Tracy, mon ordi est trop lent, j'arrive pas à ouvrir ton lien.
En tout cas ça me rappelle des cours de psycho de l'année dernière, en psychologie de l'environnement. On y avait étudié l'influence des conditions de l'environnement sur ton humeur et tes actions. Dans l'exemple des agressions, on avait vu que dans les lieux de transports en commun, il était (presque) logique que personne ne vienne en aide à la victime à cause de tous les facteurs du lieu : surpopulation, lumière dégueulasse (et qui donne la migraine), nuisances sonores énormes, température plus élevée, idem pour l'humidité, etc. Chacune de ces conditions augmente le stress, la mauvaise humeur, l'irritabilité et l'inconfortabilité (oui j'ai inventé un mot très moche ^^). Du coup l'individu se replie sur lui-même et ignore tout ce qui se passe autour de lui.
Il y a les effets de groupe qui entrent aussi en compte. La prof avait sorti un exemple très con : elle nous avait dit que si on devait avoir un malaise dans la rue, il valait mieux espérer que ce soit dans un endroit pas bondé parce que sinon personne ne viendrait en aide. Quand il y a peu de gens autour de lui, l'individu doit choisir tout seul ce qu'il doit faire, et va donc plus facilement aider la personne. Mais dans un endroit où il y a beaucoup de monde, l'individu va d'abord regarder autour de lui pour voir ce que font les autres. Et si personne ne fait le premier pas pour aider la personne, l'individu osera beaucoup moins de le faire, parce que ce serait sortir du groupe. Du coup les gens se contentent de se regarder comme des cons et le temps que l'un d'eux agisse enfin il est trop tard.
Une expérience dont je ne connais plus les auteurs avaient démontré ce phénomène en laboratoire : ils avaient mis le participant dans une salle d'attente en lui faisant croire que l'expérience ne serait prête que dans quelques minutes. Puis, après que l'expérimentateur ait quitté la pièce, ils font sortir de la fumée sous une autre porte fermée. Il y a deux conditions : soit le sujet est tout seul, soit il est avec d'autres sujets (des compères au courant du véritable but de l'expérience). Quand le sujet est tout seul dans la pièce il sort directement pour prévenir quelqu'un. Mais quand il y a les compères, il les regarde d'abord. Comme les compères ont pour consigne de faire comme si tout allait bien et donc de ne pas réagir, le sujet reste dans la salle, alors même qu'il y a un possible risque d'incendie. Et plus il y a de compères dans la salle, moins il ose intervenir.
Evidemment ça ne justifie pas de ne pas venir en aide à autrui mais ça montre qu'intervenir dans une agression en pleine rue bondée n'est pas non plus évident et automatique, loin de là.