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Undesired Angel Chapitre 7 sur 60

Undesired Angel · Izual

Chapitre 7

Ou l’on apprend le passé de Yann (partie 1)

5 min de lecture · 1 247 mots · publié le 4 août 2006

Yann : Tu habites ou ?
Sakuya : Là-haut. On y est bientôt.
Yann : D’accord.

Une fois arrivée a l’étage ou Sakuya habitait, celle-ci sortit ses clés d’une de ses poches. Elle se dirigea rapidement vers sa porte, qu’elle ouvrit, tout en jetant des regards suspicieux a gauche et a droite.

Yann : Tu regardes après quoi ?
Sakuya : Le voisin s’est fait agresser y a deux semaines, donc je reste sur mes gardes.
Yann : T’as bien raison.
Sakuya : …Entre, et ne fais pas attention au bordel.

Yann entra, calmement, après un bref regard sur la pièce ou il était arrivé.

Yann : C’est bien décoré.
Sakuya : Ravie que ça te plaise. C’est le résultat de deux mois de pur labeur.
Yann : Ca se voit.
Sakuya : Assieds-toi dans le divan, je vais te chercher à boire. Tu veux quoi ?
Yann : Faudrait d’abord que je sache ce que tu as pour te demander quelque chose.
Sakuya : Alors… Coca, orangeade, grenadine, menthe et alcool.
Yann : Orangeade pour moi, alors.
Sakuya : J’arrive. Mets-toi a l’aise.

Sakuya se dirigea vers la cuisine, d’un pas léger. Yann la regarda, le sourire aux lèvres, puis déposa son sac avant d’aller s’asseoir dans le divan que Sakuya lui avait indiqué. Elle ne tarda pas a revenir, deux verres d’orangeade en main. Yann sourit.

Yann : Copieuse.
Sakuya : Eh, moi aussi j’aime bien !
Yann : Je sais, j’te taquine. Fais pas attention.

Sakuya sourit à son tour, avant de s’asseoir à côté de Yann.

Yann : Au fait, encore merci pour tantôt. Si tu n’avais pas intervenu, je me serais ramassé une belle décharge.
Sakuya : Je n’allais pas les laisser s’en prendre a toi, voyons.
Yann : C’est gentil… Mais pourquoi tu fais ça pour moi, alors qu’on se connaît a peine ?
Sakuya : Tu ne me connais peut-être pas, mais moi, je me souviens parfaitement de toi.
Yann : Ah bon ?
Sakuya : Tu te souviens de quand tu étais à l’école primaire ?
Yann : Un peu, pourquoi ?
Sakuya : Quand tu étais en cinquième, tu te souviens des trois chiens qui ont débarqué dans la cour, en plein temps de midi ?
Yann : Ouais… Ils s’en étaient pris a plusieurs élèves, et alors que les profs les avaient attrapé, l’un d’entre eux s’est échappé, et a chargé une élève.
Sakuya : Oui, et tu es arrivé au dernier moment, et, sans même te préoccuper de toi, tu as plaqué le chien au sol, avant de l’écraser de tout ton poids.
Yann : Oui…
Sakuya : En fait, cette fille…
Yann : Je peux t’avouer quelque chose ?
Sakuya : Oui, vas-y.
Yann : Je savais pas qui c’était, cette fille, mais depuis la rentrée, je pouvais pas m’empêcher de la regarder… Elle occupait toutes mes pensées, sans que je comprenne pourquoi… Et quand j’ai vu le chien courir vers elle, mon sang n’a fait qu’un tour.
Sakuya : Et pourquoi ?
Yann : Avec le recul, je dirais qu’il s’agit d’un premier amour… Mais après cet événement, chaque fois que je la regardais, elle détournait le regard, ou elle s’enfuyait… Et ça m’a rendu fort triste… Alors j’ai cessé petit a petit de l’observer… Et quand j’ai quitté l’école primaire pour rentrer dans la section secondaire de la même école, j’ai entendu dire qu’elle était partie a l’étranger…

Il soupira.

Yann : J’aurais aimé pouvoir lui parler… Pouvoir lui dire mes sentiments… Même si elle devait s’en ficher complètement, même après tout ce temps… Ca m’aurait soulagé…
Sakuya : Je comprends…

--- Souvenir de Sakuya ---

Prof : Et voilà, on a les trois !
Educateur : Les élèves sont blessés ?
Prof : Plus de peur que de mal, heureusement… Oups ! Y en a un qui s’est dégagé !

Le chien me fixait, et courait vers moi. J’étais pétrifiée de peur… Mais heureusement…

??? : Attention !

…Tu as sauté dessus. Je me souviens que le chien et toi avez roulé, toi le ceinturant fermement. D’ailleurs, ça t’avait valu quelques blessures, dont une a la main qui n’a pas cicatrisé pendant des semaines… Tu l’as tenu, résistant aux coups de pattes, aux coups de dents que le chien fou te donnait. Et tout ce que tu trouvais a faire, c’était me hurler de m’éloigner, le temps que tu le maîtrises… Le prof t’a finalement rejoint, alors que le chien s’essoufflait, et l’a repris, comme si de rien n’était. Moi, je pleurais a chaudes larmes, a la fois inquiète pour toi et soulagée de voir que le chien ne t’avait pas tué.

??? : Ouch… Eh… Pleure pas, Saku…

Tu t’étais relevé, tu étais venu près de moi, et tu m’avais serré contre toi, attendant que je me calme… Ca doit être a ce moment-la que je suis tombée amoureuse, a mon tour. Toi, qui, malgré tes blessures, n’avait pas hésité a me prendre dans tes bras pour me réconforter… Toi qui avais la délicatesse et la gentillesse de penser aux autres avant toi…

Je me souviens t’avoir entendu me dire doucement « je t’aime » entre deux de mes sanglots.

Mes larmes ont finalement cessé de couler dans tes bras. Je me suis accroché à ton bras et je ne t’ai pas lâché de la journée…

Le lendemain, je n’ai pas osé te reparler.

Je t’observais, mais quand je voyais que tu me regardais aussi, je détournais le regard, troublée. Et finalement, j’ai changé d’école pour t’éviter… Mais tu me manquais trop, et je suis revenue.

Yann : Sakuya ?
Sakuya : Oui ?
Yann : Non, rien, c’est juste que tu avais l’air dans la lune.
Sakuya : Ah bon… Ce n’est pas grave, je me rappelais mon enfance…
Yann : Ah bon ?
Sakuya : Oui… Parce que j’ai passé mon enfance à regarder un garçon que j’aimais… J’en étais tombée amoureuse depuis le début du second trimestre de ma quatrième année, et un jour ou il m’a vue en train de pleurer, il m’a réconforté… Il m’avait dit qu’il m’aimait a ce moment, et j’ai passé le reste de la journée près de lui… Le lendemain, je n’ai plus osé lui parler, pensant qu’il me rabrouerait, mais je n’ai jamais cessé de l’observer, ni de l’aimer.
Yann : Et lui ?
Sakuya : Il ne l’a jamais su.
Yann : Et si tu le retrouvais, tu ferais quoi ?
Sakuya : J’attendrais d’être prête, et puis je lui en parlerais.
Yann : Plus tu attends, et plus tu prends le risque de le perdre.
Sakuya : Je sais… Mais c’est si dur…
Yann : Si tu sais que ses sentiments étaient réciproques, et vu que tu es une très jolie fille, je doute qu’il puisse te repousser…

Réalisant le compliment qu’il venait de lui faire, Yann rougit, imité par Sakuya, ce qui est compréhensible, étant donné qu’elle venait de recevoir un compliment de celui qu’elle aime. Tous deux restèrent silencieux pendant quelques secondes, puis Yann se leva.

Yann (rouge) : Bon, j’ai rendez-vous avec Laurent chez moi, donc il vaut mieux que j’y aille.
Sakuya (rouge) : D’accord. Attends, je te raccompagne jusqu’à la porte.
Yann (rouge) : D’accord…

Elle le suivit donc jusqu’à la porte de chez elle, et, après un bref signe au revoir, elle referma la porte derrière lui, avant de s’asseoir contre.

Sakuya (pense) : Je n’ai pas cessé de t’observer, et je n’ai pas envie de m’arrêter.

Depuis ce jour, tu occupes toutes mes pensées, et il en sera toujours pareil. Et tu sais pourquoi ?

Parce que je t’aime, Yann.