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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 48
Nom de l'œuvre : Nouvelle Génération Tome II : Les trois héritiers Nom du chapitre : Les trois cousins de Greg :
Écrit par Tracy Chapitre publié le : 24/12/2009 à 12:28
Œuvre lue 83319 fois Dernière édition le : 14/12/2010 à 02:03
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Chapitre 48

Les trois cousins de Greg

(A la poursuite du chasseur de primes qui avait tenté de les tuer, Sylvain, Seb, Grégoire et Florine arpentaient la campagne. Heledelle scrutait la zone depuis le ciel et les quatre dresseurs arrivaient à repérer des empruntes de pas et des taches de sang laissés par le fuyard.)
Greg : Comment se fait-il qu’il perde autant de sang ?
Florine : Il ne fait que courir depuis ce matin, ça fait circuler le sang et vu que Seb lui a explosé le nez…
Sylvain : Pourtant il a volé la trousse à pharmacie de Seb.
Florine : Tu saurais soigner un nez cassé toi ?
Sylvain : Euh… Non.
Florine : Bah voilà. Si sa blessure le gêne beaucoup il va chercher un endroit où on pourra le soigner.
Seb : Ce n’est pas bête ce que tu dis mais là il ne va pas en direction de Parmanie, or il n’y a que là bas qu’il pourra trouver un médecin et une pharmacie. Et il ne se trompe pas de direction, je me suis aperçu qu’il avait aussi volé ma carte de Kanto.
Miaouss : Vous ne réfléchissez vraiment pas comme des fugitifs !
Greg : (avec un regard dédaigneux) Parce que NOUS nous ne sommes pas des bandits échappés de prison, nous sommes d’honnêtes citoyens !
Miaouss : Causes toujours !
Florine : Miaouss a raison, quand nous avons fui de Céladopole pour échapper aux rockets, nous avons emprunté des chemins moins fréquentés mais on a aussi évité d’aller directement à Parmanie. Cet homme fait la même chose ! Alors il faut qu’on se pose la question suivante : si nous avions été blessés pendant la bataille de Céladopole qu’aurions nous fait ?
Seb : Personnellement je serais allé au centre pokémon le plus proche… Mais le problème ne se pose pas j’ai mon infirmière personnelle. (Il fit un clin d’œil à Florine qui soupira d’agacement.)
Florine : En admettant que tu n’es ni centre pokémon ni infirmière à disposition que ferais tu ? N’oublies pas : tu es recherché par la police, les rockets ou l’ARCU.
Sylvain : Pourquoi pas le KGB ou la CIA tant que t’y es ?
Florine : (énervée) Vous ne pouvez pas être sérieux trente secondes ?
Miaouss : Tu vas te faire soigner chez des complices !
Seb : Mais oui ! Si je suis dans la mouise jusqu’au cou je vais chez des amis ! Le temps que les gens qui me recherchent fassent le tour de mes connaissances dans la région j’aurais déjà mis les voiles.
Florine : Donc notre chasseur se dirige probablement vers un repaire de la Team Rocket…
Greg : (inquiet) Tu plaisantes là ?
Hell ! Hell ! Hi ! Hi !
Sylvain : Ton heledelle l’a repéré !
(Les quatre dresseurs et Miaouss levèrent la tête vers heledelle qui poussait des cris d’alertes. Il reprit ensuite son vol vers le Nord-Est. Les yeux rivés sur le pokémon aérien, les quatre dresseurs le suivirent. Le ciel s’assombrissait de plus en plus car le soleil était en train de se coucher. Alors qu’ils traversaient un petit bois, heledelle se retrouva caché par la cime des arbres, impossible de suivre sa trace.)
Florine : Je ne le vois plus.
Sylvain : Je crois qu’il allait encore plus vers le Nord.
Seb : À mon avis on ne va pas tarder à sortir du bois.
Miaouss : Miaw, j’ai mal aux pattes… Eh je crois que le blondinet à raison, il n’y a plus d’arbres là bas !
(Ils rejoignirent la zone non boisée que Miaouss montrait de la patte dans l’espoir de retrouver heledelle, mais une fois sortis du bois la surprise les stoppa net.)
Seb : C’est une route !
Florine : Hum… Il y a bien des traces de voitures mais j’ai plutôt l’impression que c’est un chemin de terre.
(Seb leva les yeux et vit un panneau accroché aux arbres : « Propriété privée ».)
Sylvain : Il y a des traces de pas sur le sol, c’est sûrement le chasseur de primes !
(Sylvain pointa son doigt vers l’Est. Florine suivit le geste de Sylvain puis leva les yeux vers le ciel. Elle vit heledelle en train de tourner en rond autour d’un point précis, il avait repéré sa cible.)
Florine : C’est bien par là.
Sylvain : On a plus qu’à suivre cette route. Je suis sûr qu’on le rattrapera vite, il doit être épuisé !
Miaouss : Moi aussi je suis épuisé !
(Les quatre ados n’eurent pas besoin de courir longtemps, un manoir gigantesque se dessina devant eux dans la lumière du crépuscule. Ils furent obligés de s’arrêter à une centaine de mètres du manoir car de hautes grilles en fer forgé se dressaient devant eux. Derrière la barrière s’étendait un immense parc qui encerclait la bâtisse. Au dessus du parc, heledelle continuait de voler en cercle mais cette fois ci il regardait son maître planté devant la grille.)
Seb : (Il s’approcha de l’immense grille.) Les empruntes s’arrêtent ici, il est sans doute rentré dans ce parc.
Sylvain : (épaté) Vous avez vu la taille de cette maison ?
Seb : A côté de celle là, la villa de Grégoire à Lavandia ressemble à une baraque à frites.
Florine : C’est un manoir. Les rockets ne se privent pas on dirait.
Greg : (il clignait des yeux) Je connais ce manoir…
Seb : Qu’est ce que tu dis Grégoire ?
Greg : Oui… Oui j’en suis sûr, ce manoir appartient à ma famille !
(Ils se tournèrent tous vers lui avec une expression de surprise.)
Florine : Quoi ?
Greg : C’est le manoir familial, construit par mon arrière-arrière grand père.
Seb : Tu es bien sûr de toi ?
Greg : Oui. Je ne suis venu qu’une fois quand j’étais tout petit, pour l’enterrement de mon arrière grand-mère qui possédait cette demeure. Il y’a un tableau chez moi qui représente ce manoir, c’est exactement la même image que sur la peinture.
Sylvain : Si tes arrière-grands-parents sont morts, a qui appartient cette maison maintenant ?
Greg : Voyons… C’est l’un de leur trois fils qui a dû en hériter, en fait ils avaient quatre enfants : mon grand père Pierre-Antoine, Marguerite…
Sylvain : Qui s’est Marguerite ?
Greg : La grand-mère de Jacob. Il y’a ensuite Pierre-Edouard l’ancêtre de cette gargouille de Marie et pour terminer François.
Seb : Et lui il a eu des descendants ?
Greg : (les yeux fixés sur le manoir.) Oui, un fils unique puis un petit fils.
Sylvain : Alors, on rentre ou pas ?
Florine : Ce n’est pas prudent, tu te rappelles ce qui s’est passé à Céladopole ?
Miaouss : Moi je dis : on fait demi tour et on va à Parmanie directement. Cette maison est lugubre, elle me donne la chair de galifeu…
Greg : Non. (Tout le monde se tourna vers Grégoire.) Je veux tirer cette histoire au clair. Ce manoir appartient à ma famille depuis des générations, je veux savoir ce qui se passe ici. D’abord le casino de mon oncle, ensuite ça…
(Il fronça les sourcils et posa la main sur la grille : elle était fermée. Il tourna la tête et vit un interphone. Alors qu’il allait appuyer sur le bouton un bruit de moteur le fit se retourner.)
Seb : Une voiture arrive.
Miaouss : Elle entre dans le sentier, ce sont des visiteurs pour le manoir !
Florine : (dans un réflexe elle attrapa le bras de Sylvain et celui de Seb) Cachons nous ! Viens Miaouss, Greg dans les buissons !
(A contrecœur Grégoire se cacha derrière une grande haie avec ses amis. Seb repéra un trou dans le feuillage et il jeta un coup d’œil. Il pouvait voir la voiture noire, aux vitres teintées, s’avancer jusqu’à la grille. Il entendit un bruit de vitre qui se baissait. Un bras sortit de la voiture et un doigt se posa sur l’interphone. Ils étaient trop loin pour comprendre ce que disait le visiteur mais quelques secondes plus tard la grille s’ouvrit. Seb eut alors un réflexe.)
Seb : C’est le moment d’entrer sans être vu !
Greg : Quoi ? Mais enfin…
Florine : (elle poussa son ami) Dépêches toi !
(Ils se faufilèrent discrètement jusqu’à la grille pendant que la voiture s’avançait dans l’allée. Ils pénétrèrent dans l’immense jardin de la propriété avant que les grilles ne se referment. Miaouss regardait toujours la maison avec un œil méfiant, les humains eux semblaient fascinés par le décor. Grégoire néanmoins ne semblait pas de très bonne humeur.)
Greg : Vous êtes gonflés ! Entrer sans s’annoncer c’est vraiment…
Florine : Grégoire on ne sait pas ce qu’il y’a dans ce manoir ! Je voudrais qu’on examine les alentours d’abord.
Seb : On dirait que la voiture est partie de l’autre côté de la maison, il y a peut être un garage là bas... Regardez on voit la porte d’entrée de loin. Tiens là bas il y a un cabanon de jardin…
Sylvain : Vous entendez ? Une deuxième voiture.
(Ils se cachèrent à nouveau entre les arbustes du jardin. Une autre voiture, grise cette fois mais également avec des vitres teintées, s’avança dans l’allée. Ils la regardèrent passer et cette fois Grégoire retourna d’un pas décidé vers l’interphone.)
Seb : C’est pire qu’une autoroute ici.
Florine : Non Grégoire ne fais pas ça !
Greg : Je vais me gêner. (D’un geste théâtral il poussa le bouton de l’interphone.)
Florine : Abruti !
(Florine, enragée, voulut se jeter sur lui pour l’étrangler et lui arracher les mains mais Seb la retint avec fermeté. Une voix s’éleva alors dans l’interphone.)
Voix : Qui dois je annoncer ?
Greg : (ni décontenancé ni même surpris) Je suis Grégoire Alexandre Pierre-Antoine Richemont, fils de Pierre Bernard Richemont lui-même fils cadet de Pierre Antoine De Richemensueur. Mon arrière grand père, Jean-François De Richemensueur était le propriétaire de ce domaine, je voudrais rencontrer son possesseur actuel.
Voix : Je vais transmettre votre requète.
Sylvain : (avec une grimace) C’est quoi cette phrase à ralonge ?
Florine : La bourgeoisie hoennienne c’est vraiment n’importe quoi. Tu peux me lâcher Seb, le mal est fait de toute façon…
Seb : Je crois Flo que le mot approprié n’est pas bourgeoisie mais aristocratie.
Florine : (de mauvaise humeur) Et alors ? Le système féodal est aboli depuis des siècles que je sache.
Voix : Monsieur De Richemensueur va vous recevoir, Monsieur Richemont.
(Florine qui avait remarqué la différence de ton entre les deux noms se dit pour elle-même qu’il y’avait quand même dans certains milieux des vieux restes de la hiérarchie féodale qui s’incrustaient solidement comme des kokiyas sur un récif.
Les quatre dresseurs regardèrent la grille s’ouvrir une troisième fois et cette fois ils suivirent le sentier sans se cacher. Ils arrivèrent devant l’escalier en marbre qui menait à l’entrée principale. Comme la première voiture, l’automobile grise avait disparue. Un majordome sans sourire vint ouvrir la porte. Il s’écarta d’un pas raide et se colla contre la porte. Alors que nos quatre amis regardaient le majordome sans oser grimper les escaliers une voix, très différente de celle de l’interphone raisonna dans le hall d’entrée. Cette voix était plus jeune, plus chaleureuse mais aussi d’une grande élégance.)
Voix : Merci John. (Le jeune homme qui venait de parler apparut alors en haut des marches. Pas de doute c’était un De Richemensueur : il avait les cheveux brillants, noirs de jais, un visage aux traits fins et réguliers, des yeux d’un bleu profond comme l’océan ainsi qu’un petit sourire irrésistible. Le garçon qui se tenait devant eux était plus grand, plus costaud et sans doute beaucoup plus âgé que Grégoire. Il avait un regard plus doux et moins arrogant que Greg mais tout aussi séducteur. Avec son costume hors de prix qui mettait en valeur sa carrure imposante et son petit mouchoir de soie rouge dépassant de sa poche de veste, il avait une allure de James Bond. Il gardait les mains dans ses poches et cela ne lui donnait pas un air vulgaire, juste décontracté.)
Garçon : Sois le bien venu Grégoire, mon cher cousin.
Greg : (avec un sourire) Adam… C’est bien toi ?
(Greg, l’air confiant, monta les escaliers pour se mettre à la même hauteur que le jeune homme. Ce dernier serra la main de Grégoire avec toute la courtoisie nécessaire.)
Adam : Eh oui c’est bien moi. Nous ne sommes pas vu depuis… Oh, six ans peut être ? Tu n’étais encore qu’un enfant à cette époque, tu es si élégant aujourd’hui.
Greg : (un peu gêné) Tu trouves ? Je voyage depuis deux ans, je suis dans un état… Je suis sincèrement désolé, je ne pensais pas passer par ici sinon je me serais changé et je serais passé au coiffeur. (Ses trois amis et Miaouss étaient en train d’halluciner, Grégoire avait l’air si simplet à côté d’Adam.)
Greg : Pardon j’en oublie les usages, je voyage avec des amis. Laisses moi te présenter : Sébastien Lavandson, Florine Léon et Sylvain Ketchum. Ah oui, j’oubliais Miaouss.
(Le pokémon semblait vexé que Grégoire l’ait oublié mais ce dernier ne s’y interessa absolument pas, il avait toujours du mal à accepter Miaouss.)
Miaouss : Je ne compte pas pour du beurre le pantouflard !
Greg : (agacé) Je t’avais oublié, ça peut arriver non ?
Adam : (fasciné) Un Miaouss qui parle… Voilà quelque chose d’extraordinaire.
Miaouss : Miaw, merci ! Je sais que je suis génial.
Adam : Et avec de l’humour en plus ! Fantastique ! Grégoire entres donc avec tes amis. Tu vas me raconter ce qui t’as amené si près de ma demeure. John, faites préparer du thé et quelques amuses-bouches et amenez les dans le petit salon.
(Adam prit la tête de la marche et mena les quatre enfants et Miaouss à travers son manoir. C’était un vrai labyrinthe mais Adam semblait le connaître comme sa poche. Il marchait côte à côte avec Grégoire et tous les deux riaient avec bonne humeur en parlant du temps où Grégoire n’était pas plus haut qu’un poussifeu. Lorsqu’ils arrivèrent au petit salon, Seb fit un bond et se demanda comment il pourrait y avoir un grand salon alors que cette pièce faisait deux fois la taille de son propre salon.)
Sylvain : (en s’asseyant sur un canapé hors-de-prix) Il y a au moins un cousin de Greg qui est sympa, pas vrai Flo ?
(Florine semblait sceptique, elle connaissait Grégoire, Marie, Jacob… Comment ces êtres aussi antipathiques pouvaient-ils avoir un cousin aussi courtois et séduisant ? Il y avait serpang sous roche et puis les traces de pas de Derek dans la boue du sentier l’intriguaient encore. Les quatre autres en revanche semblaient avoir déjà oublié le chasseur de primes : Sylvain salivait d’avance en pensant aux petits fours que le majordome allait apporté, Seb ne revenait toujours pas de la taille du « petit » salon, Miaouss était prêt à s’endormir sur un coussin en velour rouge et Grégoire assis en face d’Adam était encore plus bavard qu’un pijako.)
Miaouss : (à l’intention de Grégoire) Miaw si toi aussi tu as autant de pognon je crois qu’on va mieux s’entendre tout d’un coup !
Grégoire : Ne sois pas vulgaire Miaouss ! Je suis navré Adam mes amis ne sont pas…
(Greg cherchait ses mots. Il jeta un regard outré à Sylvain qui s’était vautré sur le canapé sans qu’Adam lui en ait donné l’autorisation. Adam sourit chaleureusement à son cousin.)
Adam : Allons Grégoire ce n’est pas grave. Je vous en pris asseyez vous.
(Il désigna d’un geste galant un canapé pour que Florine puisse s’asseoir. Grégoire s’assit à côté d’elle, face à Adam qui était assis sur le même canapé que Seb. John apporta le thé et les petits fours à la vitesse d’un insécateur, à croire qu’il avait déjà tout préparé à l’avance et caché la nourriture derrière une des statues qui garnissaient les couloirs.)
Adam : Merci John, tu peux disposer.
John : Vous ne désirez pas que je fasse le service Monsieur ?
Adam : Mais non je peux le faire. Tu as beaucoup de travail ailleurs n’est ce pas ?
(John regarda son patron dans le blanc des yeux puis il s’inclina avant de s’éloigner.)
John : Bien Monsieur… (Florine qui avait attentivement regardé la scène semblait intriguée mais elle fut sortie de ses pensées par Adam qui commençait à verser son thé avec un parfait doigté.)
Adam : Les dames d’abord. Il est malheureusement trop rare que je reçoive de si belles jeunes filles en ce manoir.
Greg : (avec un sourire amusé) Je n’en crois rien !
Adam : Hélas si Grégoire, j’ai bien trop de travail et pas assez de loisirs.
(Quand il eut rempli toutes les tasses, Adam s’installa plus confortablement dans le canapé et prit une pause décontractée.)
Adam : Alors que me vaut cette visite surprise ?
Greg : Eh bien en fait…
(Florine lui donna un coup de pied pour l’inciter à ne pas révéler à Adam les évènements des temps derniers.)
Adam : Oui ?
Greg : Nous nous sommes perdus. C’est idiot je sais mais au moment où nous nous sommes décidés à regarder la carte, nous avons aperçu le manoir et je l’ai immédiatement reconnu.
Adam : Je suis content que tu aies sonné à ma porte. Ca me fait plaisir de voir un visage familier ! Vous étiez en route pour où ?
Greg : Nous allions à Parmanie.
Adam : Une ville magnifique et pithoresque. Il m’arrive d’y aller quand j’ai du temps libre... Je ne sais pas si Grégoire vous l’a dit mais nous descendons d’une très vieille famille aristocratique hoennienne, mais quand notre arrière arrière grand-père est venu visiter cette partie de Kanto, il est littéralement tombé amoureux de la région, c’est pour cela qu’il a fait construire ce manoir ici, à la lisière de la forêt.
Greg : Je ne connaissais pas cette histoire, je croyais qu’il s’était installé ici pour des raisons financières.
Adam : Certes c’est pour ça qu’il est venu à Kanto. Cependant pour ses affaires il aurait mieux valu qu’il s’installe à Safrania ou Céladopole. Au fait pourquoi allez vous à Parmanie si ce n’est pas indiscret ?
Greg : (avec un mouvement désintéressé.) Oh pour le badge de l’arène… Sylvain est un dresseur pokémon, il veut participer à la ligue du Plateau Indigo.
Adam : Je vois, alors vous venez de Céladopole. As-tu remporté le badge Prisme ? Je ne m’intéresse pas beaucoup aux combats pokémon mais le badge Prisme est le plus beau de tous. Peut être parce qu’Erika est aussi la plus belle championne de Kanto ?
(Sylvain, Florine et Seb échangèrent un regard nerveux tandis qu’Adam avait l’air d’attendre qu’on lui montre le fameux badge.)
Sylvain : Euh… Eh bien, en fait…
Florine : (en s’élançant au secours explicatif de Sylvain) Nous n’avons pas pu affronter Erika, elle devait s’occuper d’une plante rare et ne voulait pas affronter Sylvain pour l’instant. Alors il s’est un peu énervé après elle et Erika nous a chassé. Nous avons préféré reprendre la route.
Adam : Comme c’est dommage… J’espère qu’elle vous pardonnera vite, j’ai ouïe dire que le badge Prisme était obligatoire pour participer à la Ligue Pokémon. Rassurez vous la championne de Parmanie ne refuse jamais un combat, c’est une femme de caractère. Il faudra que je l’invite au manoir un jour…
(Soulagé, Sylvain engloutit les derniers petits fours pour destresser. Florine fit un sourire qui ressemblait à une grimace, elle aussi était soulagée d’avoir évité le sujet Céladopole. Elle commençait aussi à comprendre que comme Grégoire, Adam avait l’air d’apprécier les jolies filles.)
Adam : (il reposa sa tasse de thé avec un air solennel.) Bien. Il va falloir que je retourne travailler mais avant laissez-moi vous inviter à passer la nuit dans mon manoir.
Seb : (avec un sourire franc) On ne voudrait pas s’imposer.
Adam : Allons, vous n’allez tout de même pas reprendre la route à cette heure ? Même si vous marchiez toute la nuit vous n’arriveriez pas à Parmanie demain matin. Je préfère savoir que mon cousin dort au chaud. Nous les De Richemensueur ne faisons pas de bons aventuriers.
(Florine lança un bref regard à Greg en retenant un « Ca j’avais remarqué. ». Alors qu’elle fixait son attention sur Adam et Grégoire. Miaouss croisait les doigts pour que ses amis acceptent l’invitation. Greg quant à lui ne pouvait pas refuser un bon lit, une grande baignoire et un miroir pour se peigner, Adam avait raison : il ne faisait pas un bon aventurier.)
Greg : Ce sera avec plaisir Adam, nous acceptons ton invitation.
Adam : Parfait. Ma gouvernante va vous amener jusqu’à vos chambres.
(Il les invita à sortir du petit salon. Une fois encore ils arpentèrent les tortueux couloirs du manoir mais cette fois ils restèrent au premier étage. Adam s’arrêta devant une grande porte en bois ornée de gravures.)
Adam : Voici mon bureau. Si vous me cherchez, venez frapper à cette porte et si je ne réponds pas appuyez sur ce bouton. (Il montra le bouton rouge d’un interphone à droite de la porte puis lui-même appuya sur le bouton. Une voix féminine répondit.)
Voix : Monsieur ?
Adam : Géraldine pourriez vous monter jusqu’à mon bureau, j’ai quatre… Non cinq nouveaux invités pour cette nuit. Il faut les escorter jusqu’à leurs chambres. Choisissez celles de l’aile Est, au deuxième étage pour qu’ils soient au calme.
(La voix mit un certain temps avant de répondre comme si elle réfléchissait.)
Géraldine : Entendu Monsieur, je monte immédiatement.
(Seb se demanda pourquoi Adam voulait qu’ils soient « au calme ». Le manoir était ultra silencieux et la taille du jardin les protégeait de tout problème de voisinage.)
Adam : (avec un beau sourire) Je dois vous laisser maintenant. J’espère pouvoir diner avec vous mais je ne peux rien promettre… En attendant vous pouvez aller vous détendre dans vos chambres, John vous informera lorsque le diner sera prêt. Bonne soirée.
(Il les salua poliment de la tête et entra dans son bureau tandis que des pas pressés résonnaient dans les escaliers. Une femme d’une quarantaine d’années se pressa vers eux puis s’inclina.)
Géraldine : Je suis la gouvernante de Monsieur De Richemensueur, permettez moi de vous amener jusqu’à vos chambres… (Elle releva la tête et quelque chose sembla la perturber.)
Géraldine : Vous n’êtes que quatre ?
(Miaouss un peu agacé se doutait que cette remarque le visait.)
Miaouss : Vous ne savez pas compter ? (La gouvernante cligna des yeux et baissa le regard sur le pokémon. Elle croyait avoir mal entendue, ça ne pouvait pas être ce Miaouss qui venait de parler.)
Miaouss : (sur un ton sec) Miaw alors elles sont où ces chambres ?
(Géraldine vit la bouche du pokémon bouger, la voix nasiarde venait bien de sa gueule il n’y avait aucun doute à avoir.)
Géraldine : (perplexe) Ab beuh, oui… Oui tout de suite.
(Elle s’inclina pour s’excuser puis tourna les talons pour les emmener au deuxième étage. Une fois arrivés à l’étage supérieur elle les fit entrer dans le couloir menant à la partie Est du manoir. Devant eux s’étendait un long corridor avec des portes parallèles les unes aux autres. Elle s’arrêta devant la première porte et l’ouvrit.)
Géraldine : Voici votre chambre monsieur Richemont.
(Il entra, ébloui par la richesse de l’intérieur de la chambre, il avait l’impression de vivre un rêve. Géraldine fit une mini-révérence à Grégoire avant de retourner dans le couloir où étaient restés les quatre autres.)
Géraldine : Si vous voulez bien me suivre. (Sur le mur d’en face elle ouvrit une autre porte et proposa la chambre à Sylvain avant de ressortir rapidement et d’aller à la porte voisine pour montrer la chambre de Seb. Cette fois elle rentra dans la pièce et ouvrit une porte sur le mur de gauche qui menait à la salle de bain commune aux deux chambres Les trois gamins n’en revenaient pas, plus qu’une baignoire c’était un vrai jacuzzi qui se trouvait à l’intérieur.)
Géraldine : Cela dérange-il ces messieurs de partager la même salle de bain ?
Seb : (il s’empressa de répondre en regardant avec un désir brûlant le jacuzzi.)Pas du tout !
(Elle sortit des chambres jumelles et s’en alla jusqu’à la porte la plus éloignée dans le couloir. La décoration de la quatrième chambre était beaucoup plus coquette et délicate que dans les autres qui dégoulinaient de luxe et de dorures.)
Géraldine : Voici la chambre de mademoiselle. (Elle jeta un coup d’œil inquiet au pokémon.)
Géraldine : (gênée) Et… Et pour vous monsieur Miaouss, je…
Florine : Ne vous inquiétez pas, je veux bien partager ma chambre avec Miaouss, s’il accepte bien entendu.
(Miaouss brûlait d’envie d’avoir sa propre chambre et d’enquiquiner la pauvre gouvernante mais la chambre de Florine avait l’air si chaleureuse et si confortable, sans parler de la salle de bain qui, même de loin, paraissait trois fois plus grande et plus luxueuse que celle de Seb et Sylvain.)
Miaouss : Ouaip, miaw, ça m’ira très bien de dormir avec la gamine.
Géraldine : (elle réprima un soupire et s’inclina.)J’espère que ces messieurs dames sont satisfaits. Puis je me retirer ?
Florine : (un peu surprise par la question) Oui bien sûr.
Géraldine : Merci mademoiselle. Si vous avez besoin de quelque chose il y a une sonnette dans chaque chambre. Bonsoir. (Elle repartit si vite qu’on aurait dit qu’elle allait recevoir un coup de fouet pour chaque seconde perdue à ne pas travailler.)
Seb : (ébloui par tant de richesses) Wouah ça c’est le grand luxe !
(Il se laissa tombé sur le lit de Florine qui aurait pu accueillir quatre personnes adultes.)
Miaouss : Miaw tu l’as dit !
(Il bondit sur un canapé encore plus grand que ceux du petit salon tandis que Florine se penchait vers Seb les sourcils légèrement froncés.)
Florine : C’est mon lit Seb.
Seb : (en souriant) Il est assez grand pour nous deux non ? Si tu veux Miaouss je te laisses ma chambre et je dors avec Florine cette nuit.
(Florine attrapa un oreiller et en donna un coup à Seb qui se protégea juste à temps avec ses bras tout en riant.)
Florine : J’aimerais que l’architecte de ce manoir s’occupe aussi des centres pokémon de toute la région.
Sylvain : On va s’installer Seb ?
Florine : Attendez vous deux !
Sylvain : (la main posée sur la poignet de la porte, il se retourna) Quoi qu’est ce qu’il y a ?
Florine : Vous ne vous rappelez pas pourquoi on est venu ici ?
Sylvain : Si, parce que c’est le manoir du cousin de Greg et qu’il voulait voir sa famille.
Florine : Mais non crétin, on est ici parce qu’on cherche le cinglé qui a voulu nous tuer ! Vous avez déjà oublié ?
Seb : Moi je n’ai pas oublié mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ça… (Il ne put s’empêcher de regarder autour de lui pour vérifier qu’il ne rêvait pas. Sylvain lui n’osait pas avouer à Florine qu’il avait effectivement oublié le vrai but de leur visite.)
Florine : Allez vous installer ensuite on se retrouve tous dans la chambre de Greg, il faut que je lui parle.
Seb : D’accord Flo, à toute à l’heure.
(Les deux garçons sortirent de la chambre et Florine se tourna vers Miaouss qui s’était endormi sur le canapé, les quatre pattes ne l’air. Il miaulait dans son sommeil.)
Miaouss : Jame, miaw… taille moi les griffes… Jessie, il arrive ce… miaw cocktail ? Miaw…
Florine : En voilà un qui s’accoutume vite au luxe. (Elle soupira, malgré tout le confort du manoir et la gentillesse d’Adam, elle n’arrivait pas à se sortir l’image de Derek, arme à la main, en train de menacer Grégoire et Sylvain.)
Florine : Où est il ce salaud ? (Elle finit par se rendre dans la salle de bain pour faire un brin de toilette et se promit à elle-même en voyant l’immense baignoire et la cinquantaine de bains moussant différents alignés qui l’hypnotisaient comme des alakazam, que plus jamais elle ne critiquerait Grégoire et sa folie des bains. Après s’être lavée, elle retourna dans la chambre. Miaouss dormait à poings fermés, elle laissa un mot sur la table basse puis sortit de la pièce. Depuis le couloir elle entendait des cris et des rires venant des chambres d’en face. Elle soupira comme une mère qui s’apprête à découvrir la nouvelle bêtise de son enfant et entra sans frapper dans la chambre de Seb. Sylvain et Seb, qui n’avaient investi les lieux que depuis une petite demi heure avaient déjà ravagé leurs chambres, leurs affaires étaient étalées par terre et les deux garçons s’étaient lancés corps et âmes dans une bataille de polochons. Un oreiller, victime de cette guerre cruelle, gisait déjà éventré sur le sol.)
Sylvain : Ya-ah ! Salut Flo, tu participes ?
Florine : Non je vous ai dit qu’on allait dans la chambre de Greg, alors arrêtez de faire les pitres et venez !
(Seb comme un caninos docile cessa immédiatement et suivi Florine dans le couloir. Sylvain soupira avant de les suivre. Ils frappèrent à la porte de la chambre de Greg mais personne ne répondit. Comme elle n’était pas verrouillée ils entrèrent, la chambre était déserte.)
Florine : Greg ?
(Ils refermèrent la porte derrière eux et commencèrent à examiner la pièce. C’était sans aucun doute la chambre la plus luxueuse des quatre. Comme la chambre de Greg faisait l’angle, depuis sa fenêtre il voyait le Sud du parc par lequel les quatre ados étaient arrivés. Il avait vue sur la grille, le sentier et le cabanon de jardin. Florine retrouva, perché dans un chêne près de la fenêtre, Heledelle qui somnolait. Elle comprit qu’il ne guettait plus Derek mais plutôt son dresseur et veillait sur sa chambre.)
Sylvain : Bah il est passé où Greg ?
(Un cliquetis de serrure se fit entendre et la porte de la salle d’eau s’ouvrit. Grégoire sortit de la pièce en peignoir, un air de béatitude extrême sur le visage.)
Greg : Aah… Rien de tel qu’un bon bain chaud et parfumé pour se remettre en forme et chasser tous ses soucis… Alors vos chambres vous plaisent ?
(Habituellement Grégoire aurait été gêné de se montrer ainsi vêtu devant ses amis mais cette fois il était sur son petit nuage de bonne humeur.)
Florine : Oui… Comme tout le reste ici c’est luxueux, confortable, PARFAIT… Mais comme je le disais à Seb et Sylvain tout à l’heure on est venu ici pour chercher le chasseur de primes.
Greg : (son sourire se brisa) Ah. Oui c’est vrai.
Florine : Greg heledelle est à ta fenêtre.
Greg : Mon nom est Grégoire et oui je sais qu’heledelle est à la fenêtre mais je ne peux pas le rappeler, sa pokéball est cassée tu te souviens ?
(Seb se tourna vers la fenêtre et chercha parmi les arbres pour voir heledelle.)
Florine : Je veux dire que ton pokémon suivait le chasseur de primes et voilà que tout d’un coup il se pose sur un arbre dans le parc d’Adam, là où s’arrêtent les traces de pas. Moi je pense que ce tueur est quelque part par ici.
Greg : (en rassemblant ses vêtements) Quoi ici dans le manoir ? Impossible.
Florine : Pourquoi impossible ? Ce manoir est tellement grand q…
Greg : Puisque vous voulez absolument parler de ça MAINTENANT, retournez vous que je puisse me rhabiller avec le peu de pudeur qu’il me reste.
(Grégoire avait perdu sa bonne humeur. Florine se retourna en soupirant et Sylvain se tourna également, les bras croisés, Seb lui était déjà tourné vers la fenêtre.)
Sylvain : Ce n’est pas nous, c’est Florine qui a remis le sujet sur le tapis.
(Tandis que Grégoire se rhabillait Florine continua son discours.)
Florine : Vous êtes tous inconscients, ce type à failli nous tuer et vous vous en fichez !
Greg : Je ne m’en fiche pas mais nous sommes ici dans ma famille, que peut-il nous arriver ?
Florine : Ta famille ? Même si ton cousin est le propriétaire avec tous les domestiques qu’il emploie peut-on être sûrs qu’ils sont tous dignes de confiance ? Et les deux voitures qu’on a vu, elles ne se déplacent pas toutes seules !
Greg : C’est bon vous pouvez vous retourner. J’en ai assez de te voir me parler de dos. (Florine soupira à nouveau et continua son monologue devant un Sylvain ignorant et un Greg incrédule.)
Florine : Ce manoir est si grand qu’on a croisé personne depuis notre arrivée. Si on a vu John et Géraldine c’est uniquement parce que ton cousin les a appelé, je trouve que ce n’est pas normal.
Greg : Ce que tu dis n’a aucun sens et aucun des éléments dont tu parles n’a de lien avec les autres.
Florine : (effarée) Mais enfin tu es bête ou tu le fais exprès ?
(Seb qui regardait toujours par la fenêtre plissa des yeux, il avait vu une lueur en passant devant la cabane à leur arrivée et maintenant c’était une lumière encore plus forte qui scintillait à la fenêtre de débarras. Lui qui gardait jusqu’alors le silence coupa la parole à Florine.)
Seb : Il y’a quelqu’un dans le cabanon de jardin.
(Les trois autres enfants regardèrent Seb.)
Seb/Greg : Derek.
Sylvain : Qui ? Moi je croyais que vous pensiez au chasseur de primes.
Seb : Derek est le chasseur de primes.
Florine : Allons le déloger.
(Heureusement, ils avaient un bon sens de l’orientation et réussirent à retrouver le hall d’entrée du manoir assez rapidement. Plutôt que de passer par la grande porte qui grinçait Grégoire leur indiqua une porte dérobée qui donnait sur le jardin. Ils sortirent discrètement et à pas feutrés se dirigèrent vers le vieux cabanon. Pendant ce temps au deuxième étage, dans la chambre de Florine, Miaouss se réveillait de sa sieste. Il s’étira puis fit le tour de la chambre avec ses yeux vitreux. Il se releva quand il réalisa qu’il n’y avait plus personne dans la pièce.)
Miaouss : Miaw Florine ? T’es là ?
(Il posa les yeux sur le bout de papier sur la table devant lui.)
Miaouss : Elle a laissé un mot pour moi… Le problème c’est que j’ai du mal à lire l’humain, « Je suis partie voir Greg dans sa chambre avec Seb et Sylvain. Tu peux m’attendre ou venir nous rejoindre. » Rejoindre ? Miaw, ouais c’est ça ! J’ai pas envie d’aller voir le morveux prétentieux. Je vais rester ici. Nan, en fait je vais visiter ce manoir, y a sûrement des trucs à voler… Miaw nan ! (Miaouss secoua violemment la tête.)
Miaouss : Si je vole et que je me fais prendre les quatre gamins auront des problèmes et ils m’en voudront. En attendant je peux manger à l’œil ici… D’ailleurs j’ai une petite faim, miaw !
(Miaouss bondit jusqu’à la porte de la chambre et sortit dans le but d’explorer le manoir en quête de nourriture. Les petits fours que John avait apportés lui avaient mis l’eau à la bouche. Peut être en trouverait il d’autres dans une salle, voire même pourrait-il trouver les cuisines et se servir directement à la source. Miaouss trouva les escaliers et choisit de descendre pour se rapprocher des cuisines qui devaient en toute logique se trouver au rez-de-chaussée.)
Miaouss : C’est grand ici…
(Dans le couloir principal du premier étage, il s’approcha de la grande porte qu’Adam avait désigné comme étant son bureau, elle était entrouverte. Curieux, Miaouss jeta un coup d’œil pour voir si cette pièce était aussi luxueuse que les autres et il aperçut Adam assis derrière un grand bureau qui devait avoir cent ans d’âge mais donnait l’impression de pouvoir affronter les cent années à venir sans abîmer un seul de ses coins. Adam avait la tête baissée et un téléphone contre l’oreille droite. Il faisait glisser ses doigts sur sa tempe gauche. Sa voix était sereine mais sur son visage il avait l’air contrarié.)
Adam : Ils étaient quatre au total dites-vous ? Oui je comprends, c’est possible en effet. Je vais voir ce que je peux faire… Lui ? Ne vous inquiétez pas pour lui, on l’a accueilli et une de mes domestiques est en train de s’en occuper… Mais je n’y comptais pas !
(« De qui peut il bien parler ? ». Miaouss qui au départ ne faisait que visiter innocemment la maison se retrouvait à écouter aux portes.)
Adam : (sur un ton plus ferme) Un contrat non respecté ne mérite aucune rémunération, je serais intransigeant sur ce sujet. Je suis un homme d’affaires, je ne céderais pas face à lui ! Rassurez vous, je prends toute cette affaire en main.
(Il raccrocha et Miaouss fila en vitesse avant qu’Adam ne le voie. Il continua son tour de l’étage et s’arrêta devant une immense fenêtre qui donnait sur le jardin. Un jardin magnifique, très bien entretenu avec des arbres bien plus anciens que le manoir où dormaient paisiblement des roucools. Sur une branche isolée l’heledelle de Greg se reposait, trop fier pour se mélanger à de vulgaires pokémon non dressés. Miaouss baissa les yeux et vit ses quatre compagnons se diriger vers le cabanon délabré.)
Miaouss : Mais où ils vont comme ça ?
(Miaouss observa attentivement ses amis qui se dirigeaient vers le cabanon. Seb avait pris la tête de la marche pour ne pas exposer inutilement Florine et Sylvain au danger. Chacun d’eux s’arma d’une pokéball. Greg voulut imiter ses amis et se rendit compte qu’il n’avait aucune pokéball.)
Greg : Nom d’un caninos, je les ai oublié dans la salle de bain !
Florine : C’est malin. Restes derrière nous.
(Seb se retourna vers ses trois amis et plaça un doigt sur sa bouche pour les inciter à faire le moins de bruit possible. Il y avait un rideau miteux à la fenêtre du cabanon, il n’était pas totalement fermé et une lueur jaune perçait par la vitre. Sylvain jeta un coup d’œil par la fenêtre tandis que Seb se postait près de la porte à pas de persian.)
Sylvain : (à voix basse) Je vois une silhouette assise…
(Greg ravala sa salive, se maudissant d’avoir oublié ses balls. Sylvain et Florine, armés de leurs pokéballs, étaient prêts à attaquer. Seb ouvrit la porte à la volée mais rien ne bougea dans le cabanon poussiéreux, dans un coin, la silhouette humaine tourna simplement la tête.)
Seb : (avec une voix grave, un peu terrifiante) Nous t’avons enfin retrouvé espèce de…
(Lorsque ses yeux et ceux de ses amis se posèrent sur le visage de la personne assise dans le vieux fauteuil en osier au fond du cabanon, ils sursautèrent tous en même temps.)
Greg : Jacob ?!?
Jacob : (à peine surpris.) Grégoire, on se croise souvent ces temps ci.
Greg : (qui avait du mal à cacher son étonnement) Mais enfin qu’est ce que tu fais là ?
Jacob : Je pourrais te poser la même question. (Il sourit en caressant son delcatty allongé à coté de lui sur une caisse en bois.)
Greg : Ne joues pas à ça, tu n’as rien à faire là, cette maison n’est pas la tienne.
Jacob : Pas plus que la tienne il me semble, mais bien entendu c’est surtout valable pour moi qui ne porte plus le nom de « De Richemensueur ». Oh mais toi non plus c’est vrai, alors le problème se situe ailleurs sans doute.
Greg : Tu…
Florine : Roh ça suffit tous les deux ! Jacob réponds nous franchement, que fais tu dans cette cabane ?
Jacob : Avez-vous vu un centre pokémon dans les environs ?
Sylvain : (qui trouvait la question surprenante) Euh… Non.
Jacob : Vous avez votre réponse : je dors ici parce qu’il n’y a pas de centre pokémon dans ce coin.
Greg : Mais comment as-tu fait pour rentrer ? Je suis certain que ce n’est pas Adam qui…
Jacob : (avec un petit rire nerveux.) Bien sûr que non ! Et s’il m’avait accueilli je ne pense pas que je serais logé dans le cabanon de jardin, à moins qu’il ne vous envoie partager ma résidence secondaire…
Greg : Réponds moi au lieu de faire de l’humour.
Jacob : (Il montra une assez grosse clef en bronze à ses visiteurs.) C’est simple, ma grand-mère a conservé la clef du petit portail de derrière. Elle en avait fait un double en cachette lorsqu’elle a commencé à fréquenter mon grand père, pour qu’il puisse entrer dans le jardin quand ils voulaient se voir. Heureusement pour moi, ils n’ont pas changé la serrure de cette grille depuis trois générations.
Greg : Donc Adam ne sait pas que tu es ici.
Jacob : Non et tant mieux pour moi sinon je pense qu’il m’aurait chassé.
Greg : Ca ne m’étonnerait pas.
Jacob : (il lui lança un regard de défi) L’idée de me dénoncer te traverserait-elle l’esprit Grégoire ? Vas y ne te gène pas, je comptais repartir de toutes façons.
Greg : Je ne m’abaisserais pas à faire ce genre de coup vil et lâche !
Florine : C’est pas bientôt fini les deux aristos ?
(Les deux garçons la regardèrent du même regard froid alors que Florine, avec sa gentillesse légendaire, ne cherchait en fait qu’à calmer.)
Seb : (avec un sourire niais.) On pourrait discuter de façon conviviale pour une fois ? Sans chercher à se vexer les uns les autres qu’en pensez vous ? (Jacob hocha positivement la tête au grand soulagement de Seb.)
Sylvain : Tu es là depuis combien de temps ?
Jacob : Trois jours. Au départ je ne voulais rester qu’une nuit mais j’ai profité de mon petit séjour pour faire du rangement ici, ça en avait bien besoin.
Seb : Tu n’as pas eu peur de te faire surprendre par un jardinier ?
Jacob : Comme je viens de le dire il y avait une sacrée pagaïe dans cette cabane, à mon avis personne n’y a mis les pieds depuis longtemps.
Florine : (traversée par une idée.) Tiens… Jacob, as-tu vu quelque chose de bizarre depuis que tu es arrivé ici ?
Greg : Tu recommences…
Jacob : (en haussant un sourcil) Que veux tu dire par bizarre ?
Florine : Du genre des voitures qui défilent, un homme avec un air louche, des activités nocturnes inhabituelles, ce genre de chose.
Jacob : Oh je vois. Effectivement des voitures j’en ai vu pas mal mais jamais personne n’en descendait avant d’être entré dans le grand garage derrière la maison, juste à côté du portail par lequel je suis entré. Je ne sais pas à quoi ressemblaient les passagers car elles ont toutes les vitres teintées sans exception. Les voitures sont beaucoup plus fréquentes le soir, pour ne pas dire la nuit vu l’heure à laquelle elles arrivent.
Greg : (sceptique) Mouais, sûrement des gens de la Haute ou des actionnaires qui viennent pour des réunions, rien d’anormal.
Jacob : C’est ce que je pensais moi aussi au départ mais en y réfléchissant bien, des invités seraient descendus devant la porte principale pendant que leur chauffeur allait au garage or à chaque fois les voitures vont directement au garage sans déposer de passager, étrange non ?
Seb : Tu sais quelque chose ?
Jacob : Non, je me méfies c’est tout. Il y’a de la magouille dans l’air si vous voulez mon avis mais je plies bagages demain alors peu m’importe. Les histoires de cette famille… C’est du grand n’importe quoi et elles vous empoisonnent l’existence. Je le sais mieux que quiconque.
(Il regarda Greg avec un air grave. Il y eut un silence puis Florine se décida à parler.)
Florine : On devrait retourner au manoir avant qu’Adam ou un de ses domestiques ne s’aperçoive de notre disparition.
Seb : Oui… Nous te laissons tranquille. Rassures toi, nous ne dirons rien à Adam.
(Sylvain et Seb firent un signe de main un peu idiot à Jacob puis sortirent du cabanon derrière Florine. Grégoire fermait la marche quand Jacob le rappela.)
Jacob : Grégoire, les voitures, elles ne sont toujours pas reparties. Vous n’êtes pas seuls dans cette maison. (Greg regarda son cousin pendant quelques instants, il essayait de comprendre ce que cela pouvait bien signifier puis Jacob rompit de nouveau le silence. Il donnait l’impression de refouler un soupir.)
Jacob : Les illusions… Tout dans notre famille n’est qu’une grande illusion, une mascarade. Personne n’est ce qu’il semble être en réalité, toi aussi je le sais. Prends garde à toi, ils te berceront d’illusions avant de t’éliminer dans ton sommeil de confiance.
(Sur cette métaphore, Grégoire referma la porte du cabanon, l’air hagard comme Florine. Sylvain qui marchait à côté d’elle remarqua son regard perdu.)
Sylvain : Quelque chose ne va pas Flo ?
(Comme Greg n’était pas très éloigné d’eux elle murmura pour que seul Sylvain puisse l’entendre.)
Florine : Je suis inquiète. Je pensais vraiment qu’on trouverait le chasseur de primes dans cette cabane mais ce n’était que Jacob… Alors où est il ?
Sylvain : Bah… (Il ne savait pas quoi dire, il ne réalisait même pas que Florine sous-entendait que Derek était sans doute à l’intérieur du manoir. Alors que Seb se rapprochait d’eux, Florine fit brusquement demi-tour, le bouscula et se précipita sur Grégoire dont elle agrippa les bras.)
Florine : Il faut qu’on parte d’ici.
Greg : Qu’est ce qui t’arrive encore ?
Florine : J’ai un très mauvais pressentiment, je veux qu’on reprenne la route pour Parmanie. Tout de suite !
Greg : Lâches-moi Florine tu me fais mal aux bras…
Seb : C’est à cause de ce qu’a dit Jacob ?
Florine : (à la limite de l’hystérie) Je vous préviens ou on part ensemble ou je pars toute seule ! (Seb et Sylvain se regardaient perplexes, Florine était au bord de la crise de nerfs. C’était de la peur qu’on lisait dans ses yeux pas de la colère, elle paniquait. Grégoire soupira et se massa le front. Très calmement il répondit à Florine.)
Greg : Entendu. On s’en va.
Seb/Sylvain : (surpris) Quoi ?
Greg : Vu dans l’état où se trouve Florine ce n’est pas la peine d’insister… Mais laissez moi prévenir Adam. Il nous a accueilli à bras ouverts, avec beaucoup de générosité, je ne veux pas qu’on file comme des voleurs on a déjà été suffisamment impolis avec lui.
Florine : Mais…
Greg : (sur un ton calme mais ferme) Pas de mais. Rentrons maintenant, il nous faut rassembler les affaires qu’on a à peine eut le temps de déballer.
(On sentait le reproche dans sa voix, pourtant il semblait bien décidé à partir comme Florine lui avait demandé. La fillette se frottait les bras en frissonnant tandis que Greg gravissait les marches du perron. Seb s’approcha de son amie et posa les mains sur ses épaules, elle ne réagit pas. Il comprit qu’elle était vraiment inquiète, en temps normal elle l’aurait repoussé violemment. Sylvain regardait alternativement Greg et Florine, même s’il n’était pas très vif d’esprit il commençait à sentir que quelque chose ne tournait pas rond.
Miaouss qui regardait toujours par la fenêtre du manoir remarqua avec ses yeux perçants une cinquième silhouette dans le cabanon mal éclairé. Alors que ses quatre amis étaient sortis lui était resté à l’intérieur. Il se demandait qui était ce cinquième luron et ce qui s’était passé pendant ces quinze minutes passées dans le cabanon.)
Miaouss : Miaw, bizarre…
(Le pokémon se retourna, il avait entendu un bruit derrière lui. Il vit Adam sortir de son bureau et s’éloigner dans le couloir. Intrigué, il le suivit et arriva jusqu’à l’escalier qui descendait vers le hall mais il n’y avait personne.)
Miaouss : Il a dû rentrer dans une autre pièce…
(Il dressa ses oreilles. Pendant toutes ces années où il était retourné à l’état sauvage il avait affiné son ouïe et il entendait très distinctement des voix provenant d’une des pièces voisines. Il y en avait au moins trois différentes. Alors qu’il essayait de déterminer de quelle direction venait les voix, d’autres beaucoup plus fortes se firent entendre dans hall d’entrée.)
Sylvain : Qu’est ce qu’on fait maintenant ?
Greg : Florine te l’a dit, tu remontes chercher tes affaires.
(Les quatre gamins croisèrent Miaouss dans le couloir.)
Miaouss : Miaw, qu’est ce qu’il y a ?
Seb : (avec un sourire qui se voulait rassurant.) Rien de grave Miaouss, ne t’inquiètes pas. Tu viens avec nous, on remonte dans nos chambres.
Miaouss : J’ai faim moi !
Seb : On… On va bientôt dîner, viens.
Miaouss : (il marmonnait pour lui-même) On me cache quelque chose, je le sens…
(Il suivit les quatre gamins jusqu’au deuxième étage et entrèrent dans la chambre de Seb et Sylvain.)
Greg : (dans un sursaut) C’est quoi ce souk ?!?
Sylvain : Euh… On a juste fait une bataille de…
Greg : Rangez moi ça tout de suite ! Il est hors de question de partir en laissant les chambres dans une telle pagaïe !
Florine : Ah mais…
Greg : (avec un doigt menaçant) Si tu veux qu’on parte vite d’ici aides les !
(Greg tourna les talons énervé et commença à ramasser les draps enroulés sur le sol. Miaouss se tourna vers Seb.)
Miaouss : Miaw c’est quoi cette histoire ? Pourquoi vous voulez partir ? Vous avez encore fait une connerie ?!?
Seb : Miaouss calmes toi…
Miaouss : Expliquez moi !
Sylvain : Florine veux partir tout de suite.
(Les deux garçons se hâtèrent de commencer à ranger tandis que Miaouss lançait un regard perçant à Florine.)
Miaouss : Pourquoi tu veux partir ? On est bien ici !
(Florine serra les doigts, avec le peu de calme qui lui restait elle leva la tête et regarda Miaouss droit dans les yeux. Comme tout pokémon qui se respecte, Miaouss savait lire la peur dans les yeux d’un être vivant.)
Florine : Ce n’était pas le chasseur de primes dans le cabanon.
Miaouss : Et alors qui c’était ?
Florine : Un ami.
Miaouss : (très énervé) Mais alors il est où le problème ?!?
Florine : S’il n’est pas là bas alors pour moi il est forcément dans ce manoir. Ce n’est pas un hasard si heledelle s’est arrêté ici. Des voitures entrent dans le parc mais ne ressortent pas, où sont les gens qui étaient dedans ? Le manoir n’est désert qu’en apparence, j’en suis convaincue.
(Miaouss ne savait pas quoi dire, ni même quoi penser. Greg qui l’écoutait d’une oreille trouvait qu’elle était paranoïaque. Sylvain et Seb eux n’osaient pas la contrarier tant elle était paniquée. Tout était confus mais tout ce qui sortit de la de Miaouss bouche fut : )
Miaouss : D’accord… Mais pour une fois que je pouvais dormir dans des draps de soie !
(Lorsqu’ils eurent fini de ranger la chambre des deux garçons, Seb et Sylvain remballèrent leurs affaires.)
Greg : (très froid) Les tiennent sont prêtes Florine ?
Florine : Oui…
Greg : Alors allons prévenir Adam qu’on s’en va. J’espère qu’il ne va pas mal le prendre.
(Ils descendirent tous les cinq jusqu’au premier étage et Greg frappa à la porte. La voix d’Adam répondit « Entrez » sans même demander qui était là.)
Adam : Grégoire, qu’y a-t-il ? Un problème avec vos chambres ?
Greg : Non Adam, tout est parfait… Tu es un hôte exceptionnel.
Adam : Arrêtes de me flatter, je ne suis pas assez présent pour mes invités c’est une honte.
Greg : Ce n’est pas grave je t’assure, mille mercis pour ton hospitalité et… Euh…
(Il jeta un coup d’œil à Florine qui ne le quittait pas des yeux.)
Adam : Oui ?
Greg : Je suis désolé de te prévenir ainsi à la va-vite mais nous devons reprendre la route. Mes… Mes amis aimeraient être à Parmanie le plus vite possible.
Adam : Est-ce si urgent ? (Il se tourna vers la fenêtre pour regarder son reflet dans la vitre et réarrangea son costume. Dos à Grégoire, il attendait sa réponse. Les quatre autres se tenaient derrière Greg en silence. Miaouss se sentit plus nerveux sans savoir pourquoi.)
Greg : Eh bien en un sens oui. Je suis vraiment navré, j’aurais aimé rester plus longtemps avec toi, ça fait si longtemps qu’on ne s’est pas vu… Mais nous devons partir.
Adam : Non mon cher cousin, c’est moi qui suis navré… Je ne crois pas que vous puissiez repartir.
(Florine fonça les sourcils, elle avait un très mauvais pressentiment. Miaouss réalisa que sa nervosité était en fait son instinct de conservation.)
Greg : Comment ça ?
Adam : L’un de mes invités m’a dit avoir reconnu tes amis. J’ai ignoré sa remarque un moment mais malheureusement j’ai reçu un appel téléphonique tout à l’heure, en provenance de Céladopole. (Il se retourna vers Grégoire avec un air solennel.) On m’a dit que le neveu du propriétaire était venu, il était accompagné de trois enfants qui ont pénétré dans le sous sol… On m’a averti puisque je suis un cousin éloigné du dit propriétaire Marc-Antoine De Richemensueur mais toi tu es son seul et unique neveu. Je conclue que tes compagnons sont les trois enfants en question n’est ce pas ?
Seb : On l’a averti de notre effraction ? Mais alors…
Greg : Non je ne peux pas y croire. Tu fais parti de la Team Rocket ?
Adam : Et oui Grégoire, je fais parti de la Team Rocket.
(Il retira le mouchoir en soie rouge qui était dans la poche de sa veste et le R dans un cercle rouge qu’il dissimulait fut visible aux yeux de tous.)
Seb : Florine avait raison… On s’est jeté dans la gueule du Gradhyena.
Sylvain : (le poing serré) Salopard…
Adam : S’il vous plaît restez polis. Je vous ai offert l’hospitalité et lorsque je l’ai fait, j’ignorais qui vous étiez et que je serais obligé d’en arriver à de telles extrémités. Ça me désole croyez moi…
Florine : Pas la peine de nous faire tes excuses ! On en a marre de la Team Rocket !
Adam : Nous ne vous ferions aucun mal si vous étiez de notre côté ou simplement neutres mais apparemment vous fouinez partout et vous vous mêlez de nos affaires, c’est vous qui cherchez les ennuis. Je n’y suis pour rien et je suis triste de devoir m’attaquer à ma propre famille. (Il regarda Grégoire qui avait un air déconfit tandis que Florine tremblait de colère et non plus de peur.)
Greg : Mais pourquoi Adam ? Pourquoi être entré dans la Team Rocket ? Quel est ton intérêt ? Notre famille… Nous n’avons rien à y gagner.
Adam : (Il eut un petit rire qui avait quelque chose de démoniaque.) Grégoire, Grégoire… Tu es le plus jeune de notre famille et le moins ambitieux il faut l’admettre.
(Greg semblait vexé mais ne dit rien, il attendait qu’Adam finisse son explication.)
Adam : (avec un sourire suffisant ressemblant beaucoup à celui de Greg.) Mon cher cousin, comme toi et tous les membres de notre famille j’ai la richesse. Ma seconde famille : la Team Rocket, m’apporte le pouvoir. Voilà les deux choses les plus importantes dans ce monde. (Greg eut une grimace d’incompréhension. Seb avec beaucoup d’éloquence prit la parole à son tour.)
Seb : N’importe quoi ! C’est primaire de penser qu’il n’y a que ça qui compte dans la vie ! Il y a aussi l’amour, l’amitié et l’honnêteté ! (Miaouss regarda Seb puis Adam.)
Adam : (amusé) Allons petit, laisses les grandes personnes parler entre elles…
Seb : (sourcils froncés) « Petit » ?
Adam : Grégoire, ne me dis pas que tu penses comme lui. Joins toi à nous, crois moi tu as tout à y gagner.
Sylvain : Greg…
Florine : Greg.
(Grégoire, les sourcils froncés, avait conservé son sang froid et c’est avec une voix calme et froide qu’il recommença à parler.)
Greg : Vous deux c’est Grégoire, pas Greg ; et non « cousin », je ne pense pas la même chose. Si c’est réellement ton idéal de vie, sache que tu n’es plus un De Richemensueur.
Adam : Je te demande pardon ?
Greg : (avec une grande fierté) Tu m’as très bien compris. Nous avons la richesse et le pouvoir ou plutôt l’influence que nous avons, nous l’avons obtenu honnêtement, grâce à notre travail et à notre charisme. Jamais nous n’avons eu besoin de nous allier à des bandits, des malfrats, de… De minables voleurs de pokémon !
(Greg avait perdu son sang froid sur la fin mais il avait toujours son air supérieur, assuré et fier, qui à ce moment précis lui conférait une allure de héros épique.)
Adam : (à la fois attristé et condescendant) Vraiment ça me désole... Tu n’as rien compris Grégoire, tu es aussi simple d’esprit que la plupart des gens de ce monde et aussi naïf que tes amis. (Florine, Sylvain et Seb étaient très énervés après cette phrase.)
Sylvain : Lui au moins il en a des amis !
Adam : On n’a pas besoin d’amis quant on est dans la Team Rocket et vous allez vite comprendre pourquoi.
(Il claqua des doigts et la porte derrière eux se referma subitement. Deux hommes en noirs surgirent de derrière les pans de portes accompagnés de deux ombres furtives qui devaient être des pokémon et brusquement tout devint noir pour Sylvain. Il n’avait même pas eu le temps de se retourner quand une violente douleur remonta dans sa nuque et il s’effondra sur le sol en entendant Florine pousser un cri suraigu et un bruit lointain de bagarre…)
(Sylvain entrouvrit les yeux, il avait la tête lourde.)
Sylvain : Oh ma tête… Où est ce qu’on est ?
Grégoire : Adam nous a enfermé dans une des chambres secrètes du manoir, du moins je suppose que c’est l’une d’entre elles : moi aussi j’étais évanoui quand on nous a transporté.
(Sylvain regarda autour de lui, la pièce était effectivement très étrange. Il n’y avait pas de porte, uniquement des murs recouverts d’un vieux papier peint à rayures orange et jaunes avec des persians en guise de motifs. Pour tout mobilier il n’y avait qu’une table, deux chaises et un miroir en forme de léviator. Florine et Seb étaient allongés sur le sol à côté de lui, encore inconscients.)
Sylvain : Il faut réveiller Flo et Seb et trouver un moyen de s’échapper. Où est Miaouss ?
Grégoire : Je n’en sais rien. Si tu veux mon avis ce vieux pokémon miteux nous a trahi. Après tout c’est un ancien rocket et le revoilà dans une maison remplie de ses anciens complices.
Sylvain : Non, je ne veux pas y croire, Miaouss ne nous trahira pas.
Greg : (il soupira) Mon propre cousin nous a trahi… Même si nous ne sommes pas particulièrement proches il reste ma famille, alors comment peux tu faire confiance à un pokémon de la Team Rocket qui a poursuivi ton père pendant des années…
(Greg se mit à fixer le plafond avec un air profondément triste.)
Greg : Adam a raison… Nous ne sommes que des naïfs.
Sylvain : Non, il n’a pas raison ! Je vais chercher un moyen de sortir d’ici.
(Il se colla aux murs et les inspecta avec minutie. Il finit par trouver le passage par lequel ils avaient été amener. Il s’agissait d’une porte sans serrure, on ne pouvait l’ouvrir que de l’extérieur et probablement avec la clef adaptée mais qu’importe, lui avait des pokémon et il allait s’en servir pour défoncer la porte. Lorsqu’il porta la main à sa ceinture il s’aperçut qu’il n’avait plus de pokéball.)
Sylvain : Non ! (Grégoire baissa la tête et regarda Sylvain.)
Greg : Qu’y a-t-il ?
Sylvain : Ils ont pris mes pokémon !
Greg : Pas que les tiens malheureusement, j’ai vérifié la ceinture de Seb et la pochette de Florine, ils ne les ont plus et les miens sont toujours dans la salle de bain.
Sylvain : (Il tomba à genoux et tapa du poing sur le sol.) Merde…
Greg : Adam est sans doute en train de discuter de notre sort avec ses compères mais l’issue est toute trouvée… Nous allons mourir ici.

A suivre…
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