Shaka a écrit : Néanmoins, ici c'est triste car la personne commençait à se rendre compte qu'elle avait besoin d'aide et à commencer à se faire aider. |
Ce n'est pas tout à fait exact chère Shaka, elle commençait à se rendre compte que ce qu'elle avait subi n'était pas normal, qu'une relation ne se passait pas ainsi qu'elle ne devait pas nourrir de culpabilité.
Elle ne s'est pas rendu compte qu'elle avait besoin d'aide parce que celle-ci se faisait naturellement, doucement.
Je n'ai fait qu'être un catalyseur en lui posant les bonnes questions, en l'amenant à réfléchir pour qu'elle en arrive à ses propres conclusions.
J'ai été dans cette situation, il m'a fallu du temps et des catalyseurs plus qu'autre chose pour, non pas combattre ou m'opposer à ce traumatisme voire, pire, l'intérioriser, mais bien l'assimiler dans son intégralité et me comprendre.
Black a écrit : si pour ces personnes qui retombent dans leurs démons, c'est justement aussi parce-qu'en sortir nécessite beaucoup d'efforts et qu'ils n'ont pas envie de le faire car ils verraient ce qu'ils n'ont pas envie de voir. Une forme de déni de réalité en quelque sorte. |
C'est possible, surmonter sa peur de l'inconnu (pour sortir de ce schéma comme tu disais) est un effort très important et être dans un cadre qui te le permet est primordial pour pouvoir, encore une fois, non pas seulement voir mais assimiler ce qu'on va y voir.
Parce que ces choses que l'on peut y voir nous dépassent. Plus on y pense et plus elles nous donnent le vertige.
Et au lieu de lutter contre, il faut parfois de laisser porter sans pour autant se laisser entrainer par ce qu'on voit.
Ça demande un jeu d'équilibriste parfait.
Dans son cas, elle n'a peut-être pas envie de voir que son ex était un monstre alors elle préfère se dire que c'est sa faute.
C'est dur de se dire que les hommes peuvent être des monstres, de
vrais monstres car se pose alors des questions simples et horribles : À qui faire confiance ? Qui me dit que l'homme avec qui je parle n'est pas un tortionnaire ? Etc.
Est-il alors plus simple de refuser cette réalité, où la défiance et le doute serait omniprésent, pour en préférer une au seul prix de sa culpabilité ?
La réponse dépend à quel point de l'assimilation du traumatisme on en est je dirai.