Tout d'abord, quelques aspects du pouvoir. en psychologie, on définit le pouvoir comme une capacité d'une personne à influencer d'autres, notamment pourqu'elles fassent des choses dans le sens que l'on décide.
On distingue 5 catégories de formes du pouvoir :
-Récompense : Le dominant force le dominé à faire des choses car il détient une chose qui a valeur de récompense pour le dominant. Il obéït dans l'espoir d'obtenir cette récompense. L'exemple typique est le bonbon qu'on donne aux enfants quand ils se conduisent "bien". Ce pouvoir est éphémère, car il n'a de valeur que tant que le dominé voit l'objet de récompense comme tel. Si l'enfant n'aime plus les bonbons à un moment donné, vous n'avez plus de pouvoir de récompense sur lui. Il demande d'être constamment remanié pour être éfficace. Il peut être physique (bonbon, argent, biens quelconques, etc.) ou moral (félicitation, considération, etc.).
-Coercition (ou punition) : Le dominé obéït car il craint de recevoir une punition. Exemple : la fessée pour les enfants. Ce pouvoir est également éphémère pour les mêmes raisons, il cesse d'exister dès que le dominé n'a plus peur de la punition. Il peut également être physique (coups etc.), ou moral (reproche, dénigrement, insultes, etc.)
Ces deux pouvoirs sont les plus élémentaires. Il ne fonctionnent pas pour faire entre le relation de pouvoir dans l'esprit du dominé, ce dernier a toujours le recours de rejeter ce qui prend forme de récompense ou de punition. Il n'a que des effets temporaires, et ne fait rien comprendre, rien intégrer. Il est utilisé dans des formes tyranniques, en particulier dans les dictatures. Mais il est toujours insuffisant, sauf pour les animaux. Viennent ensuite les formes évolués :
-Référence : Le dominé obéït car il croit qu'en le faisant, il fait une chose "bien" au yeux de quelqu'un qu'il a choisit comme référence (le dominant). Exemple : l'enfant qui prend les bonnes manière de sa mère, car il l'estime, en quelque sorte elle le force à le faire, sans avoir recours aux deux premiers pouvoirs. Ce pouvoir demande de la compréhension, de la mémoire, et de l'intelligence de la part du dominé. En fait il s'auto-commande en rapport à un modèle.
-Légitimité : Le dominé obéït car le dominant représnte une autorité supérieure, reconnue par la société. Exemple : le policier qui ordonne de faire qqch (du moment que ça reste dans ses fonctions). Ce pouvoir nécéssite que le dominé reconnaisse le statut du dominant, donc qu'il vive dans la même vision de la société. En effet, il existe des gens qui se fichent de ce que les policiers leur disent. Ce pouvoir est instauré, il ne s'acquiert pas par soi-même, c'est la société qui le donne.
-Compétence : Le dominé obéït car il juge que le dominant est plus compétent que lui dans le domaine où il se trouve. Exemple : relation élève/professeur. Ce pouvoir existe dans tous les aspects de la société. Mais il atteint ses limites quand le dominé a acquis tout le savoir du dominant, il y a alors égalité, et parfois inversion (l'élève a dépassé le maître).
Ces trois derniers pouvoir sont les plus présents dans les sociétés évoluées. Il sont vu comme étant moins contraignant, car il font en sorte que le dominé soit dans une sorte d'auto-régulation. En fait le dominé à l'impression (et c'est heureusement parfois vrai) que c'est pour son bien, pour lui-même qu'il obéït, et non pas pour l'autre (sauf dans le cas de la légitimité). Cependant, il peuvent se mélanger avec les formes basiques pour rappeler leur valeur (amende, dévoirs supplémentaire, etc.).
Voilà donc un aperçu. A votre avis quel sont les pouvoirs auquels nous sommes soumis dans la vie de tous les jours ? Lesquels sont les plus valables ? Les plus efficaces ? Comment faire pour réduire la sensation de domination, tout en la conservant ? Et toute autre question en rapport...!

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