Message édité le 1/8/2006 à 12:58.
Je ne vais pas refaire du point à point, ce serait trop long. Simplement je comprend ta vision de la religion, bien que je ne l'approuve pas, et je cite le passage ci-dessus qui me semble faire le pont entre nos deux conceptions, qui sont loin finalement d'être incompatibles ou même antinomiques.
Je crois qu'il y a dans la mise en scène autant de chose importantes et fondamentales que dans le scénario. Voire peu-être plus, car ce qui se voit en premier c'est la mise en scène, le scénario est toujours plus difficile à voir, ou du moins il demande plus d'efforts. En particulier quand ce scénario englobe de nombreux concepts en même temps.
Je suis d'accord que bon nombre de philosophes ont mieux démontré la valeur du Bien, ou de la morale et l'éthique que ne l'a fait la religion, mais elle, ce n'est pas son but. Son but est d'en exposer les résultats, de manière immadiatement concevable, sans avoir besoin de lire Platon ou Spinoza. Car je suis au regret de faire remarquer que ce n'est pas tout le monde qui va les lire simplement pour confirmer scientifiquement ce en quoi il croit déjà. Rappelons que la religion catholique a pas mal repliqué de concepts platonniciens, notamment à propos du Bien.
Il est souvent plus aisé de tirer une morale d'une histoire que de comprendre la morale à partir de rien (voire notre ami La Fontaine). La façon dont on présente (rhétorique religieuse, comme tu le dis) compte auatnt sinon plus que ce que l'on présente. Pourquoi a-t-il fallut attendre la rennaissance pour remettre un peu en cause la religion ? Parceque c'est pas facile.
Ensuite, j'avais dit :"Il y a bien des domaines où les explications n'existent pas, ou alors en s'appuyant sur des bases posées et indiscutables. " et "l y a des choses qui sont comme ça, on les pose et on fait avec. On peut aussi les rejeter ou en changer et voir ce qui se passe. La seule chose qui importe vraiment, c'est la conséquence de ce que l'on prend comme base. Tant que les conséquences sont acceptables (dans le cas non-scientifique, le "acceptable" étant bien entendu subjectif) ou correspondent à la réalité (dans le cas scientifique), il n'y a nul besoin de les remettre en cause. "
Je veux dire qu'il y a des domaines où on pose une base (genre la big bang, ou la bible, ou les lois de Newton, ou l'inconscient), et on construit dessus, sans remettre en cause cette base. En mathématique on appelle ces bases les axiomes. Propriété posées vraies qui permettent d'établir des théorèmes par un raisonnement logique. Et je suis convaincu qu'il n'y a pas qu'en science qu'on utilise ces procédés.
"tout peut être remis en cause", oui et non. On peut toujours, mais fait savoir vers où on se dirige. Genre remets en cause 1+1 = 2 et construit une théorie qui fonctionne, ou même récuse la relativité d'Einstein ... ok c'est caricatural, mais ça montre qu'il y a bien une difficulté.
Quant au but de la vie, on peut en trouver un, sans aller le chercher ailleurs que dans la vie elle-même (comme je le dis depuis un moment, même si le verbe "sembler" n'est pas affirmatif, puisque c'est ce que JE crois, après ce n'est pas forcément faux).


), d'autres encore de manger des frites froides (ourg !), etc. Mais la question concernait la vie dans sa globalité. C'est un tout autre problème, car on ne peut pas dire que le but de la vie est la somme des buts de toutes les vies... Il faut une réponse générale (j'ai déjà donnée celle que je juge juste ).


