Citation: Je sais qu'il n'y a pas d'étude faite chez les hommes, mais chez les chiens ça provoque des cancers... |
Désolé Tracy, je t'aime bien, tu le sais, mais là, y'a qu'une remarque possible : LOL !
Environ un américain sur six subit une vasectomie durant sa vie, et y'a pas plus de cancers là-bas qu'en France. Ou en tout cas, il n'y en n'a pas plus chez les opérés que chez les autres. Des études de faites sur la vasectomie, il y en a là-bas. Le fait est qu'en Europe, on a souvent eu une sale image de cette opération, et je rappelle que jusqu'en 2001 (il y a à peine treize ans) elle était strictement interdite en France car assimilée à une mutilation. Alors que la ligature des trompes elle était autorisée. WTF patriarcal sérieux >_> Y'a vraiment des jours où être un homme me donne envie de vomir ma condition, tellement elle sous-entend une violence faite au femme à tous les niveaux... bref, je divague.
Alors, une bonne fois pour toute, brisons quelques mythes de la vasectomie :
- CE N'EST PAS UNE CASTRATION. On ne fait que couper le chemin entre la zone de production des spermatozoïdes et la sortie. Ceux-ci sont ensuite éliminés naturellement par l'organisme.
- Elle sûre quasiment à 100% quand elle est bien réalisée (il existe des cas de recanalisation spontanée cependant).
- Elle est plus efficace que son équivalent féminin, plus facile à pratiquer, moins dangereuse, moins coûteuse, bref dans tous les domaines vasectomie >> stérilisation féminine
- Elle ne provoque pas de cancers particuliers.
- Elle est normalement irréversible (il existe une opération complexe de recanalisation, mais ça ne fonctionne que très peu, sans compter que l'organisme a le plus souvent pris l'habitude d'éliminer ses spermatozïdes).
- ELLE NE REND PAS IMPUISSANT ! (voir première ligne)
- Elle n'entame en rien le volume éjecté (les spermatozoïdes ne représentent qu'environ 3% du volume total)
- Quelques chiffres : presque 20% de nord-américains subissent une vasectomie (les Québécois ont la plus grande proportion), moins de 1% des opérés souffrent de complications, il s'écoule de quelques semaines à trois mois après l'opération pour êtres certain de la stérilité (contrôlée à l'aide spermogramme).
- Cette solution constitue un excellent moyen de décharger sa compagne des responsabilités de la contraception une fois la famille établie. La plupart des opérés ont fait ce choix après avoir eu des enfants, en accord avec leur compagne et leur "planning familial".
- En France, il y a un délai de réflexion légal de 4 mois entre le premier rendez-vous chez l'urologue et celui où le consentement écrit est donné et signé. La loi française autorise n'importe quel personne majeure et responsable à demander cette opération.
- Malheureusement, tout comme la pose de stérilet chez les nullipares, il est parfois difficile de trouver un praticien qui accepte de réaliser l'opération chez des personnes jeunes et/ou n’ayant pas d'enfants. Vous remarquerez l'hypocrisie de la situation. En effet, se faire stériliser ou avoir des enfants, dans les deux cas c'est irréversible...
Alors, certes mon cas est un peu atypique, vu qu'il s'agit d'un désir de non-enfant (et non pas d'un non-désir d'enfant, l'ordre des mots est important), mais je n'en veux pas pour des raisons bien établies et non pas par caprice.
Une plaquette du gouvernement français sur la stérilisation (masculine et féminine) :
[Lien externe]