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l’ombre du larcin Chapitre 5 sur 5

l’ombre du larcin · Evolia

Chapitre 5

la fuite

2 min de lecture · 420 mots · publié le 30 janvier 2007

Quand je me décidais à rentrer quelques heures plus tard et que j’arrivais aux abords de ma maison, je sus aussitôt que quelque chose n’allais pas. J’entendais des cris et le fait que plusieurs maisons soient illuminées était à cette heure-ci inhabituel, aussi avançais-je prudemment.
J’avais raison : il y avait plusieurs voitures de polices et mes parents étaient dehors se disputant violemment avec les policiers.
Mon petit frère et ma petite sœur se blottissaient l’un contre l’autre terrifiés.
J’entendis soudain un éclat de voix plus fort que les autres :
« Mais enfin, vous deviez bien avoir remarqué quelque chose, votre fille devait se payer des choses qu’elle n’aurait pas du pouvoir se payer, je ne sais pas moi !
- Puisqu’on vous dit qu’on ne savait rien ! Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Qu’on l’arrête et qu’on vous la donne ? Pour ça il faudrait déjà qu’on sache où elle est ! Vous croyez vraiment qu’elle nous à dit qu’elle partait voler des trucs chez les riches c’est ça ?
- Ecoutez, si vous ne nous la livrez pas, tous vos privilèges vont vous être retirés.
- Comme si on en avait des privilèges ! On travaille tout les 2 et on gagne à peine de quoi manger pour nos 3 enfants !
- Tant pis pour vous ! Votre refus de coopérer va vous coûter cher ! Plus d’aide sociale, plus d’école pour les gosses ! »
Déjà les policiers s’en allaient, ne laissant que une personne pour surveiller la maison.
Je ne comprenais pas ce qui se passait. J’avais déjà assisté à plusieurs arrestations, mais jamais avec autant de policier pour escorter le prisonnier.
Je passais par l’arrière de la maison en grimpant le mur qui délimitait le jardin puis grimpait par ma fenêtre. Une fois à l’intérieur, je pris mon sac et y mis quelque vêtements, ouvris ma cache et pris tout l’argent qu’y s’y trouvait pour le mettre dans le sac. Je me délestais du bébé pokémon encombrant quand j’entendis les pas légers de ma petite sœur. Je ne la regardais pas, ne voulant pas craquer devant son petit visage attendrissant et glissais evoli dans mon vieux sac à main.
« Tu es très méchante de faire pleurer maman tu sais ? »
Je plaquais un baiser sur le front de ma sœur qui me regarda étonnait. J’étais déjà dehors avec mes 2 sacs quand elle hurla aprés ma mére, et j’étais déjà loin quand ma mère accourut pour me voir fuir.