C'est vrai que la France est l'un des pays où il y a le plus de matières. En Angleterre, pour l'équivalent du bac, les jeunes Anglais n'étudient que trois ou quatre disciplines qu'ils choisissent eux-mêmes. En Norvège, au lycée, les étudiants composent eux-mêmes leur emploi du temps(et il y a des cours comme saxophone...):résultat, des taux de réussite excellents.
En France, le fameux baccalauréat(qui, rappelons-le, date de Napoléon!) a été considérablement dévalorisé, soi-disant pour être à la portée du plus grand nombre. Mais à quoi cela sert-il d'avoir un bac sans mention, obtenu faute d'avoir choisi d'autres filières considérées à tort comme "réservées aux mauvais élèves"(CAP...). J'ai vu un reportage sur une jeune fille, excellente élève, qui voulait devenir fleuriste et donc préparer un diplàme professionnel. Elle a eu énormément de problèmes pour accéder à cette voie car ses professeurs et le proviseur estimaient qu'elle était "trop bonne" pour faire ce métier. Pourquoi cette volonté implicite de diviser les métiers et les études selon leur durée et leur complexité? C'est une sorte de discrimination!
Je ne crois pas qu'il faille tout réformer, mais certaines matières me semblent un peu inutiles. Le sport, par exemple:oui, il faut prendre soin de son corps, mens sana in corpore sano. L'EPS doit donc être un moyen de se développer harmonieusement, et ce n'est pas en réalisant des services en volley ou en envoyant un disque à dix mètres que l'on se prépare à sa vie future. Il vaudrait mieux pratiquer des exercices d'assouplissement, d'endurance et de musculation, non notés.
Quant à ceux qui critiquent le français, je leur répondrais que jusqu'à la fin du collège, vous allez faire essentiellement de la grammaire, du vocabulaire, de l'orthographe, qui vous serviront tout au long de votre vie. Et si vous choisissez une seconde générale, c'est que vous vous plaisez dans cette voie et que vous avez envie d'approfondir vos connaissances générales. Dissertations, commentaires et autres devoirs permettent d'acquérir une argumentation efficace, d'améliorer sa réflexion personnelle et ainsi de développer son esprit.
C'est pareil en maths(même si je déteste cette matière, je bosse!), en SVT, en langues...Et quand on ne sait pas exactement quel métier l'on veut exercer plus tard, autant engranger le maximum de connaissances variées pour être capable de faire face à toutes les échéances. Le système éducatif français est riche et (trop?) complet, profitons-en et arrêtons l'orientation forcée qui crée une ambiance négative et instaure des relations prof-élève électriques. L'école est une chance, toutes voies comprises, il ne s'agit pas de faire un cursus général pour imiter le copain ou obéir aux parents qui mettent la pression. Le choix, c'est nous qui le faisons, donc c'est à nous-mêmes que nous devons nous en prendre.