Je dirais "il faut battre le fer tant qu'il est encore chaud" : j'ai à peu près le même problème dans mon association : on voudrait se débarrasser d'une salle inutilisée depuis plus de 5 ans ça nous prendrait des jours pour le faire (trier le matériel, le revendre si possible, déménager les appareils, ...), mais il serait plus judicieux de faire ça après les problèmes actuels : la communication (deadline d'ici une semaine), la réorganisation du bureau (procès verbaux à faire), l'organisation des soirées (dispatcher les organisateurs de façon claire et choisir quoi faire pour la soirée ...), j'en passe.
Cet exemple, sans doute inapproprié, me semble convenir pour la situation que tu décris : certes, il y a des problèmes graves à résoudre, mais il y a des priorités qu'on ne peut pas laisser passer. Une solution trop radicale peut être imprévisible, mais une adaptation au fur et à mesure est plus sûr, bien que sans doute moins ambitieuse.
C'est pour ça que, perso, je remettrais les recherches de solutions pour les soucis "historiques" après les celles pour les situations sociales géopolitiques plus actuelles.
Ça me fait penser que je-ne-sais-plus-qui a dit que les Français s'intéressaient beaucoup plus à l'avenir de leur pays qu'on ne le penserait : si éviter les problèmes actuels au profit de problèmes plus anciens ne leur conviendrait effectivement pas, je pense qu'il serait plus judicieux d'ouvrir un débat sérieux sur la situation actuelle, et comment l'améliorer éventuellement avec des outils rapides et efficaces.
Pour prendre un autre exemple farfelu et qui me concerne directement, je préfèrerais encore essayer une kinésithérapie adaptée pour un syndrome de Sheuermann avant de tester une greffe de la colonne vertébrale.
Les problèmes que tu cites sont graves, certes, mais leur résolution n'est peut-être pas plus importante que la crise identitaire actuelle en France, par exemple.


