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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 20
Nom de l'œuvre : Je vous rejoindrai quand il gèlera en Enfer! Nom du chapitre : Chapitre 20 : Le retour triomphal du héros
Écrit par Orube Chapitre publié le : 28/12/2011 à 22:46
Œuvre lue 27265 fois Dernière édition le : 28/12/2011 à 22:46
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Chapitre 20 : Le retour triomphal du héros






Neville poussa un rugissement de joie, sauta du manteau de la cheminée, et s’écria :

« Je savais que tu viendrais ! Je le savais, Harry ! »

Son ami le dévisagea, l’air de ne pas y croire.

« Neville… Qu’est-ce que… bredouilla-t-il. Comment… ? »

Mais Neville ne prêta pas grande attention aux bafouillages de Harry : il venait d’apercevoir Ron et Hermione et avec des cris d’allégresse, il se précipita également sur eux pour les serrer dans ses bras. En relâchant Hermione, il s’exclama à nouveau :

« Je savais que vous viendriez ! Je n’ai pas arrêté de répéter à Seamus que c’était une simple question de temps !

-Neville, qu’est-ce qui t’es arrivé ? s’enquit Harry, visiblement choqué.

-Quoi ? Ah, ça ? » fit Neville en désignant ses blessures.

D’un hochement de tête, il en minimisa la gravité et continua :

« Ce n’est rien. Seamus est dans un état bien pire, vous verrez. On y va ? Oh, ajouta-t-il en se tournant vers Abelforth, Ab, il y a peut-être deux autres personnes qui vont arriver.

-Deux autres ? répéta Abelforth d’un ton sinistre. Qu’est-ce que tu veux dire par deux autres, Londubat ? Il y a un couvre-feu et tout le village est soumis au charme du Cridurut !

-Je sais, répliqua Neville, et c’est pour ça qu’ils vont transplaner directement dans le bar. Envoyez-les simplement dans le passage dès qu’ils arriveront, d’accord ? Merci beaucoup. »

Neville tendit la main à Hermione et l’aida à monter sur le manteau de la cheminée pour accéder au tunnel. Ron la suivit, puis Neville y pénétra à son tour. Harry échangea un dernier mot avec Abelforth avant de leur emboîter le pas.

« Depuis quand est-il là, ce tunnel ? demanda Ron tandis qu’ils se mettaient en chemin. Il n’est pas sur la carte du Maraudeur, hein, Harry ? Je croyais qu’il n’y avait que sept passages qui permettaient de sortir de l’école ou d’y entrer ?

-Ils les ont tous condamnés avant le début de l’année, dit Neville. On ne peut plus les utiliser, maintenant, avec tous les maléfices qui en protègent l’entrée et les Mangemorts et les Détraqueurs qui attendent à la sortie. »

Il se mit à reculons devant eux, rayonnant, se délectant de les voir.

« Mais peu importe… Alors, c’est vrai, vous avez réussi à cambrioler Gringotts ? Et vous vous êtes enfuis sur un dragon ? Tout le monde en parle, Terry Boot s’est fait taper dessus par Carrow pour l’avoir crié dans la Grande Salle pendant le dîner !

-Oui, c’est vrai, confirma Harry. »

Neville eut un rire ravi.

« Qu’est-ce que vous avez fait du dragon ?

-On l’a relâché dans la nature, répondit Ron. Hermione avait très envie de le garder avec elle…

-N’exagère pas, Ron… protesta celle-ci.

-Et qu’est-ce que vous avez fabriqué pendant tout ce temps-là, Harry ? Les gens disent que vous étiez simplement en fuite, mais je ne le crois pas. Je me doute que vous aviez quelque chose à faire…

-C’est vrai, admit Harry. Mais parle-nous plutôt de Poudlard, nous ne savons pas du tout ce qui s’y passe.

-C’est devenu… En fait, ce n’est plus le Poudlard que vous avez connu, dit Neville, son sourire s’effaçant. Vous connaissez les Carrow ?

-Les deux Mangemorts qui donnent des cours ?

-Ils ne se contentent pas de donner des cours. On leur a confié toute la discipline. Et crois-moi, ils aiment les punitions, les Carrow.

-Comme Ombrage ? tenta Ron.

-Oh non, lâcha Neville avec un rire jaune, elle paraît bien pâle à côté d’eux. Les autres profs ont pour consigne de nous envoyer chez les Carrow en cas de mauvaise conduite. Mais ils ne le font pas, s’ils peuvent l’éviter. On voit bien qu’ils les détestent autant que nous. Amycus, le frère, nous enseigne ce qu’on appelait la défense contre les forces du Mal, sauf que maintenant, ils ont rebaptisé ça l’art de la magie noire. On est censés s’entraîner à jeter le sortilège Doloris en prenant comme cobayes les élèves en retenue…

-Quoi ?! »

Les voix de Harry, Ron et Hermione résonnèrent à l’unisson dans tout le tunnel.

« Oui, dit Neville. J’ai refusé de le faire. Mais il y a des gens qui s’y habituent très bien. Crabbe et Goyle, par exemple, aiment beaucoup ça. J’imagine que c’est la première fois qu’ils sont les meilleurs en quelque chose. Alecto, la sœur d’Amycus, est chargée de l’étude des Moldus, une matière obligatoire pour tout le monde. On est tous obligés de l’entendre expliquer que les Moldus sont des animaux, sales et stupides, qu’ils ont forcé les sorciers à vivre dans la clandestinité en les persécutant et que l’ordre naturel est en passe d’être rétabli. J’ai eu ça, expliqua-t-il en montrant la balafre de sa joue, pour lui avoir demandé quel pourcentage de sang moldu ils avaient dans les veines, son frère et elle.

-Voyons, Neville, dit Ron, quand on veut faire de l’ironie, il faut choisir le bon endroit et le bon moment.

-Tu ne l’as jamais entendue. Toi non plus, tu ne l’aurais pas supporté. D’ailleurs, ça aide quand des élèves leur tiennent tête, ça donne de l’espoir à tout le monde. Je l’avais déjà remarqué à l’époque où c’était toi qui le faisait, Harry.

-On dirait que tu leur as servi à aiguiser des couteaux », remarqua Ron avec une légère grimace lorsqu’ils passèrent sous une lampe qui mit davantage en relief les blessures de Neville.

Celui-ci haussa les épaules.

« Ce n’est pas grave. Ils ne veulent pas trop verser de sang pur, et même s’ils nous torturent un peu quand on est insolents, ils ne nous tuent pas. Les seules personnes en danger sont celles dont les amis ou la famille s’opposent au régime. On les prend en otage. Le vieux Xeno Lovegood a exprimé ses opinions un peu trop ouvertement dans Le Chicaneur, alors ils ont enlevé Luna dans le train quand elle a voulu rentrer chez elle pour Noël.

-Elle va bien, Neville, on l’a vue…

-Je sais, elle s’est arrangée pour me prévenir. »

Il sortit son Gallion de sa poche.

« Ils ont été très utiles, dit Neville en adressant à Hermione un sourire radieux. Les Carrow n’ont jamais découvert comment on communiquait, ça les rendait fous. La nuit, on avait l’habitude de sortir en douce du dortoir pour aller écrire sur les murs : « Armée de Dumbledore, le recrutement continue », ou des trucs dans ce genre là. Rogue avait horreur de ça.

-Vous aviez l’habitude, nota Harry.

-C’est devenu plus difficile avec le temps, expliqua Neville. Nous avons perdu Luna à Noël et Ginny n’est jamais revenue après Pâques. Or, nous étions un peu les leaders, tous les trois. Les Carrow semblaient savoir que j’avais une grande part de responsabilité et ils me l’ont fait payer assez durement. Et puis Michael Corner a aussi été surpris en train de libérer un élève de première année qu’ils avaient enchaîné. Ils l’ont terriblement torturé, ce qui a fait peur aux autres.

-Tu m’étonnes », marmonna Ron.

Le tunnel commençait à remonter.

« Je ne pouvais pas demander aux gens de subir la même chose que Michael, on a donc laissé tomber ce genre d’exploits. Mais on continuait quand même de se battre, en menant des actions souterraines, jusqu’à il y a quinze jours, environ. A ce moment-là, ils ont dû estimer qu’il n’y avait plus qu’un seul moyen de m’arrêter et ils s’en sont pris à ma grand-mère.

-Quoi ?! s’exclamèrent Harry, Ron et Hermione d’une même voix.

-Oui, fit Neville, qui haletait un peu à cause de la pente raide que suivait le passage. On comprend leur raisonnement. Ils avaient obtenu de très bons résultats en kidnappant des élèves pour obliger leur famille à rentrer dans le rang, il fallait s’attendre à ce qu’ils appliquent la même méthode dans l’autre sens. Seulement voilà, ils ne savaient pas à quoi ils s’exposaient avec ma grand-mère. Une petite vieille qui vivait seule, ils ont sans doute pensé qu’il était inutile d’envoyer quelqu’un de très qualifié. Le résultat, s’esclaffa Neville, c’est que Dawlish est toujours à Ste Mangouste et que ma grand-mère est en fuite.

-Cool, ta grand-mère, lança Ron.

-Oui, approuva Neville d’un air joyeux. La seule chose, c’est que quand ils se sont aperçus qu’ils n’avaient pas de prise sur moi, ils ont décidé que Poudlard pouvait très bien se passer de ma présence. Je ne sais pas s’ils avaient l’intention de me tuer ou de m’envoyer à Azkaban, en tout cas, je savais qu’il était temps de disparaître.

-Mais, commença Ron qui paraissait ne plus rien comprendre, est-ce que… est-ce qu’on n’est pas en train de retourner tout droit à Poudlard ?

-Bien sûr que si, répondit Neville. Tu vas voir, on arrive. »

Ils tournèrent à un angle de mur et un peu plus loin devant eux, ils virent le bout du tunnel. Une autre volée de marches menait à une porte identique à celle qui était cachée derrière le portrait d’Ariana. Neville la poussa et passa par l’ouverture. Il cria alors à toute l’AD :

« Regardez qui arrive ! Je vous l’avez bien dit, non ? »

Lorsque Harry pénétra dans la pièce sur laquelle donnait la porte, tous ses mirent à crier et hurler :

« HARRY !

-C’est Potter, c’est POTTER !

-Ron !

-Hermione ! »

Neville observa tous ses amis s’élancer sur eux pour les prendre dans leur bras. L’atmosphère était incroyablement euphorique.

« OK, OK, du calme ! » ordonna Neville.

Ils reculèrent et Neville vit Harry détailler l’endroit où ils se trouvaient.

« Où sommes-nous ? questionna-t-il.

-Dans la Salle sur Demande, bien sûr ! répondit Neville. Elle s’est surpassée, tu ne trouves pas ? Les Carrow me poursuivaient et je savais que c’était ma seule chance de me cacher : j’ai réussi à franchir la porte et voilà ce que j’ai trouvé ! Elle n’était pas vraiment comme ça quand je suis arrivé, elle était beaucoup plus petite, il n’y avait qu’un seul hamac et uniquement la tapisserie de Gryffondor. Mais elle s’est agrandie à mesure qu’augmentaient les membres de l’AD.

-Et les Carrow ne peuvent pas y entrer ? demanda Harry en se retournant vers la porte.

-Non, l’informa Seamus. C’est une très bonne cachette. Tant que l’un de nous reste à l’intérieur, ils ne peuvent nous atteindre, la porte ne s’ouvre pas. Tout repose sur Neville. Il maîtrise vraiment cette salle. Quand on a besoin de quelque chose, il faut le demander très précisément, par exemple : « Je ne veux pas que des partisans des Carrow puissent pénétrer ici » et la salle le fera pour toi ! On doit seulement être sûr de ne rien laisser au hasard ! Neville est l’homme de la situation !

-En fait, c’est très simple, dit modestement Neville. J’étais là depuis un jour et demi et je commençais à avoir vraiment faim, alors, j’ai souhaité avoir quelque chose à manger et c’est à ce moment-là que le passage vers La Tête de Sanglier s’est ouvert. Je l’ai suivi et j’ai rencontré Abelforth. Il nous a donné des provisions parce que c’est la seule chose que la salle ne puisse pas fournir, je ne sais pas pourquoi.

-La nourriture est l’une des cinq exceptions à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire, expliqua Ron, à la surprise générale.

-Nous nous sommes donc cachés ici pendant près de deux semaines, reprit Seamus, et la salle ajoute d’autres hamacs chaque fois que nous en avons besoin. Elle a même fabriqué une assez belle salle de bain quand les filles ont commencé à venir…

-…et ont pensé qu’elles aimeraient peut-être pouvoir se laver, ajouta Lavande avec sarcasme.

-Racontez-nous un peu ce que vous avez fait, dit Ernie, il y a eu tellement de rumeurs… On a essayé d’avoir des nouvelles de vous à Potterveille. Vous n’avez quand même pas cambriolé Gringotts ?

-Si, justement ! s’exclama Neville. Et l’histoire du dragon est vraie aussi ! »

Il y eut quelques applaudissements et des cris de joie. Ron salua.

« Qu’est-ce que vous cherchiez ? » demanda avidement Seamus.

Neville n’écouta pas la suite car il vit Harry poser sa main contre son front, blême.

« Ça va, Harry ? lui demanda-t-il. Tu veux t’asseoir ? J’imagine que tu dois être fatigué…

-Non », coupa Harry.

Il regarda Ron et Hermione.

« Il faut y aller, dit-il.

-Qu’est-ce qu’on fait, Harry ? demanda Seamus. Quel est le plan ?

-Le plan ? répéta Harry. Eh bien, il y a quelque chose dont… Ron, Hermione et moi devons nous charger et ensuite, on s’en ira. »

Neville se figea, déconcerté. Plus personne ne riait, ni ne poussait de cris de joie.

« Qu’est-ce que tu veux dire par « on s’en ira d’ici » ?

-Nous ne sommes pas venus pour rester, répondit Harry en massant sa cicatrice. Nous avons une tâche importante à accomplir…

-Qu’est-ce que c’est ?

-Je… Je ne peux pas vous en parler. »

Des grommellements parcoururent la salle comme une vague. Les sourcils de Neville se froncèrent.

« Et pourquoi ? C’est quelque chose qui a un rapport avec le combat contre Voldemort, non ? »

Neville frissonna à l’idée d’avoir prononcé si librement ce nom. Mais à quoi cela pouvait-il servir de le taire à présent qu’il était en passe de devenir le maître du monde ?

« Eh bien… oui…

-Alors on va vous aider. »

Les autres membres de l’Armée de Dumbledore hochèrent la tête en signe d’approbation, certains avec enthousiasme, d’autres d’un air solennel. Deux d’entre eux se levèrent de leurs chaises pour manifester leur volonté de passer tout de suite à l’action.

« Vous ne comprenez pas, leur lança Harry. Nous… Nous ne pouvons rien vous dire. Nous devons nous en occuper… seuls.

-Pourquoi ? s’enquit Neville.

-Parce que… Dumbledore nous a confié un travail à tous les trois, expliqua Harry avec précaution, et nous ne sommes pas censés révéler… Je veux dire qu’il voulait qu’on s’en charge nous-mêmes, rien que nous trois.

-Nous sommes son armée, objecta Neville. L’Armée de Dumbledore. Nous l’avons formée tous ensemble, nous avons continué à la faire vivre pendant que vous étiez partis de votre côté…

-Ce n’était pas vraiment un pique-nique, vieux, répliqua Ron.

-Je n’ai jamais prétendu le contraire, mais je ne vois pas pourquoi vous n’auriez pas confiance en nous. Tous ceux qui sont dans cette salle se sont battus et ont été obligés de se réfugier ici parce que les Carrow les pourchassaient. Chacun de nous a montré sa loyauté envers Dumbledore… envers toi, Harry.

-Ecoute », commença Harry, mais il fut interrompu.

La porte du tunnel venait de s’ouvrir derrière lui, et deux silhouettes familières firent leur apparition sous les regards des membres de l’AD.

C’était Luna et Dean. Seamus poussa un rugissement de bonheur et se précipita pour serrer son meilleur ami dans ses bras.

« Salut, tout le monde ! lança joyeusement Luna. Ça fait du bien de revenir !

-Luna ! s’exclama Harry, décontenancé, qu’est-ce que tu fais ici ? Comment as-tu…

-Je l’ai appelée, répondit Neville en montrant le faux Gallion. Je leur avais promis, à elle et à Ginny, de les avertir si tu te montrais. Nous pensions tous que si tu revenais ici, ça signifierait la révolution. La fin de Rogue et des Carrow.

-C’est ce que ça signifie, bien sûr, dit Luna d’un ton réjoui. N’est-ce pas, Harry ? Nous allons les chasser de Poudlard ?

-Ecoute, reprit Harry. Je suis désolé, mais ce n’est pas pour ça que nous sommes revenus… Nous avons un travail à accomplir et ensuite…

-Tu ne vas pas nous abandonner dans cette galère ? s’indigna Michael.

-Non ! répliqua Ron. Ce que nous allons faire finira par bénéficier à tout le monde, il s’agit de nous débarrasser de Vous-Savez-Qui…

-Alors, laissez-nous vous aider ! s’exclama Neville avec colère. Nous voulons participer ! »

Il y eut un nouveau bruit derrière eux : Ginny enjambait l’ouverture du mur, suivie de près par Fred, George et Lee Jordan. Elle adressa à Harry un sourire radieux. Neville, en les regardant, eut l’impression désagréable de les avoir surpris dans leur intimité.

« Abelforth devient un tantinet grognon, dit Fred en levant la main pour répondre aux cris qui le saluaient. Il voudrait bien dormir un peu, mais son bar se transforme en gare de chemin de fer. »

A son tour, Cho Chang entra.

« J’ai eu le message, dit-elle, en montrant à son tour son faux Gallion. »

Elle alla s’asseoir à côté de Michael.

« Alors, quel est le plan, Harry ? demanda George.

-Il n’y en a pas, répondit Harry.

-On va improviser au fur et à mesure ? C’est ce que je préfère, s’enthousiasma Fred.

-Il faut arrêter ça ! s’écria Harry à l’adresse de Neville. Pourquoi les as-tu rappelés ? C’est de la folie…

-On se bat, non ? lança Dean en sortant son faux Gallion. Le message disait que Harry était de retour et qu’on allait en découdre ! Mais je dois me procurer une baguette…

-Tu n’as pas de baguette… ? s’étonna Seamus.

Neville vit Ron se tourner vers Harry, mais dans le brouhaha ambiant, il n’entendit pas ce qu’ils se disaient. Tout à coup, Harry releva la tête et fit face à tout le monde, en lançant d’une voix forte :

« OK ! Nous devons trouver un objet. Un objet… qui nous aidera à renverser Vous-Savez-Qui et qui est caché ici, à Poudlard, mais nous ne savons pas où. Il se peut qu’il ait appartenu à Serdaigle. Quelqu’un en aurait-il entendu parler ? Quelqu’un a-t-il jamais vu quelque chose orné d’un aigle, par exemple ? »

Il se tourna avec espoir vers le petit de groupe des Serdaigles, et Luna lui répondit, assise sur le bras du fauteuil de Ginny :

« Il y a le diadème perdu. Je t’en avais parlé, tu te souviens, Harry ? Le diadème perdu de Serdaigle ? Papa essaye de le reproduire.

-Oui, mais justement, Luna, fit observer Michael en levant les yeux au ciel, le diadème perdu est perdu. C’est précisément ça, l’ennui.

-Quand a-t-il été perdu ? interrogea Harry.

-Il y a des siècles, dit-on, répondit Cho. Le professeur Flitwick a raconté que le diadème a disparu avec Serdaigle elle-même. Des gens l’ont cherché, mais personne n’en a jamais retrouvé la trace, c’est bien ça ? »

Tous hochèrent la tête en signe d’approbation.

« Désolé, mais c’est quoi, un diadème, exactement ? demanda Ron.

-Une sorte de couronne, répondit Terry. Celui de Serdaigle était censé avoir des propriétés magiques, il rendait plus sage la personne qui le portait.

-Oui, et les siphons à Joncheruines de papa… »

Mais Harry interrompit Luna :

« Personne parmi vous n’a jamais vu quelque chose qui puisse lui ressembler ? »

Ils hochèrent à nouveau la tête, en signe de dénégation, cette fois. Cho reprit la parole :

« Si tu veux savoir à quoi le diadème est censé ressembler, je peux t’emmener là-haut dans notre salle commune et te le montrer. La statue de Serdaigle le représente. »

Harry se tourna vers Ron et Hermione et leur dit :

« Ecoutez, je sais que ça ne vaut pas grand-chose comme piste, mais je vais quand même jeter un coup d’œil à cette statue, pour voir au moins le diadème. Attendez-moi ici et… gardez l’autre… en sécurité. »

Cho s’était levée, mais Ginny lança d’un air féroce :

« Non, c’est Luna qui va emmener Harry, n’est-ce pas Luna ?

-Oh, oui, bien sûr, j’en serais ravie, répondit Luna d’une voix joyeuse. »

Cho se rassit, visiblement déçue.

« Comment on sort d’ici ? demanda Harry à Neville.

-Par là. »

Il conduisit Harry et Luna dans un coin de la salle où un petit placard ouvrait sur un escalier raide.

« Il mène à un endroit différent chaque jour, ce qui fait qu’ils n’ont jamais réussi à le découvrir, dit-il. Le seul ennui, c’est qu’on ne peut pas savoir exactement où on va se retrouver quand on sort. Sois prudent, Harry, il y a toujours des patrouilles dans les couloirs, la nuit.

-Pas de problèmes, assura Harry. A tout de suite. »

Neville regarda son ami disparaître dans la cage d’escaliers.






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