.)
Sylvain : Morsure !
Kévin : Coup d’krâne !
(Les deux pokémon se fonçaient dessus en face à face…)
Seb : Stop !
(Seb et son kangourex s’interposèrent entre carabaffe et draby. Le grand pokémon avait dressé sa queue comme une barrière devant Draby et avec ses pattes avant retenait carabaffe. Seb avait l’air très en colère, il regardait Sylvain comme un père regarde son petit garçon après une grosse bêtise.)
Seb : Ca suffit ! Vous avez fait assez de dégât comme ça ! On va avoir des problèmes, la sécurité va nous tomber dessus et…
Femme : C’est eux monsieur regardez !
(Les trois dresseurs se retournèrent vers la femme qui venait de crier, elle était accompagnée par un homme musclé en costume noir, probablement un agent de la sécurité du centre commercial.)
Agent : Je vois madame. Très bien vous trois vous aller rappeler vos pokémon et me suivre gentiment.
(Alors qu’il s’approchait d’eux et que Sylvain, d’un air honteux s’emparait de la pokéball de draby pour le rappeler, le sol se mit à trembler et un « boum » qui semblait très lointain résonna. Carabaffe sous le choc tomba en arrière sur sa carapace. Il n’arrivait pas à se relever mais de toute façon les secousses continuèrent. Seb surpris par les secousses lâcha la pokéball de son kangourex et la femme qui accompagnait l’agent de sécurité trébucha et cria en tombant, effrayée.)
Seb : Ah ! C’était quoi ça ?
Sylvain : (il regarde frénétiquement de tous les côtés.) J’en sais rien !
(Un deuxième tremblement survînt, toutes les lampes s’éteignirent, les spot publicitaires lumineux aussi. )
Kévin : Eh merde, panne de courant.
Sylvain : Seb tu crois que c’est un tremblement de terre ?
Seb : Possible, mais ce bruit d’exp…
BOUM !
Foule : Iiiiiihhhh !
Agent : Mesdames messieurs veuillez garder votre calme !
Femme : Ih ! Il y a de la fumée là bas !
(Sylvain, Seb et Kévin virent également le nuage de fumée qui provoqua un vent de panique chez les gens.)
Agent : S’il vous plaît un peu de calme ! Nous allons faire évacuer l’étage. Dirigez vous vers les escaliers de secours à votre droite !
(Il reçut un appel dans son talkie-walkie puis changea d’avis.)
Agent : Euh non, messieurs dames l’issue de secours est obstrué il vous faudra passer par les escalators à votre gauche. Veuillez descendre dans le plus grand calme s’il vous plaît !
Sylvain : Obstrué par quoi ?
Seb : C’est de là bas que viens la fumée…
Sylvain : Viens on va voir.
Seb : Ce n’est pas très prudent… (Il réfléchit un instant et se rendit compte que la fumée n’était pas très épaisse et que les explosions qu’ils avaient entendues étaient juste effrayantes, il n’y avait pas de gros dégats. Poussé par la curiosité, il suivit Sylvain tandis que le vigile braquait son attention sur le flot de personnes effrayées qui se dirigeait vers les escaliers.)
[…]
Florine : Oh je sais où nous pourrions aller ! Il y a une boutique qui vend des pokémon de compagnie à cet étage, tout au bout de l’allée là bas. Ma mère y est allée une paire de fois, elle y a acheté plusieurs pokémon rares et des évoli.
Greg : (avec un soupir amusé) Vous et vos évoli… Et bien soit, je te suis.
(Alors qu’ils marchaient côtes à côtes en direction de la boutique Grégoire ralentit l’allure en regardant vers la droite.)
Florine : Là, elle est là bas la boutique tu la vois ?
Greg : (il tapota le bras de Florine.) Florine, regardes par là bas.
Florine : Quoi ?
(Elle suivit le regard perçant de son ami et remarqua un groupe de trois hommes particulièrement louches à côté d’un banc, situés à une dizaine de mètres de la boutique dont parlait Florine. Ils étaient tous habillés en noir ou avec des couleurs particulièrement sombres et surtout ils avaient tous les trois un chapeau assez grand pour cacher leurs visages lorsque quelqu’un passait trop près d’eux.)
Florine : Tu crois que ce sont des hommes de la Team Rocket ?
Greg : Possible. En tout cas ils ont l’air d’attendre quelque chose ou quelqu’un…
Florine : Ils surveillent les alentours.
Greg : S’ils s’aperçoivent que nous les avons remarqué, ils ne feront rien ou ils essayeront de nous semer, on ferait mieux de se cacher.
(Il entraîna Florine derrière une fontaine décorative. Ils s’assirent sur le rebord du bassin et observaient discrètement les trois hommes à travers le rideau d’eau qui coulait continuellement.)
Greg : J’ai un très mauvais pressentiment…
Florine : Moi aussi.
BOUM !
(Le sol trembla et Florine du s’agripper à Grégoire pour ne pas tomber en arrière et atterrir dans l’eau. De la poussière de plâtre tomba du plafond dans un petit nuage blanc grisâtre.)
Femme : Oh mon dieu, Richard qu’est ce que s’était ?!?
Drrrrrrrrriiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnngggggggg !
Homme : Une alarme ? Une alarme à incendie !
Femme : Richard sortons vite !
Greg : (il se leva d’un bond) Je l’avais dit !
(A cet instant une voix féminine se fit entendre. Elle provenait des haut-parleurs qui servaient habituellement à annoncer les jingles et les slogans du centre commercial.)
Voix : Attention. A tous les clients et au personnel du Celadopole giga-center. Une alerte à la bombe a été déclenchée. Ce n’est pas un exercice. Nous vous prions de bien vouloir évacuer les lieux rapidement, dans le calme et selon les consignes de sécurité. Suivez les flèches vertes lumineuses sur les murs, elles vous indiqueront la sortir de secours la plus proche. Si vous êtes perdu adressez vous aux agents de sécurité de votre étage. La police arrivera dans quinze minutes. Attention. A tous les clients et au…
Florine : Il faut qu’on retrouve Seb et Sylvain !
Greg : Non non, c’est trop dangereux ! Tu as entendu cette femme elle dit…
(L’homme nommé Richard et sa femme étaient déjà en train de courir en direction de la lumière verte qui indiquait « sortie de secours ». La femme avait cassé son talon et traînait au bout de sa laisse son chaglam désobéissant qui n’avait pas l’air de comprendre ce qui se passait. Une jeune fille accoura dans leur direction.)
Fille : Maman Papa ! C’est horrible, à l’étage du cinéma ! Il y a… Il y a eu…
Femme : Suis nous Annita, il faut sortir vite !
Florine : Elle a parlé de l’étage du cinéma Greg !
Greg : Grégoire ! Ce n’est pas parce qu’il y’a une alerte à la bombe qu’il faut écorcher mon prénom et non nous n’irons pas là haut voir où sont Seb et Sylvain !
(Il se retourna et vit les deux vendeurs de la boutique de pokémon qui verrouillaient la porte à toute vitesse pour pouvoir sortir eux aussi. Les trois hommes en noir avaient disparus.)
Florine : (énervée) Oh et puis je m’en fous de ton avis ! Fais ce que tu veux moi je vais chercher les garçons !
Greg : Florine non !
(Mais son cri était inutile, Florine était déjà en train de courir en direction des escalators. Ceux pour descendre étaient remplis à craquer mais il n’y avait personne dans celui pour monter à l’étage supérieur. Grégoire hésita un instant, soupira puis se mit à courir lui aussi en direction de l’escalator vide. A l’étage supérieur les escalators ne marchaient plus, apparemment il n’y avait plus de courant à partir du troisième étage du centre commercial.)
Voix : … Si vous êtes perdu adressez vous aux agents de sécurité de votre étage. La police arrivera dans dix minutes. Att…
BOUM !
Foule : Kyaaaa !
(Les gens qui évacuaient à peu près dans le calme jusqu’alors se mirent à courir comme un troupeau de Tauros en colère en entendant la deuxième explosion.)
Florine : Ca venait encore des étages supérieurs !
Greg : Merde, alors c’est vraiment le cinéma…
(Les deux jeunes dresseurs se mirent à courir de plus belle à contre courant de la foule paniquée. Des agents de la sécurité essayaient de contenir la masse de clients en fuite en les dirigeant vers les sorties. L’un des agents de la sécurité vit Florine et Grégoire grimper les escaliers quatre à quatre dans le mauvais sens.)
Agent : Eh vous deux là bas ! Les enfants, la rousse et le brun ! Ce n’est pas par là la sortie de secours !
(Mais Florine ne s’arrêta pas, Greg hésita à répondre mais finalement il continua de suivre son amie.)
Agent : Eh ! Zut, Chase préviens ceux de là haut, deux gamins traînent dans les allées, il faut les faire sortir avant qu’il leur arrive quelque chose.
(Alors que Florine slalomait dans la foule, de moins en moins dense plus elle s’éloignait de la sortie, afin d’atteindre le dernier escalier qui menait au cinéma elle bouscula un jeune garçon et son carabaffe qu’elle n’identifia que quatre foulées plus tard.)
Florine : Kévin ?!?
Kévin : Florine !
(Les deux se retournèrent. Florine était étonnée mais Kévin avait juste l’air grave.)
Florine : Kévin tu viens de là haut ? Tu as vu Sylvain et Seb ?!?
Kévin : Oui ils s’y étaient, Sylvain voulait absolument savoir d’où venait ces explosions il n’est pas descendu comme les types de la sécurité nous l’ont demandé.
(Florine l’écouta jusqu’au bout puis fonça tête baissée vers l’escalier.)
Kévin : Florine ! N’y vas pas toi non plus, ça pourrait être… Dangereux.
(Il relâcha les épaules et arrêta de crier car il savait qu’elle ne l’entendait plus. Grégoire passa à son tour à côté de lui en courant. Les deux garçons se regardèrent mais n’échangèrent pas le moindre mot.)
Seb : Kof kof… On est trop près de la fumée Sylvain, il faut qu’on s’en aille sinon on va, kof kof étouffer !
Sylvain : Je vois quelque chose là bas.
Seb : Quoi ?
Sylvain : C’est, kof kof, la sortie de secours, la porte est grande ouverte ! Il n’y a pas d’obstacle !
Seb : Alors c’est kof kof, sans doute à cause de la fumée qu’ils nous ont interdit de passer par là. Kof…
Voix : Seb ! Sylvain !
Voix2 : Où êtes vous ?
Seb : Hein ? Sylvain j’entends Florine et Grégoire qui nous cherchent !
Sylvain : Kof kof ! Florine ! Greg ! On est là !
Voix2 : C’est Grégoi… kof kof kof !
Voix : Tu les as entendu ? Où sont ils ?
Sylvain : Ici !
Seb : (il attrapa le bras de Sylvain) Viens on rebrousse chemin !
(Ils rejoignirent leurs deux amis, eux aussi incommodés par la fumée.)
Florine : Kof kof, il faut sortir d’ici…
Agent Chase : A vous voilà ! Vous êtes dingues ou quoi les enfants ? Venez, il faut évacuer l’étage au plus vite !
Sylvain : Monsieur, kof kof, il y a l’issue de secours là bas, je l’ai vu elle n’est pas du tout obstruée, c’est la fumée qui fait peur mais kof kof…
Agent Chase : Nous prendrons les escaliers normaux ! Aller venez c’est un ordre ! Passez devant je vous garde à l’œil !
(Escortez par le vigile Chase ils descendirent tous les étages au pas de course jusqu’au rez de chaussée.
Pendant ce temps devant le magasin de pokémon de compagnie deux hommes en noir rejoignirent ceux qui avaient déjà l’air louches.)
Homme1 : Vous n’avez pas été repérés ?
Homme2 : Non, on a eu de la chance deux guignols se sont lancé dans un combat pokémon dans le cinéma, une diversion parfaite !
Homme1 : Nickel, faisons vite. Comme prévu le vendeur n’a pas verrouillé sa boutique au cas où les pompiers devraient évacuer les pokémon.
Homme3 : Eh eh, c’est nous qui allons les évacuer !
Homme1 : Du calme numéro trois. Allons y grouillons nous avant qu’un des agents de la sécurité nous remarque !
(Les cinq hommes rentrèrent dans le magasin en vitesse et l’un d’eux sorti de son sac à dos un cinquantaine de pokéball.)
Homme1 : Au boulot, et n’oubliez pas de jeter vos imperméables dans la beine à ordure, qu’on ne se fasse pas remarquer en sortant du centre commercial.
(Alors que les hommes remplissaient leurs pokéball nos quatre amis étaient déjà arrivés au rez-de-chaussée.)
Agent : Dans le calme s’il vous plaît ! Les pompiers vont arriver !
Florine : (elle venait juste de sortir de l’immeuble et se retourna vers les étages.) Il y a de la fumée, les explosions ont enflammé quelque chose.
Seb : Si l’incendie se propage ça va être une catastrophe pour la ville…
Agent Chase : Paul voilà les pompiers et la police !
Agent Paul : Ah ! Enfin de l’aide !
(Les pompiers descendirent en masse du camion rouge à peine arrêté devant le bâtiment. Ils étaient accompagnés de carapuce et de carabaffe.)
Pompier : C’est grave ? Il faut qu’on sorte les tortank ?
Agent Chase : Je ne pense pas, c’est au dernier étage vous devez monter pour vérifier !
Agent Paul : Et il faut vérifier que tout le monde a évacué les lieux…
Pompier : Ca marche ! Les gars en avant, garder les ball des tortank avec vous !
Agent Paul : (qui insistait) Ce n’est pas qu’une question de sécurité : s’il reste des gens là dedans il y’a un risque de pillage.
Agent Jenny : (elle venait de sortir d’une voiture de police) Ca on s’en occupe !
(Elle fit signe aux autres policiers de suivre les pompiers dans le bâtiment.)
Agent Jenny : Interdiction d’aller à l’étage de l’explosion ! Laissez les pompiers s’en charger !
(Les quatre jeunes dresseurs regardaient la scène avec des airs penauds. Seul Greg regardait les alentours avec plus d’attention.)
Greg : Je ne vois pas les trois types de tout à l’heure…
Policier : Reculez messieurs dames, s’il vous plaît ! Eloignez vous du bâtiment ! Respectez le périmètre de sécurité !
(Nos quatre amis reculèrent avec le reste de la foule mais gardaient les yeux rivés sur la grande porte. Ils virent les pompiers et quelques policiers sortirent avec une dizaine de personne, tous divisés en petits groupes de deux. Il y avait un couple et tous les autres étaient des hommes. Un peu plus tard un policier ramena un caninos au poil frisé dans ses bras et une femme hurla en se jetant vers lui : « Mon ruby ! Où tu étais ! Maman était folle d’inquiétude ! ». Greg se pencha vers Florine qui regardait la scène en compatissant pour le pauvre caninos qui avait sûrement profité de la paniquer pour essayer d’échapper à sa maîtresse trop possessive.)
Greg : Les trois hommes de tout à l’heure je ne les ai pas vu ressortir.
Florine : Quoi ? (Elle regarda rapidement aux alentours mais la foule devenait trop dense.)
Florine : C’est bizarre en effet mais avec le monde qu’il y’a on les a peut être simplement perdu de vu.
Seb : (les sourcils légèrement froncés) C’est étrange…
Greg : Oui Sébastien ?
Seb : Il est un peu râté leur attentat… Regardez plein de pompiers reviennent tranquillement avec leurs pokémon et ils n’ont l’air ni brûlés ni mouillés par l’eau des carapuce.
Florine : Ca… C’est vrai que l’explosion a affolé tout le monde mais dans le fond il n’y a rien de grave.
(Les gens paraissaient soulagés et Sylvain lui marmonna quelque chose à propos d’un combat qu’il n’avait pas pu finir. Pendant ce temps à l’étage où se trouvaient précédemment Florine et Grégoire les policiers continuaient de fouiller les lieux.)
Policier : Agent Jenny il n’y a personne ici !
Agent Jenny : Parfait magasin suivant !
(Alors qu’elle s’approchait du magasin qui vendait des pokémon une odeur de plastique brûlé attira son attention. Elle leva les yeux vers le haut du mur et remarqua une boîte noire complètement fondue qui dégoulinait le long du mur.)
Agent Jenny : Mais c’est une caméra de surveillance de magasin… Qu’est ce qui lui est arrivée ? On n’a pourtant pas signalé d’explosion à cet étage, ni incendie…
Policier : RAS agent Jenny ! Le magasin de pokémon est vide, même les pokémon ont été évacué.
Agent Jenny : Quoi ? Impossible ! Aucun pompier n’en n’a parlé et je n’ai vu aucun d’entre eux avec des pokémon ou des pokéball !
Policier : Hein ?
Agent Jenny : (les sourcils froncés) A tous les coups…
(Elle rentra en trombe dans le magasin, regarda autour d’elle et s’écria)
Agent Jenny : Ils ont été volés !
(Plus tard, dans la soirée, Sylvain, Florine, Seb et Greg étaient rentrés au centre pokémon et se remettaient de leurs émotions. Ils s’étaient attablés à la cantine du centre, près de la télévision au cas où ils parleraient de l’attentat du centre commercial. Effectivement, le premier reportage du journal télévisé de 20h sur pokéchannel lui était consacré.)
Seb : Ah ça y’est ! Chut écoutez !
Présentatrice : …L’attentat qui a eu lieu en début d’après midi n’a pas fait de victime. D’après les pompiers qui se sont rendus sur place les explosions provenaient de bombes artisanales placées sur le toit et au dernier étage du centre commercial dans les toilettes du cinéma. Les policiers qui ont constatés la faible puissance des explosions ont conclu à un acte de pur vandalisme et non un attentat visant la population ou la destruction du bâtiment. Outre quelques vols ponctuels de bijoux et dans les rayons électroniques, la police a signalé un vol massif de pokémon dans un magasin du troisième étage. Au total cinquante-huit pokémon ont disparus, parmi eux des pokémon très rares venus des autres régions : un ptivari, un mime junior, un galekid, un azurill, un couple de pijako, deux lippouti et un fouinette shiney. La liste complète sera rendue publique par la police prochainement dans les journaux et les commissariats. La police soupçonne fortement la Team Rocket d’être à l’origine de ce vol voir même à l’origine des explosions provoquées au dernier étage. La thèse de la police serait que les voleurs, après avoir déclenchés les bombes au dernier étage, seraient passés par l’escalier de secours qui paraissait pourtant obstrué par l’incendie pour rejoindre le magasin qui vendait des pokémon sans être vu.
Seb : (dans un murmure.) Alors c’est ça… Les bombes, ce n’étaient…
Florine / Sylvain : Qu’une diversion.
Seb : Oui.
Greg : (le regard sombre.) Il faut dire qu’elle était plutôt réussie.
Infirmière Joëlle : (dans un soupir) Encore un vol de pokémon… Ca n’arrête pas. Dans les autres villes il paraît qu’il y a des attentats régulièrement, mais à Céladopole ce sont les cambriolages. A Kanto cette ville est surnommée la caverne d’Ali l’Abra ou la ville magasin quand ce n’est pas Shopping-city. Mais qui attire les clients attire aussi les voleurs, et comme la Team Rocket est en train de se reformer ils ont besoin de beaucoup de fournitures et de pokémon. A Doublonville c’est la même chose. Dans les souterrains de la ville le marché noir est dirigé par la Team d’après ce que m’ont dit l’agent Jenny et l’infirmière de là bas.
Sylvain : (tourné vers ses amis) Il faut qu’on les retrouve !
Florine : De quoi tu parles ?
Sylvain : Les pokémon volés ! Nous devons partir à leur recherche tant que nous sommes ici !
(Les trois autres se regardèrent et c’est Grégoire qui se décida à parler sur un ton assez paternaliste.)
Greg : Sylvain, c’est très courageux et gentil à toi de vouloir retrouver ces pokémon mais crois moi, ils doivent déjà être loin…

A suivre…
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