Tu parlais toi-même dans le précédent post d'autres apsects de la religion, en les critiquant, notamment l'idée de mission, mais aussi de paradis/enfers (carotte/fouet). C'est ce que j'ai cru bon d'appeler d'autres point de vue que le bien lui-même.
Ce sont ces points de vue là qui viennent donc d´après ce que tu disais, faciliter la compréhension du principe â€" et c´est ce que je récuse : je ne cherche pas non plus d´explication au principe de bien ou de vie â€" je le pratique c´est déjà pas mal….mais je n´adhère pas à tout ce que la religion a mis autour :
- il faut comprendre par là que je me sens capable de faire le bien sans attendre d´aller au paradis.
- Comprendre aussi que je ne vois pas pourquoi on nous accuserait d´un péché originel â€" d´ailleurs, même au cathéchisme c´est une exégèse que l´on ne pratique plus depuis au moins un siècle ….les jansénistes ont été les derniers à pratiquer ce type d´interprétation â€" qui « bizarrement » convenait tout à fait à une pratique arbitraire du pouvoir.
Je pense que nous sommes capables d´une autre construction mentale que celle instiguée par une exégèse viellotte de la bible (enfin certaines personnes évoluées â€" je ne doute pas que pour une certaine catégorie d´esprits, l´exemple didactique soit nécessaire, mais pour accepter de s´en contenter sans les relèguer au rang de folklore â€" il faut être très crédule…)
=> Dans la religion chrétienne (pour ne citer que celle-ci), le but de l'homme est d'expier le péché originel (en gros),
J´en parlais plus haut â€" cette interprétation a été abandonnée depuis longtemps car elle a conduit à une pratique extremiste de la religion et à la conservation de l´image anthropomorphiste d´un dieu créateur qui aurait la vonlonté de faire le tri entre les élus et les damnés. L´éthique de Spinoza nous indique que la recherche du salut ou du contentement de soi doit passer par la connaissance et la recherche du bien â€" qui seuls pourront nous affranchir de nos passions. En outre, pour lui, dieu est synonyme de nature et est tout à fait dénué d´un quelconque dessein pour l´homme. La morale à été faite par des hommes, pour les hommes (humains). Le bien et le mal n´existent pas, ils sont une simple interprétation de l´esprit qui est fonction de nos sentiments et de nos intérets. Par conséquent, ils ne peuvent pas se transmettre.
=> de suivre les enseignement de Jesus (tendre l'autre joue, etc., plus le symbole du sacrifice par amour, etc.), tout ça sont d'autres choses que le bien lui-même, bien qu'il reste le but premier.
Jésus s´est sacrifié pour sa foi â€" le reste n´est que rhétorique.
=> Ces surplus parmettent de simplifier la chose, car c'est si évident d'intégrer le fait qu'on peut très bien faire le bien pour lui-même, sans autre forme de but. Ce n´est pas la même chose.
Non, ils ne simplifient rien, ils intègrent une dimension fictionnelle dans la tentative (certes bienveillante) d´édicter et d´appliquer des règles de vie en société. Le problème c´est que certains accordent plus d´importance à la mise en scène qu´au scénario.. .et deviennent intolérants à la possibilité de changer la mise en scène…
=> Je poursuis dans mon parrallèle avec vivre pour vire. d'après un post qui précéde ça ne suffit pas. On peut ajouter le plaisir, le bonheur, la famille, l'amour, le bien, le beau, la philosophie,e t tout ce qu'on veut comme but de la vie. Mais ça ne me semble pas donner le véritable but, qui ets l'ensemble de tout les autres que je condense dans la vie elle-même.
Parfaitement : impossible d´attribuer le mot « but » à un concept qui ne peut faire état d´une volonté individuelle.
=> De là à parler d'explications, c'est autre chose. D'ailleurs, je ne crois pas avoir employer ce terme. Il y a bien des domaines où les explications n'existent pas, ou alors en s'appuyant sur des bases posées et indiscutables.
Je ne comprends pas ce que tu veux dire par là ?
=> Pour ma part, ça fait longtemps que je ne cherche pas d'autre explications à la religion, pas plus que je n'en cherche à la théorie de la relativité.
Dommage, la religion peut tout à fait supporter des explications, c´est d´ailleurs pour cette raison que sa pratique et l´étude du texte biblique évoluent : en expliquant les mécanismes de pensée et d´interprétation par la mise en regard de la bible avec son contexte historique et philologique.
=> Il y a des choses qui sont comme ça, on les pose et on fait avec. On peut aussi les rejeter ou en changer et voir ce qui se passe. La seule chose qui importe vraiment, c'est la conséquence de ce que l'on prend comme base. Tant que les conséquences sont acceptables (dans le cas non-scientifique, le "acceptable" étant bien entendu subjectif) ou correspondent à la réalité (dans le cas scientifique), il n'y a nul besoin de les remettre en cause.
Là encore c´est un discours ambivalent, est-ce à dire que ce qui « est » ne doit pas être changé ?
Je ne pense pas que cela soit ton avis, d´ailleurs pour moi, tout peut être remis en cause (avec le respect qui lui est du et la méthodologie qui convient évidemment, cf topic respect ; )
Pour en revenir à la vie, son but me semble être elle-même (comme je commence à le radoter), ça me suffit pour le considérer comme le vrai but de la vie.
Si « sembler » suffit alors… je m´arrête là dans le « décortiquage ».
Mais je suis tout à fait d´accord avec toi que chercher un but à la vie est impossible, s´il y en avait d´ailleurs, ils seraient forcément multiples….