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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 53
Nom de l'œuvre : Nouvelle Génération Tome II : Les trois héritiers Nom du chapitre : L'argent ne fait pas le bonheur
Écrit par Tracy Chapitre publié le : 24/12/2009 à 12:33
Œuvre lue 83333 fois Dernière édition le : 17/12/2010 à 14:22
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Chapitre 53

L'argent ne fait pas le bonheur

(Deux semaines s’étaient écoulées depuis leur départ du ranch d’Eulalie. Sylvain, Florine, Seb et Grégoire étaient repartis à Céladopole pour enfin affronter Erika. Jeannine, la fille de Koga qui dirigeait l’arène de Parmanie refusait d’affronter quiconque n’avait pas les cinq badges du Nord de Kanto, soit disant, des dresseurs trop faibles pour relever le défi des ninjas de Parmanie. En réalité, le nombre de dresseurs souhaitant affronté la championne était si élevé, qu’elle était tous les jours obligée d’en renvoyer des dizaine, elle n’avait pas le temps de tous les affronter. Sylvain devait donc retenter sa chance auprès d’Erika.
Le chemin était long pour revenir à Céladopole depuis la région de Parmanie, surtout que nos amis n’avaient plus d’argent pour prendre l’autoroute ni pour louer des vélos et emprunter la piste cyclable, ils étaient condamnés à prendre le sentier pédestre. Alors qu’ils avaient fait plus de deux tiers du chemin à travers la campagne, ils commençaient à s’interroger sur la situation actuelle à Céladopole. Que s’était il passé depuis leur irruption dans le casino ?)
Greg : Je ne sais pas si c’est une très bonne idée de retourner à Céladopole…
Florine : Tu nous fatigues Grégoire, tu nous dis ça tous les jours ! On y est presque maintenant de toute façon.
Greg : (nerveux) Hum…
Sylvain : T’inquiètes pas Greg, ça va aller, depuis le temps qu’on est parti de Céladopole, je pense qu’on n’a plus rien à craindre.
Greg : Si tu le dis. Et mon prénom est Grégoire pas Greg.
Seb : Je suis d’accord avec Sylvain, les temps sont drôlement calmes. Pas le moindre signe de la Team Rocket depuis un bon moment. C’est chouette.
Florine : (pensive.) Hum… C’est même trop calme.
Greg : Exactement ! Ce n’est pas bon signe !
Seb : Oh aller les copains, vous êtes trop négat…
CRAAACK !
Seb : Tiaaaaaaaah !
BOUM !
(Sylvain et Florine se retournèrent brusquement : Seb n’était plus derrière eux.)
Sylvain/ Florine : Seb ?!?
Greg : (il se pencha en avant pour voir au fond du grand trou apparut devant ses pieds.) Seb ?
Seb : (dans un petit écho.) Ouais ça va, vous en faites pas, j’ai rien de cassé !
(Sylvain et Florine se penchèrent à leur tour pour regarder avec des yeux exorbités l’énorme trou profond de presque trois mètres dans lequel Seb était tombé. Il avait été dissimulé par des branchages qui avaient cédés sous le poids de Seb, beaucoup plus lourd que ces deux jeunes amis.)
Florine : (perplexe) Mais qu’est ce qu’il fiche là ce trou ?
Wah wah ! grrrrr…
(Les trois ados se retournèrent en même temps pour voir un Caninos qui aboyait après eux.)
Sylvain : Un caninos.
Florine : Oh il est mignon.
Greg : Il est gras oui… Et il a le poil épais et terne, à mon avis il ne doit plus être tout jeune.
Voix : Oh là là ! Quelqu’un est encore tombé ! Oh là là…
(Les trois dresseurs firent un nouveau quart de tour et virent un homme assez âgé courir vers eux. Il s’arrêta à leur niveau complètement épuisé.)
Homme : Pouf, ouf, pouf ouf…
Sylvain : (en se rapprochant du vieil homme.) Vous allez bien monsieur ?
Homme : Oui… Ouf, kof kof kof. Ne vous en faites pas jeune homme.
(Ils entendirent des grapillements provenant du trou. Seb était en train de remonter.)
Seb : Rah !
BOUM !
Seb : Zut. Un petit coup de main ne serait pas de refus les amis, s’il vous plaît.
Homme : Mille excuses jeunes gens. (Il regarda dans le trou et s’inclina cinq ou six fois à la suite avec un air confus.) Je suis vraiment confus pour ce trou… Je n’avais pas remarqué que mon maître en avait encore creusé un.
Florine : Votre maître ?
Greg : (avec une drôle de grimace.) Il a creusé ce trou ?
Sylvain : (avec la même expression que Greg) Pourquoi a-t-il fait ce piège ?
Greg : Hem, sans vouloir être indiscret… Cette question me préoccupe aussi.
Wah wah, grrrr…
Homme : Allons du calme Caninou, ces gens ne nous veulent pas de mal. En fait mon maître a des crises de somnambulisme de temps à autres et lorsque cela se produit, il creuse des trous et les recouvre de branchages.
(Florine et Sylvain se regardèrent avec des expressions de totale incompréhension. Greg lui-même était perplexe et se grattait l’arrière de la tête.)
Greg : Ah oui, hem je vois…
Sylvain : Et… Ca lui arrive souvent ?
Seb : Ah !
BOUM !
Seb : Aïe… Euh là par contre je crois que je… Aïe ! Me suis fait mal au poignet. Ouille…
Homme : Oh Seigneur ! Attendez jeune homme, je vais vous sortir de là.
Sylvain : On va s’en occuper monsieur. Florine tu peux m’aider ? Tylton sors de ta pokéball !
Florine : Tout de suite : Papilusion viens m’aider !
(Les deux pokémon vol descendirent dans le trou et remontèrent Seb en quelques battements d’ailes. Florine et le vieil homme examinèrent le poignet de Seb.)
Homme : Encore une fois, je suis vraiment désolé. Venez, je vais vous soigner au manoir. Suivez moi s’il vous plaît.
(Il commença à se diriger vers une immense maison entourée de haies gigantesques, devant laquelle ils étaient passés quelques minutes auparavant.)
Sylvain : Eh, il vit dans le grand manoir de tout à l’heure j’ai l’impression.
Greg : (les yeux pétillants.) Fantastique, on va pouvoir voir à quoi ressemble cette luxueuse demeure de l’intérieur. Sébastien a eu une chance incroyable de tomber dans ce trou.
Florine : (les sourcils froncés.) Tu appelles ça de la chance ? Il aurait pu se rompre le cou en tombant, idiot !
Greg : Mais là il va presque bien, dépêchez vous il faut les suivre !
(Il se mit à courir comme un gamin excité sous les yeux perplexes de Sylvain. Sa réaction était quasi identique à celle qu’il avait eu en revoyant Adam pour la première fois. Seb qui croyait au départ que son attitude était lié à son cousin, réalisa que c’était en fait l’effet que produisait les manoirs et les châteaux sur Grégoire.)
Sylvain : C’est notre Greg ça ?
Florine : Oh oui y’a pas de doute : égoïste et snob dans toutes les situations.
(Le vieux majordome, qui se prénommait Edmunt, les avait amenés dans la salle de séjour juste à côté d’une immense véranda. Assis à côté de Sébastien sur un immense canapé en cuir, il finissait de lui appliquer un bandage tandis que le pokémon chien était en train de lécher la main bandée de Seb avec affection.)
Seb : Ah ah ! Arrêtes Caninou, tu me chatouilles ! Ah ah !
Sylvain : Il a l’air de bien nous aimer finalement.
Edmunt : Caninou laisse nos hôtes en paix veux tu ? Vous savez c’est un bon caninos. Il essaye de faire fuir les étrangers, mais lorsque ce sont des invités il se montre très sympathique.
Sylvain : (en souriant) Moi aussi j’ai un caninos, contrairement à Caninou il est très jeune mais il se comporte un peu de la même manière. Les caninos sont vraiment des pokémon très amicaux.
(La majordome soupira bruyamment en regardant Caninou. Sa voix plaintive était remplie de lamentations.)
Edmunt : Heureusement qu’il est là, sinon mon pauvre maître serait bien triste… Il a perdu tous ses autres pokémon il y a des années vous savez, il se sent si seul ici...
Greg : (en jetant un rapide coup d’œil au décor qui transpirait le luxe.) Pauvre ?
Florine : Excusez nous pour notre audace mais… (Elle regarda Sylvain qui hocha la tête pour l’inciter à continuer.) Ca arrive souvent à votre maître ces crises de somnambulisme ?
Seb : (en regardant son bandage de plus près.) Et de creusage de trous nocturne ?
Edmunt : Hélas trop souvent. C’est de pire en pire au fil des années, ça a commencé dès son retour il y a dix ans. L’an dernier ses crises s’étaient espacées mais il y a quelques mois elles ont repris de plus belle ! Mon maître recommence sa dépression. Je pense que c’est à cause des évènements récents avec la T… Hem. Excusez moi mais je ne peux vous en dire plus.
Florine : Oui nous comprenons.
Voix : (elle provenait du grand corridor) Edmunt ? Edmunt où est Ca… Caninou mon grand tu es là !
Wah wah !
(Le pokémon jappa joyeusement et se précipita vers l’homme qui venait d’entrer dans la pièce. Il était de taille moyenne pour un homme, il était vêtu d’un costume blanc élégant et avait des cheveux mauve. Dans l’ensemble il était plutôt séduisant, si on oubliait son visage pâle qui lui donnait un air maladif et son ventre, ou plutôt sa bedaine, bien gonflée, à cause des copieux repas que devait lui servir Edmunt. L’homme se laissa lécher le visage par le gentil Caninos.)
Edmunt : (il se leva d’un bond) Maître James ! J’étais dehors avec Caninou, je lui faisais faire sa promenade quotidienne.
James : Très bien Edmunt… Oh ! (Il cligna des yeux et regarda à tour de rôle les quatre enfants qui étaient là. Il écarquilla les yeux en voyant Sylvain, il leur sembla même qu’il eut une sorte de vertige en voyant le jeune dresseur, puis ses yeux se posèrent sur le bandage de Seb.)
James : Qui… Qui sont ces enfants Edmunt ?
Edmunt : (gêné.) Monsieur… Ils étaient… Euh… Ce jeune garçon est tombé dans un trou.
James : (il se mit à rougir.) Ah… Et il s’est blessé ?
Seb : (avec un sourire sympathique.) Ne vous en faites pas ce n’ai pas grand chose !
James : Tant mieux tant mieux…
(Il se tourna vers Edmunt mais fixait ses chaussures. Il se mit à parler à voix basse, le ton semblait honteux.)
James : Il y en avait encore un ?
Edmunt : (l’air désolé) Oui monsieur.
James : Je ne m’en souvenais pas…
(Un silence gênant s’installa et Sylvain qui commençait à se sentir mal à l’aise tapota le coude de Florine.)
Florine : On ne va pas vous déranger d’avantage. (Elle tira à son tour sur le pull de Seb.)
Seb : Merci pour votre accueil mais nous…
James : Oh non ! Non je vous en pris, restez. Je suis… Je suis désolé. Laissez moi vous inviter pour le déjeuner et pour le dîner, pour la nuit si ça vous dit ! Pour euh… Pour nous excuser pour ce malheureux accident.
Sylvain : Bah… (Il regarda ses amis et Greg agita vigoureusement la tête pour acquiescer.)
Sylvain : OK, on accepte.
James : (il se mit à sourire.) Très bien. Mais pour commencer donnez moi vos noms, je n’ai pas la chance de les connaître.
Seb : Ah oui, voici Florine, Grégoire, Sylvain et moi je suis Sébastien.
James : Enchantés. Edmunt prévenez les autres qu’on a des invités, demandez aux cuistots de préparer un apéritif, sans alcool bien sûr, et après prenez votre pause.
Edmunt : Merci beaucoup maître James !
Sylvain : Quels autres ?
James : Je parle des domestiques. J’emploie trois cuisiniers, deux hommes de ménages, un jardinier, un homme à tout faire et bien sûr un majordome, Edmunt qui était déjà au service de mes parents.
Greg : Vous êtes héritier d’une grande famille ?
Florine : (bas à l’oreille de Seb) C’est une coïncidence ou ce type à un problème avec les femmes ?
Seb : C’est sans doute un hasard.
James : (il répondait à Greg) En effet, ma famille possède de très nombreuses usines à Kanto et à Johto, j’en suis le seul héritier. Mais ce n’est pas important… (il soupira) Je n’y connais rien moi aux affaires.
(Il redressa les épaules et se força à sourire, comme s’il essayait de se remonter le moral tout seul.)
James : Aller les garçons, je vais vous faire visiter le manoir avant le déjeuner.
(Il jeta un regard étrange à Florine et lui sourit, en grimaçant à moitié… Florine parut vexée mais déjà James s’était retourné et leur montrait le chemin.)
James : On va commencer par la salle à manger, ensuite je vous montrerais l’étage et le sous-sol, on terminera par le petit salon.
(La demeure de James était vraiment très classe et vaste mais après avoir visité le manoir des De Richemensueur les quatre ados se sentaient presque blasés. Ils observaient néanmoins le décor avec attention. Florine en cachette, croisait les doigts pour ne pas qu’il se passe la même chose que chez Adam, c’était une peur un peu irrationnelle car heureusement tous les millionnaires de Kanto n’étaient pas des Rockets. Sylvain quant à lui se sentait très mal à l’aise, depuis qu’ils marchaient aux côtés de James ce dernier ne le quittait pas des yeux.)
Sylvain : Euh… Dites pourquoi vous me regardez comme ça ?
James : Hein ? Euh, quoi ? Pardon, mais c’est que tu… Tu me rappelles…
Sylvain : Oui ?
James : (il secoua la tête avec nervosité.) Euh non rien, rien du tout.
(Il se dépêcha de s’éloigner de Sylvain et continua de leur servir de guide.)
Sylvain : (à voix basse) Il est bizarre ce type.
Seb : Oui je le reconnais mais n’oublies pas ce qu’Edmunt a dit : il est déprimé en ce moment.
Florine : Oui mais ça n’expliques pas tout.
(Ils avançaient à la suite de James dans un long couloir avec des chandeliers brillants aux murs ainsi que de nombreux tableaux. James les fit entrer dans le petit salon, de somptueux canapés rouges, assortis à la moquette étaient disposés sur une bonne partie des deux murs en face de la porte. Une grande fenêtre était située dans un renfoncement du mur au dessus d'un des divans. La vue donnait sur le jardin, il était très différent et plus petit que celui d’Adam ; James possédait un jardin à la française, très symétrique et ses rosiers étaient taillés au millimètre près, alors que chez Adam le jardin ressemblait plus à un parc qui avait un petit côté sauvage, assorti à la forêt de Parmanie. Sur le mur de gauche il y a une grande cheminée, avec un beau tapis pourpre et des fauteuils de la même couleur que les canapés disposés devant elle. Devant le même mur que la porte d'entrée se trouvait un minibar et une longue table basse, autour de ces meubles il y avait des tableaux. D'autres tableaux garnissaient le mur sans fenêtre du côté des divans. Enfin, au centre de la pièce, se trouvaient un jeu d'échec et une petite table bien astiquée.)
James: Installez vous comme vous voulez, il y a largement la place pour nous cinq.
(Un homme, beaucoup plus jeune qu’Edmunt était en train de poser des toasts et des canapés salés sur la table. Il sortit ensuite du minibar des sodas de toutes sortes qu'il posa à côté des petits fours avec cinq verres qui semblaient être en cristal.)
James : Ah merci Ronald.
(L’homme sortit de la pièce tandis que les quatre gamins examinaient les lieux.)
Seb: (impressionné) Eh ben... Ca c'est une sacrée maison...
James: (avec un soupir d'indifférence) Oui c'est vrai...
Sylvain: (il regardait par la fenêtre, lui aussi épaté) Quel beau jardin !
Greg : On dirait que vous n’avez jamais vu de manoir. C’est pourtant moins grand que chez Adam.
Sylvain : Ouais mais quand même… On n’a pas l’habitude nous.
Florine: (tournée vers James) Vous vivez ici tout seul? Enfin avec vos domestiques et Caninou ?
James : Vous pouvez me tutoyer vous savez, ça ne me dérange pas. Oui je vis ici tout seul.
Seb : Tu n’as plus de famille ?
James: (il soupira encore) Avant il y avait mes parents et ma fiancée, mais maintenant ils sont partis vivre ailleurs...
Sylvain : Où sont ils ?
Greg : (comme intéressé) Tu avais une fiancée?
James: Uh, j’avais une fiancée, elle est devenue ma femme il y’a neuf ans. Mes parents sont partis quand je me suis marié, ils vivent dans une de nos résidences secondaires sur la côte à Nénucrique, dans la région de Hoenn.
Florine: Et ta femme?
James: (il eut un sourire sinistre) Ah celle là… Je ne voulais pas l'épouser mais je n'avais pas le choix. Elle m'en a fait bavé ! Mais au bout de quelques temps, elle s'est calmée et surtout elle a pris son indépendance. (Il semblait célébrer un triomphe en prononçant ces derniers mots.)
Seb: (il appuya un sourcil et souleva l'autre) Ce qui veut dire ?
James: Qu'elle ne reste jamais longtemps ici, elle part sans cesse à droite à gauche, et pour de longs séjours, c'est plutôt un soulagement. (Il hocha la tête vers un tableau derrière Greg.)
James : Tenez, c'est elle là sur le tableau.
(Tous se retournèrent pour regarder une belle femme rousse, avec de magnifiques yeux bleu ciel, des cheveux bouclés et un nez aquilin. Elle portait une robe à fanfreluches dans un style XIXe et se maintenait avec une grande élégance, son petit sourire en coin était digne de la Joconde.)
Seb: (avec une petite voix) Waouh...
Greg: (il fit les gros yeux) Elle est très belle...
Sylvain: (il hocha la tête tout doucement les lèvres entrouvertes) Oui...
James: (avec sa voix suraiguë) Ah vous trouvez vous? Si vous le dites...
Florine: (elle chuchota à l’oreille de Seb.) Tu vois, je savais qu’il avait un problème avec les femmes… Ca doit venir d’elle.
Seb : Euh oui, pas si fort Flo il va t’entendre.
Sylvain: (Il se retourna vers James) Pourquoi étais tu obligé de l'épouser ?
James: (avec une voix morne) Dès notre enfance nos parents nous avez destiné l'un à l'autre. Elle n'avait pas l'air mécontente... En fait elle était enthousiaste, trop même! Mais le problème n'était pas seulement ce choix imposé et son enthousiasme, c'est aussi qu'elle représentait le milieu bourgeois que j'ai toujours détesté. On a peut être tout ce que l'on désire mais on n’en reste pas moins enfermé dans une cage, même si elle est en or. Cette vie m'a toujours ennuyée et devoir y revenir fut l'épreuve la plus difficile de ma vie, pourtant j'en ai enduré des choses !
Sylvain: (attentif pour une fois) Pourquoi y revenir ? Tu avais réussi à quitter cette vie ?
(Greg qui regardait attentivement le visage de la femme de James, n'écoutant aucunement la discussion des autres sursauta brusquement.)
Greg : Eh, cette femme ressemble comme deux gouttes d'eau à la serveuse si sexy de Celadopole.*
(Les autres se retournèrent, stoppant leurs conversations.)
Sylvain: (Avec un air d’incompréhension) Elle n’était pas un peu vieille pour toi non ?
Greg: (sur un ton désinvolte) L'amour n'a pas d'âge.
(Florine leva les yeux au ciel et Seb avait l’air amusé)
Seb: (il marmonna en riant à moitié) Et il trouvait Florine trop jeune...
James: (avec un haussement d'épaule) Ca m'étonnerait que ce soit Jezibel, elle est beaucoup trop snob et précieuse pour travailler comme serveuse. En plus avec tout l'argent qu'elle a, elle n'a pas besoin de bosser, enfin avec MON argent...
Greg: (Il bomba le torse avec son air fier) Non je suis sûr que c'est elle. Je n'oublie jamais le visage d’une femme et surtout pas aussi belle que celle-là.
James: (il semblait un peu intrigué) C'est idiot voyons, ça ne peut pas être Jezibel...
Seb: (il tenta de reprendre un air sérieux mais un sourire se scotcha sur son visage) Peut-être, mais si Greg reconnaît cette femme c'est que s’est bien elle. Comme il le dit, il n'oublie jamais une jolie fille et ce n'est pas une blague. Tu peux me croire James, si Greg le dit c'est que c'est vrai.
(James haussa les sourcils)
James: (avec un air bête et une voix suraiguë) Arrêtez de dire n'importe quoi, Jezibel est en croisière dans les l’Archipel Orange en ce moment, elle est sûrement en train de siroter des cocktails, pas en train de servir des clients avec un vieux tablier en coton qui sent la friture !
(Pendant que Greg renchérissait, Sylvain et Florine observaient à leur tour le tableau de Jezibel.)
Greg: (Il haussa la voix et reprit son air prétentieux habituel) Dis ce que tu veux mais je suis certain de ce que je dis, c'était...
Sylvain: (avec un air absent.) Dites, moi aussi je l'ai déjà vu cette femme...
Greg: (agacé) Bien sûr ! A Céladopole!
Sylvain: Non sur une photo. Il y a… Très longtemps.
(Florine et Seb le regardèrent l'air surpris)
James: (aussi étonné que les deux autres) Quoi?
Sylvain: Enfin, ce n’était peut être pas exactement elle, mais j'ai déjà vu une fille qui lui ressemblait sur une photo découpée dans un vieux journal, mes parents l’avait conservé.
(Il y eut comme un éclair dans ses yeux: il semblait sortir d'un long rêve)
Sylvain : Oui et j'y repense… Il y avait un Miaouss sur cette photo, et ... Et tu y étais aussi !
(Il se retourna vers James et le regarda avec des yeux ronds.)
Florine: Une photo avec un miaouss ? Mais je croyais que tes parents n’en avaient plus ? C’est ce que tu as dit à Miaouss quand on l’a…
(Florine cligna des yeux, elle venait de faire le rapprochement.)
Florine : Bon sang Miaouss ! Mais oui ! James : ce nom, un riche héritier, qui a réapparu il y’a dix ans ! Ca ne peut être que lui !
James: (toujours avec son air idiot) Un ... un miaouss? Vous... avez une photo de moi avec un Miaouss ?
Sylvain: (il réalisa enfin) Alors c'est toi le fameux James de la Team Rocket !
(James ouvrit grand ses yeux et sa bouche, abasourdi, comme si personne ne lui avait reparlé de cette période de sa vie avant eux)
James : Vous... vous savez ? (Il regarda à nouveau Sylvain et son visage semblait se tordre dans son esprit, une casquette différente les cheveux un peu plus longs, avec des yeux marron et pas bleu et … La mémoire lui revint brutalement.)
James : Le morveux !
Florine : Sylvain c’est ça ! C’est comme ça que t’appelait Miaouss !
(Alors que Sylain allait répondre à son tour, Seb lui coupa la parole, enthousiaste.)
Seb : C’est super on vient de retrouver un des deux amis de Miaouss ! Il va être fou de joie ! On doit appeler Eulalie tout de suite !
Greg: (il semblait agacé) Eh oh ! Alors la fille de Celadopole qui est-ce ? Miss Pokémon de l'an dernier ?
James: (il commença à réfléchir) En y repensant, Jessie avait une certaine ressemblance avec ma femme Jezibel... (Il frissonna en se rappelant leurs visages).
Florine: Alors c'est elle que nous avons vu à Celadopole, pas Jezibel !
James: (avec une voix tremblante et des yeux pétillants) Vous savez où sont Jessie et Miaouss ?
(Sylvain, Florine et Seb se regardèrent les uns après les autres et sourirent.)
Florine/Sylvain/Seb : (d’une même voix) Oui !
Greg: (avec un air supérieur) Alors ? Je vous l'avais bien dit : je n'oublie jamais une jolie fille...

A suivre...

* Voir chapitre 43 : Pokéshopping à Céladopole.
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