"Lorsqu'il y a un conflit et une grève, dans une entreprise, une université ou une administration, la loi doit prévoir que, dans les huit jours, soit organisé un vote à bulletins secrets pour en finir avec la dictature de certaines minorités", a-t-il déclaré.
"Ce projet, aussi vague soit-il, est une atteinte au droit constitutionnel de grève", fait ainsi valoir Arnaud Lyon-Caen, avocat au Conseil d'Etat. Ce droit constitutionnel est "individuel", précise le magistrat, et la proposition de M. ****** en ferait un droit collectif en le soumettant à la décision de la majorité. Pour M. Lyon-Caen, "cela signifierait qu'une minorité, les gens les plus exploités dans une entreprise, ne pourraient pas se mettre en grève".
Philippe Brun, avocat du droit du travail, renchérit : "Fondamentalement en France, à la différence des pays anglo-saxons, le droit de grève n'est pas un droit syndical, c'est une liberté individuelle." Dans la fonction publique seulement, la grève doit être déclarée par les syndicats, assortie d'un préavis. L'avocat, spécialiste des conflits, s'interroge : "Le vote à la majorité, cela veut-il dire que l'on pourrait bloquer une entreprise, les trains par exemple, si on vote la grève à la majorité ?
Certes, "il arrive qu'il y ait des conflits où les relations entre syndicats sont dures et que les règles ne sont pas respectées", reconnaît le syndicaliste
En gros, il est possible qu'un projet de loi remmette le droit de grève, en le contraignant un peu plus, au grand dam des syndicats.
Pour ma part, j'ai toujours été contre ce principe de grève que je considère comme une prise d'otage de gens qui n'ont rien à voir avec les problèmes des employés, pour faire pression sur la direction, ou le gouvernement. La mise en grève constitue un arrêt des activités de l'entreprise pour faire entendre son avis. Le droit de grève est individuel, ce qui veut dire qu'on choisit seul si on se met en grève ou non. Mais l'existence de syndicat fait que ce droit au lieu d'être individuel devient syndical. S'ensuit la dictature d'une minorité prenant en otage une majorité d'innocents.
Que signifie la mise en grève sinon l'arrêt des discussions "diplomatiques", ou alors le commencement de discussions forcées ? Or je suis plutôt pour ce qui ressemble à de la diplomatie...
Pour avoir été victime de grèves plusieurs fois, alors que je n'avais rien à voir avec ce qui se passait, j'ai refusé de participer à une grève alors que celle-ci me concernait.
Que pensez-vous du droit de grève ? Faut-il le remanier ? Que dire lorsque le service minimal prévu n'est même pas appliqué ? Doit-on toujours céder pour débloquer la situation ? Votre avis ?
(Vous voulez la réponse de cet amusant petit jeu ? ==>
, le droit de grêve est bien comme il est mais c'est bien de prendre dees mesures pour en finir avec le problème au plus vite mais si aucun accord n'est trouvé, ce n'est pas la peine de demander aux gens de ne plus faire grêve.
Et quand je dis que j'ai été victime de grèves c'est en tant qu'usager. Ca m'a vraiment enervé de me retrouver bloqué, utilisé comme otage (désolé, ça me semble être le seul mot), par des salauds qui sont incapables de résoudre leur propres problèmes par la négociation sans emmerder les autres gens, qui n'ont rien à voir.


