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Lecture d'un chapitre



Lecture du chapitre 6
Nom de l'œuvre : Orphée et la vengeance du Darkrai (concours mythe) Nom du chapitre : La marche funèbre
Écrit par Polux999 Chapitre publié le : 20/12/2015 à 01:01
Œuvre lue 5384 fois Dernière édition le : 30/12/2015 à 21:14
Depuis le dos de la Harpie, Orphée arrivait à voir tous les Enfers. Il apercevait sous lui les longues plaines de l'Asphodèle, où des centaines d'âmes erraient sans but. Au loin, une clairière éclairée par une lumière inconnue était remplie de végétation. Orphée arrivait à entendre des rires et des danses. Il en conclut qu'il devait s'agir des champs Elizées, la demeure des grands héros décédés. Encore plus loin, il aperçut un ravin au noir d'encre. Orphée frissonna en comprenant que c'était sûrement le Tartare, la prison des titans ainsi que des criminels les plus infâmes ayant jamais existé. Au centre de tout ça se dressait un gigantesque palais en pierre noire. La demeure de Hadès. La Harpie y descendit et atterrit dans la salle du trône. Dès qu'ils furent déposés, elle s'envola aussi vite qu'elle était apparue.
-Mortel, te voilà enfin.
Orphée se retourna. Sur le grand trône, un Noctunoir était apparu. Juste à coté, sur un siège légèrement plus petit, une Fragilady était assise, fixant les nouveaux venus. Le jeune homme s'inclina bien bas.
-Bonjour à toi, grand dieu Hadès, ainsi qu'à vous, Perséphone.
Le dieu ne bougeait pas d'un pouce.
-Orphée, musicien de Thrace, je sais pourquoi tu es ici.
Le jeune homme releva la tête, surpris.
-Ta marraine, la muse Meloetta est venue à moi il y a plusieurs semaines de cela. Elle m'a demandé de ramener à la vie la naïade Eurydice. J'ai refusé mais ma chère femme ici présente a proposé une épreuve. Tu as de la chance, elle s'est éprise de ton histoire tragique.
La déesse se mit à sourire et regarda tendrement le maître des Enfers.
-Mon mari et moi savons ce qu'est une histoire d'amour impossible. Et la vôtre me rappelle notre jeunesse. J'ai convaincu Hadès de te laisser une chance Orphée.
Le jeune homme inclina la tête en signe de remerciement.
-Dieux tout puissants, quelle est cette épreuve ? Demanda-t-il.
-Et bien, expliqua Perséphone. Il ne s'agit pas tout à fait d'une épreuve.
-Tu vas être jugé Orphée, rajouta Hadès. Je veux voir si tu mérites d'être heureux. Harpie ! Amène le premier témoin !
La vaututrice, qui volait au-dessus du palais, croassa et s'envola au loin. Hadès baissa son regard vers le jeune homme.
-Trois personnes que tu as connu durant ta vie vont venir ici. Tu expliqueras à chacun d'eux la situation. Puis, il donneront leur verdict. Si au moins deux d'entre eux approuvent ta requête, alors je t'autoriserai à remonter avec la naïade chez les vivants. Mais s'ils refusent, tu repartiras seul, et ne pourras jamais revenir. As-tu compris, musicien ?
Orphée hocha la tête. Il se demandait bien qui allait pouvoir témoigner. La Harpie revint au même moment. Le jeune homme plissa les yeux pour essayer de reconnaître son passager. Mais un rire tonitruant lui donna sa réponse.
-Ahahah Orphée, comme on se retrouve mon ami !
Le jeune homme sourit de plaisir. Il s'approcha du géant et le serra dans ses bras.
-Hercule, ça faisait longtemps.

-Alors, Orphée, qu'est-ce qu'aux bons dieux tu fais ici ?
-Je pourrais te retourner la question, répondit Orphée, tu n'as pas réussi tes travaux ?
Le géant aux cheveux blonds rayés de noir rougit de colère :
-Ben, je l'ai fait ! Enfin, j'étais en train de faire le dernier, dompter ce démolosse géant de pacotille. Mais alors que j'allais enfin l'avoir, tu crois pas que cette Harpie a débarqué et m'a emmené de force ici ! J'espère que le dernier travaux ne va pas être compté comme échoué, parce que je le tenais ce Cerbère !
Hadès répondit d'une voix forte :
-N'aie crainte, fils de mon frère, pour m'excuser de mon intervention, ce travaux sera validé. Maintenant, écoute ce que ce mortel a à te dire.
Alors Orphée raconta à Hercule tout ce qui lui était arrivé depuis qu'ils s'étaient séparés à Némée. Comment il avait trouvé les deux maîtres à chanter restants, comment il avait réveillé Eurydice puis l'avait épousée, et comment il l'avait retrouvée morte et décidé de la chercher sous terre. Hercule écouta très attentivement.
-Oh mes dieux ! Tu n'as vraiment pas de chance Orphée, je sais pas comment tu te retiens de ne pas mettre une raclée à ce Darkrai ! Tu as affronté tellement d'épreuves pour la retrouver, évidemment que tu mérites de la revoir ! Mon verdict est sans appel !
Hadès acquiesça puis s'adressa à la vaututrice :
-Harpie, le deuxième témoin.
L'oiseau s'envola. Elle revint quelques minutes après. Orphée se mit à transpirer. Il reconnaissait le passager.
-Astérion, dit-il simplement.
L'homme à tête de tauros descendit du dos de la Harpie et s'avança devant le jeune homme, faisant souffler de la buée de par ses naseaux.
-Orphée, sale traître.
Le jeune homme commença à s'approcher de lui mais le monstre souffla encore plus fort des naseaux.
-Ne t'approche pas ou je te tue, et peu importe si je dois finir dans le Tartare.
-Je..., Astérion je suis vraiment navré de ce qui t'es arrivé.
Le monstre grogna.
-Ah oui vraiment ? Parce que tu ne m'as pas aidé lorsque cet humain m'a transpercé de son épée sous les applaudissements de la foule. Toi aussi tu as applaudi la mise à mort du terrible Minotaure ?
-Non, pas du tout ! S'écria Orphée. Je ne pensais pas que ce prince déboulerait dans le labyrinthe. Tu allais nous emmener à la sortie, pourquoi t'aurais-je trompé ? Nous étions amis.
-Non, répondit Astérion, tu m'as fait croire que nous l'étions. Tu es très habile avec les mots et tu m'as manipulé. Maintenant dis-moi, pourquoi ai-je été amené ici ?
Le musicien lui raconta alors pourquoi il était venu en Crète et tout ce qui s'était ensuivi après. Astérion resta stoïque jusqu'à ce qu'Orphée eut terminé. Puis il se tourna vers Hadès.
-Dieu des Enfers, je n'ai qu'une chose à dire. Cet humain est un manipulateur qui est prêt à tout pour arriver à ses fins. Il ne mérite aucunement d'être heureux. Voilà mon verdict.
-Non, Astérion, je t'en prie, je …
-Silence mortel ! Tonna le Noctunoir. Le témoin a donné son verdict, rien ne peut le changer. Il reste encore une personne. Harpie, va !
Orphée commençait à être anxieux. Il fallait absolument que cette troisième personne soit quelqu'un avec qui il avait été bon. Il ne pouvait pas abandonner Eurydice ici. L'oiseau revint. Le passager était à taille humaine, et Orphée n'arrivait pas à le distinguer d'où il était. La personne descendit alors du dos de la Harpie et s'avança à la lumière des torches. Orphée devint pâle. Une jeune femme s'avança vers lui, ses yeux pailletés semblant lui lancer des éclairs.
-Bonjour Orphée.
Le jeune homme déglutit :
-Bonjour, Psychée.

Orphée restait silencieux, ne sachant pas quoi dire. La jeune femme ne disait rien, se contentant de le regarder en plissant les yeux, le visage fermé. Perséphone prit la parole :
-Psychée, Orphée est ici car il a une requête. Tu es le dernier témoin, ton verdict déterminera si oui ou non nous laisserons Orphée repartir chez les vivants avec sa femme. Orphée, raconte-lui ton histoire.
Orphée déglutit de nouveau puis se lança dans son histoire. Psychée ne disait absolument rien, le jeune homme en vint à se demander si elle l'entendait. Quand il eut terminé, il attendit qu'elle réponde, mais elle restait toujours muette.
-Alors, demanda-t-il, qu'en pensez-vous ?
La jeune femme resta silencieuse encore quelques secondes puis ouvrit enfin la bouche :
-Vous savez comment je suis morte ?
Orphée ne sut pas quoi répondre.
-Et bien, euh non, je l'ignore.
-Laissez-moi donc vous le raconter dans ce cas. Après que vous soyez parti, j'ai mis à exécution le plan de mes sœurs. Quand j'ai découvert le visage de mon mari, j'ai été ravie. Il n'était pas du tout un monstre, bien au contraire. Mais la cire de mon funécire fondit et coula sur sa peau. Il se réveilla en sursaut. Quand il me vit au dessus de lui, il se transforma en pokémon puis s'enfuit par la fenêtre dans les airs. Je l'ai appelé toute la nuit, l'implorant de revenir. Finalement je suis allé voir mes sœurs, qui m'ont fermée la porte au nez en disant que je n'aurais jamais dû faire ça, et que maintenant la colère des dieux allaient leurs retomber dessus. Après ça la déesse Aphrodite est apparue en personne devant moi. Elle m'a alors expliqué tout ce qui s'était passé. Elle m'a dit qu'Eros récupérait de sa blessure chez elle et qu'elle ne me laisserait le revoir qui se je réalisais des tâches réputées impossibles. J'ai réussi chacune d'elle, sauf la dernière. Je devais venir aux Enfers pour remettre un coffret à la déesse Perséphone pour qu'elle y dépose un baume capable de soigner la blessure que j'avais infligé à mon mari. Puis je devais le ramener à Aphrodite. J'ai réussi le trajet mais sur le retour, j'ai eu peur que la déesse ne m'ait piégée en ne mettant pas le baume dans le coffret. Je l'ai ouvert et je me suis retrouvée morte. Aphrodite a gagné, elle est la plus belle désormais.
Le jeune homme se sentit mal. Dans un geste de réconfort, il posa sa main sur son épaule.
-Psychée, je suis navré. Mais vous le savez maintenant, moi aussi je suis la victime des dieux. Je vous en supplie, je sais que je n'ai pas été honnête avec vous, mais ne faites pas ça à Eurydice, elle est entièrement innocente dans cette histoire. Pitié.
La jeune femme baissa les yeux et réfléchit. Finalement, Hadès, qui commençait à s'impatienter, lui dit :
-Psychée, donne nous ta réponse : accordes-tu à Orphée sa requête ?
-Et bien, Orphée n'a pas été honnête avec moi, il a triché pour obtenir mon maître à chanter et un moyen de poursuivre son voyage. Mais il a fait tout cela pour celle qu'il aime, comme moi je l'ai fait pour mon mari. J'accepte la requête, voilà mon verdict.
Perséphone laissa un petit cri de joie lui échapper. Orphée serra fort dans ses bras la jeune femme, les larmes aux yeux.
-Oh merci, merci !

La Harpie ramena chaque témoin chez lui. Orphée dit au-revoir à Psychée qui lui sourit. Hercule donna une grande tape dans le dos du jeune homme en éclatant de rire. Astérion, quant à lui, resta dans son coin, refusant de s'approcher. La vaututrice revint alors avec une petite créature dans ses serres. Orphée la reconnut tout de suite : une magnifique poissirène aux nageoires roses et blanches. Dès l'instant où elle se retrouva au sol, elle reprit forme humaine. Orphée s'apprêtait à la serrer dans ses bras quand Hadès l'interpella :
-Orphée ! Avant de célébrer vos retrouvailles, il reste une dernière épreuve que tu dois passer.
Le jeune homme s'arrêta net. Perséphone expliqua :
-Eurydice n'est pas née humaine. Son esprit n'est donc pas de la même matière que celui des simples mortels. Si tu la touches maintenant, elle se transformera en fumée et disparaîtra. Pour qu'elle retrouve consistance, elle devra refaire tout le chemin jusqu'à la surface à pied.
Orphée sourit :
-Très bien, il n'y aucun problème, c'est un jeu d'enfant !
-Il y a cependant une petite condition, poursuivit la Fragilady. Ce processus de transformation va rendre l'âme d'Eurydice très fragile. Si ton regard de vivant se pose sur elle durant cette période, non seulement elle ne redeviendra pas humaine, mais en plus elle disparaîtra tout simplement, changée en fumée à jamais.
Orphée pâlit.
-Comment doit-on rentrer alors ?
-Ne t'inquiète pas, Eurydice devra simplement marcher derrière toi sur tout le trajet. Mais tu ne devras jamais te retourner, c'est compris ? Tu ne pourras la regarder qu'après être remonté à la surface.
-Bien, répondit Orphée en regardant tendrement la naïade, je le ferai, je le promet.

Ils quittèrent le château, l'un derrière l'autre. Juste avant de partir, Hadès ordonna à la vaututrice de récupérer les maîtres à chanter qui étaient restés près du Styx et de les déposer directement chez les vivants. Orphée et Eurydice quant à eux s'engagèrent sur le chemin. Ils traversèrent l'Asphodèle, croisant plein d'âmes perdues demandant leur chemin. Aucune fois Orphée ne se retourna. Cependant, il ne cessait de parler à Eurydice derrière lui, qui lui répondait toujours. Le jeune homme lui racontait tout ce qui lui passait par la tête. Eurydice éclata plusieurs fois de rire. À un moment, Orphée eut l'idée de sortir sa lyre. Il se mit à jouer de belles musiques, qui divertirent autant la naïade que toutes les âmes qu'ils croisaient. Finalement ils arrivèrent aux abords du Styx. Charon le séracrawl les fit passer, se demandant toujours à voix basse où il avait bien pu rencontrer l'étrange oiseau de tout à l'heure. Ils empruntèrent le passage menant à la caverne du Cerbère, qui cette fois-ci n'était pas là. Finalement, Orphée commença à voir le bout.
-Eurydice, regarde là-bas, s'écria-t-il. Il ne reste qu'à gravir les marches et on y est !
Soudain, le jeune homme s'arrêta.
-Qu'est-ce que … ?!
Eurydice, inquiète, l'interpella :
-Orphée, tout va bien ?
-Eurydice ? Eurydice où es-tu ?
La naïade ne comprenait pas :
-Mais, je suis là Orphée, juste derrière. Tu ne m'entends pas ?
Le jeune homme commençait à paniquer :
-Eurydice !!!! Pourquoi fait-il aussi noir tout à coup ? Je ne vois plus rien, répond moi Eurydice dis-moi que tu es juste derrière moi !
La jeune femme baissa les yeux et remarqua alors une chose très étrange. Orphée avait deux ombres. Elle comprit soudain et cria de toutes ses forces :
-Orphée, tu es piégé dans un cauchemar, le Darkrai te possède !
Mais le musicien n'entendait plus rien. Il tomba à genoux au sol, pleurant toutes les larmes de son corps :
-Non, Eurydice tu ne peux pas être partie, ils me l'ont promis, ils me l'ont promis !!!!!
Un ricanement se fit entendre. L'ombre de trop s'éleva dans la caverne, ses yeux bleus se fixant sur la jeune femme.
-Pauvre garçon, susurra-t-il. Il était si près du but.
-Relâche-le Morphée ! Cria Eurydice.
Mais le Darkrai ricana encore plus.
-Ah oui et pourquoi je ferais ça ? Il a osé me défier, lui le simple mortel ! Personne ne réveille mes victimes sans en payer le prix fort. Regarde-le, il agonise de désespoir. Il ne voit plus rien et ne t'entend plus. Il ne reste plus beaucoup de temps avant qu'il ne décide de se retourner. Et alors, terminée la romance.
Eurydice commença à pleurer. Elle supplia Orphée :
-Je t'en supplie, entend ma voix, je suis là, je suis juste là !
Le jeune homme tapa du poing sur le sol :
-Je vous maudis dieux ! Vous m'avez trompé elle n'est plus là. Vous me l'avez reprise ! Si je me retourne je suis sûr qu'elle ne sera pas là !
Il se releva lentement. Eurydice se mit à encore plus pleurer. Orphée resta immobile quelques instants, puis se retourna d'un coup. Dans la même seconde le Darkrai absorba le cauchemar du jeune homme, lui rendant la vue. Orphée écarquilla les yeux de surprise. Eurydice lui afficha un sourire plein de larmes.
-J'étais là mon amour.
Et elle disparut en fumée.
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