Pokémon Conquest est l’une des plus belles surprises de la série. Né de la rencontre entre Pokémon et Nobunaga’s Ambition, la saga de stratégie de Koei Tecmo, ce jeu de tactique au tour par tour pour Nintendo DS est sorti au Japon le 17 mars 2012, puis en Europe le 27 juillet 2012… mais en anglais seulement, et jamais en France. Ceux qui l’ont importé ont découvert un jeu riche, accessible et très prenant.

La jaquette de Pokémon Conquest.

Unifier Ransei

Selon la légende, celui qui unifiera les 17 royaumes de Ransei rencontrera Arceus, le créateur de la région. Jeune seigneur du royaume d’Aurora, accompagné de son Évoli et de la mystérieuse Oichi, le héros doit conquérir les royaumes voisins avant que Nobunaga, allié à Zekrom, ne s’empare de la région. Le scénario, inspiré de l’époque Sengoku, est simple mais efficace, et ses dizaines de seigneurs de guerre ont chacun leur caractère.

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De la stratégie accessible

Les batailles se jouent sur des terrains quadrillés, à six Pokémon par camp. Chacun n’a qu’une attaque, avec sa portée, et la table des types de la série principale s’applique. Chaque terrain a ses pièges et ses objectifs : drapeaux à prendre, barrages à ouvrir, lac gelé, rochers qui dévalent. C’est lisible, rapide, et la difficulté monte doucement : un excellent premier jeu de tactique.

Le lien, au cœur du jeu

Pas de niveaux ici : chaque seigneur de guerre forme un lien avec un Pokémon, qui progresse au fil des combats et fait évoluer le Pokémon. La force de ce lien dépend des affinités de types entre le seigneur et le Pokémon, et chaque seigneur a quelques Pokémon « parfaits », avec qui il atteint 100 %. Recruter les meilleurs seigneurs et leur trouver le bon partenaire devient vite passionnant. Voir bien débuter.

Un après-jeu immense

Une fois Nobunaga vaincu, une trentaine d’épisodes racontent l’histoire des autres seigneurs, chacun avec son objectif, et permettent d’obtenir les légendaires : Mewtwo, Groudon, Dialga, Rayquaza… Il faut des dizaines d’heures pour tout voir. Voir les épisodes.

Les limites

Le jeu compte 200 Pokémon seulement, et les épisodes répètent un peu la même formule. Surtout, l’absence de version française a privé beaucoup de joueurs d’un des meilleurs spin-off de la série. Aucune suite n’a vu le jour, même si Koei Tecmo l’a évoquée en 2013.

16/20

Notre verdict

Un des meilleurs spin-off de Pokémon : un jeu de tactique accessible, riche et addictif, qu’il est dommage de n’avoir jamais vu traduit en français.

On aime

  • Une stratégie accessible et profonde
  • Le système de lien entre seigneurs et Pokémon
  • Des terrains variés aux mécaniques originales
  • Un après-jeu de plusieurs dizaines d’heures

On aime moins

  • Jamais sorti en français
  • Seulement 200 Pokémon
  • Des épisodes un peu répétitifs