T'as pas regardé la vidéo avec les tiques sur les peaux de lapins.
Les méthodes alternatives c'est comme dans tous les autres domaines : quand tu peux te le permettre tu le fais, mais croire qu'on peut généraliser c'est naïf et "bobo".
Nyandy a écrit : aussi, demander à des philosophes de traiter un sujet comme ça) |
Je me suis fait la même réflexion au début mais à vrai dire ce n'est pas si étonnant.
Quand tu regardes bien, la plupart des progrès "humanistes" comme l'abolition de l'esclavage, l'égalité homme/femme, les droits des animaux, etc. Ça commence souvent avec des "penseurs" et des intellectuels au sens large : ceux dont la sensibilité est accrue et dont le regard sur l'histoire et le monde est le plus large.
Le scientifique dur (sous-entendu physicien, mathématicien, biologiste) a pour rôle de résoudre des problèmes concrets et terre à terre, par exemple éradiquer les maladies, alors même s'il a des états d'âme peu d'entre eux vont se lancer dans la recherche d'un outils de travail que épargnerait des animaux puisque l'expérimentation animale est efficace. Là c'est un problème purement moral et éthique, or si les scientifiques se posent des problèmes éthiques ils ont souvent du mal à les résoudre seuls, sans l'aide de sociologues, de philosophes ou d'historiens.
EDIT : là où Nyandy fait bien d'insister c'est sur le fait que l'expérimentation animale n'implique pas obligatoirement une souffrance. Or le problème c'est la souffrance animale, pas le fait qu'on ait besoin de cobaye pour la Science.
Et puis il y a souffrance et souffrance, définir un seuil de "supportabilité" serait un début (ça doit déjà exister peut-être bien).